Rassemblement contre l'apartheid et pour le soutien à la Palestine

Mis a jour : le dimanche 14 avril 2019 à 20:37

Mot-clefs: Racisme Répression Resistances antifascisme
Lieux: paris

Tout comme les Palestiniens, nous n’attendions rien des élections israéliennes qui viennent de permettre à Netanyahou un cinquième mandat (il bat Bouteflika...).

Comme l’a très bien écrit le journaliste israélien Gideon Levy dans Haaretz ce week-end, le choix se situait pour les électeurs entre voter apartheid ou … apartheid  et ils voté, à une écrasante majorité, pour l'apartheid et la continuation de l’occupation.

Que le gouvernement qui va être formé s’affiche encore plus à l’extrême-droite, n’est pas fait pour choquer Macron, ni nos commentateurs avisés des médias aux ordres.

Mais après les annonces foulant allègrement aux pieds le droit international, sur "Jérusalem capitale d’Israël", puis l’annexion du Golan syrien, Netanyahou annonce maintenant qu’il va procéder à l’annexion de tout ou partie de la Cisjordanie !

Peut-on rester sans réagir, comme le font nos dirigeants ?

Peut-on par ailleurs ignorer les 150 prisonniers politiques palestiniens qui viennent de démarrer une grève de la faim (et qui refusent également de boire) ? Un mouvement qui risque fort de s’élargir et de se durcir, étant donné la répression à leur encontre, et la détérioration drastique de leurs conditions de détention, décidée par le gouvernement israélien, qui ne se contente pas de violer chaque jour la Convention de Genève, en emprisonnant ces résistants sur le territoire de l’occupant.

Toute cette jeunesse palestinienne a-t-elle fait autant de sacrifices, avec des centaines de morts, des milliers de blessés, depuis un an, malgré le choix courageux d’une résistance non armée, pour un tel résultat ?

Comme les jeunes juifs américains qui se révoltent actuellement contre la politique israélienne, et qui manifestent de manière spectaculaire

Montrons que nous ne sommes pas anesthésiés, mais solidaires des occupés contre les occupants fascistes.

RASSEMBLEMENT CE DIMANCHE 14 AVRIL À PARIS !
SOYONS NOMBREUX À MANIFESTER NOTRE INDIGNATION
ET À SOUTENIR L’APPEL PALESTINIEN AU BOYCOTT DE L’OCCUPANT !

RV : DE 15 H À 18 H À LA FONTAINE DES INNOCENTS À PARIS
MÉTRO-RER : CHÂTELET-LES HALLES

Commentaire(s)

> L'article de Gideon Levy

L’élection de mardi entraînera à coup sûr un résultat : une centaine de membres de la prochaine Knesset seront des partisans de l’apartheid. Ce fait est sans précédent dans les États démocratiques. Cent législateurs sur 120, une majorité archi-absolue qui soutient la continuation de la situation actuelle, à savoir l’apartheid.

Avec une majorité pareille, il sera possible pour la prochaine Knesset de déclarer officiellement Israël comme État d’apartheid. Face à un tel soutien à l’apartheid et compte tenu du caractère durable de l’occupation, aucune propagande ne pourra réfuter cette vérité toute simple : presque tous les Israéliens souhaitent que l’apartheid continue. Leur culot – ce qu’on appelle chutzpah en yiddish – atteignant des sommets, ils qualifient cela de démocratie, alors même que plus de 4 millions de personnes qui vivent près d’eux et sous leur domination n’ont pas le droit de voter pour cette élection.

Bien sûr, personne n’en parle, mais sous aucun autre régime dans le monde on ne peut voir deux localités limitrophes dont l’une, appelée colonie cisjordanienne, abrite des habitants dotés du droit de vote alors que leurs voisins, habitants d’un village palestinien, ne peuvent exercer ce droit. On a là l’apartheid dans toute sa splendeur, et presque tous les citoyens juifs de ce pays souhaitent qu’il continue à exister.

Cent membres de la Knesset seront élus sur des listes dites de droite, de gauche ou centristes, mais ce qu’elles ont en commun l’emporte sur leurs différences : aucune n’a l’intention de mettre fin à l’occupation. La droite l’affirme avec fierté, alors que le centre-gauche a recours à des illusions futiles pour brouiller les cartes, lançant des propositions de « conférence régionale » ou de « séparation sécurisée ». La différence entre ces deux regroupements est négligeable. À l’unisson, droite et gauche chantent « dites oui à l’apartheid ».

Dans ces conditions, cette élection n’a guère d’importance ; elle est loin d’être cruciale. Dispensons-nous de toute hystérie ou déclarations pathétiques sur ses résultats. Ni la guerre civile ni même une scission ne sont en jeu. Le peuple est plus uni que jamais, et se prononce pour l’apartheid. Quels que soient les résultats de mardi, le pays de l’occupant restera le pays de l’occupant. Cela le définit mieux que toute autre question marginale, par exemple la campagne du parti Zehut pour légaliser la marijuana.

Il n’y a donc pas de raison pour que nous retenions notre souffle en attendant les résultats. L’élection est déjà perdue. Pour les Juifs de ce pays, elle donnera le ton, elle déterminera à quel degré de démocratie, de primauté de la loi, de corruption ils vont vivre, mais elle ne fera rien pour changer l’essence fondamentale d’Israël en tant que pays colonialiste.

