proposition de loi le 26 mai 2020. Son but : interdire pénalement la diffusion de l’image de policiers et gendarmes et rendre notre application illégale.

Aussi, je m’interroge. Pourquoi sommes-nous exclus des espaces où se décident ces mobilisations ? Pourquoi la lutte pour les libertés à laquelle je souscris complètement s’est-elle imposée sur la lutte contre les violences racistes qui visaient d’abord les quartiers populaires ? Pourquoi UNPA doit-il se battre pour prendre la parole, comme ce fût le cas devant l’Assemblée nationale ou samedi lors des prises de parole ? Pourquoi Franco Lollia de la Brigade Anti Négrophobie (BAN), militant chevronné qui n’a attendu ni les Gilets Jaunes ni la Loi de sécurité globale pour combattre les violences policières, a-t-il été empêché de s’exprimer ? Pourquoi cette gêne et tous ces regards fuyants ? Autant de questions qui méritent des réponses claires même si une hypothèse fait son chemin : peut-être subissons-nous le sort de tout collectif des quartiers qui ne fait allégeance ni aux forces politiques de gauche ni aux syndicats ?

Amal Bentounsi

https://www.ujfp.org/spip.php?article8218