Le groupe Stourm ar Brezhoneg (« combat pour la langue bretonne », qui exige
un statut officiel pour la langue bretonne dans la vie publique) a revendiqué
avoir subtilisé les panneaux d’entrée de la commune de Solesmes, où François
Fillon est conseiller municipal, dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010.

Dans une lettre envoyée à différents médias le groupe exige du gouvernement
français qu’il tienne ses promesses en inscrivant et votant les projets de loi en
faveur des langues dites régionales, dont le breton. Les panneaux seront alors,
selon ce communiqué, restitués à la municipalité de Solesmes…

Depuis le début du mois de janvier, plusieurs médias en langue bretonne ayant
reçu le communiqué de Stourm ar Brezhoneg ont reçu la visite des services de
police envoyés par le procureur de la République. Ces derniers ont procédé à
des relevés d’empreintes digitales de dizaines de travailleurs pendant leur
temps et sur leur lieu de travail. Tout d’abord à France Bleu Breizh Izel à
Quimper, puis à Laz dans les locaux du journal Ya! et enfin au pôle langue
bretonne Skol an Emsav à Rennes qui abrite aussi les locaux du journal Bremañ.
Deux salariés de Skol an Emsav ont refusé de s’y soumettre.

Ces pratiques relèvent de la pure aberration sécuritaire : les salarié-e-s de ces
médias et associations ne sont en aucun cas responsables des communiqués de
presse qu’ils reçoivent ! Nous apportons notre soutien à tous ces travailleurs, et
notamment aux deux personnes qui ont refusé de se soumettre aux relevés
d’empreintes.

Nous dénonçons fermement de telles méthodes qui, sous prétexte d’enquête,
n’ont comme but que le fichage de salariés qui n’ont commis aucun délit… à part
peut-être celui de travailler en langue bretonne.

Aujourd’hui les relevés d’empreintes digitales, demain les relevés d’ADN ?

Contre la criminalisation des salarié-e-s
Contre la politique de fichage généralisé

devant le commissariat central de Brest, rue Colbert

Rassemblement

vendredi 28 janvier à 18h

SLB Skol-Veur Brest
slbskolveurbrest@gmail.com