Nantes : communiqué de l’AG étudiante suite au 67 heures d’occupation
Depuis le mercredi 07 octobre, l’un des bâtiments de Nantes Université était occupé par des étudiant.es et militant.es, accompagné.es par de nombreuses personnes venues les soutenir. Dans ce communiqué, nous souhaitons répondre à la présidence, et aux médias et nous adresser au plus grand nombre pour rétablir la vérité sur les événements récents survenus à Nantes Université. Tout d’abord, nous voudrions rappeler les raisons qui nous ont poussé.es à rejoindre la révolte lycéenne et à décider de l’occupation de Censive. Cette décision répondait à un besoin d’avoir des locaux ouverts à toutes et tous, notamment pour accueillir les lycéen.nes révolté.es dont les lycées étaient fermés et qui étaient sous le coup d’un arrêté préfectoral d’interdiction d’approcher leur établissement. La présidence entravant systématiquement l’organisation au sein du campus, nous avons décidé l’occupation ensemble au cours d’une Assemblée Générale réunissant plus de 2000 personnes. L’université est censée être le berceau premier du vivre ensemble, de la pensée libre et de l’élévation culturelle et devrait être un lieu propice à l’organisation collective. Aujourd’hui, il n’en est rien. L’actuelle présidence de Nantes Université, qui prône pourtant une « université libre et ouverte » à qui veut bien l’entendre, exerce en réalité au sein de Nantes Université le pouvoir le plus répressif de son histoire. Nous parlons ici, entre autres, du durcissement du règlement intérieur, des interdictions de tenues d’Assemblées Générales, du fichage des étudiant.e.s mobilisé.e.s, du contrôle…