L’extrême droite demande l’annexion de la Cisjordanie, ce qui doterait d’une permanence juridique une situation permanente depuis longtemps dans la pratique. Cette mesure présenterait un avantage attirant. Elle arracherait enfin du visage d’Israël le masque de la démocratie et finirait peut-être par susciter une opposition dans le pays et à l’étranger.

Mais aucune personne dotée d’une conscience ne peut voter pour la droite fasciste, qui compte dans ses rangs des partisans de l’expulsion des Palestiniens, de la construction d’un Troisième Temple sur le Mont du Temple, de la destruction des mosquées qui s’y trouvent, ou qui rêvent même d’extermination. Le parti Likud du Premier Ministre Benjamin Netanyahu, censé être plus modéré, souhaite simplement perpétuer la situation actuelle, c’est-à-dire l’apartheid non déclaré.

Le centre-gauche entend mettre en œuvre une supercherie, sans que ni Kahol Lavan ni le Parti travailliste ne disent un mot sur l’occupation, ou même sur la fin du blocus de la Bande de Gaza. Le parti de Benny Gantz formule des plans ambitieux en vue d’une conférence régionale, qui aurait un caractère historique et « approfondirait le processus de séparation avec les Palestiniens tout en maintenant sans compromis … la liberté d’action de l’armée israélienne en tout lieu ».

Il y avait longtemps qu’un document aussi honteux de blanchiment de l’occupation n’avait été publié. Et le Parti travailliste n’est pas à la traîne. La mesure la plus audacieuse de son catalogue est un référendum sur les camps de réfugiés avoisinant Jérusalem dans lequel voteraient les seuls électeurs israéliens, bien entendu.

Et tout cela s’ajoute à une série de déclarations banales sur les blocs de colonisation, Jérusalem, la vallée du Jourdain et l’interruption de la construction de colonies en dehors des blocs, c’est-à-dire que la construction de colonies continuerait à pleine puissance. Ce parti, fondateur vertueux de l’entreprise colonisatrice, parle de « chemins de la séparation ». Ce sont plutôt les chemins de la tromperie.

La paix ? Le retrait ? Le démantèlement des colonies ? La gauche sioniste en rit encore. Il ne reste pas grand monde, deux listes et demie, une frange : le Meretz et Hadash-Ta’al, qui soutiennent une solution à deux États — ce train défaillant qui a déjà quitté la gare — et puis Balad-Liste arabe unie, assez près de préconiser une solution à un État, la seule solution qui reste.

Votez pour l’apartheid.

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l’extrême droite israelienne sioniste contre l’extrême droite palestinienne islamiste ... Qu'iels s'entretuent tou-te-s !

Ceci n'est pas notre affaire

> Réponse aux idéologues de la symétrie bourreaus et victimes

Avec le premier anniversaire de la Grande Marche du Retour, quelques questions embarrassantes ont surgi. De semblables questions ont été posées en 2009, 2012 et 2014 ; en fait, il en va ainsi depuis 1948. Il devient encore plus embarrassant maintenant d’entendre les mêmes arguments brandis par certains d’entre nous qui ont internalisé leur soumission en répétant la hasbara israélienne qui nous tient pour responsables de notre propre mort à la barrière du camp de concentration de Gaza ! Des victimes faisant des reproches à des victimes de notre propre mort aux mains des snipers israéliens postés de l’autre côté de la barrière Est. Golda Meir qui, sans honte a dit qu’elle ne pardonnerait jamais aux Palestiniens le fait que les soldats israéliens les tuent, en aurait été ravie.

Pour le plaisir d’Israël, on nous dit, dans certains secteurs, que le Hamas est derrière la Grande Marche du Retour. Que le Hamas a incité des gens, qui se trouvent être ignorants et passifs, à manifester à la barrière pour une seule raison : accroître son pouvoir politique aux dépens des droits des Palestiniens. Oubliez que presque toutes les organisations politiques sont représentées dans le Haut Comité Directeur de la Marche, que la Grande Marche du Retour est elle-même une initiative de la société civile. Et oubliez que la majorité des manifestants, y compris l’auteur de ces lignes, ne sont pas des soutiens du Hamas, que la principale revendication de la Marche est l’application de la Résolution 194 de l’ONU qui spécifie le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens qui se trouvent constituer plus de 75% des Palestiniens de Gaza. Et oubliez que la marche est une forme non violente de résistance civile qui est partie intégrante de la tradition de la lutte palestinienne anticoloniale et qui n’est pas sans rappeler les combats contre l’apartheid sud africain et pour les droits civiques aux États Unis. Cela ne veut pas dire que le Hamas, qui est une organisation opportuniste de droite, n’essaie pas de confisquer ce qu’il considère comme le « butin » de la Grande Marche du Retour.

La résistance sous toutes ses formes, violentes et autres, est considérée par ces mêmes personnes comme « futile ». Typiquement, le camp palestinien défaitiste se fonde simplement sur le nombre de martyrs et d’handicapés pour condamner la Grande Marche du Retour. La question posée désormais par quelques intellectuels et forces politiques palestiniens, sur la base de la brutalité (in)attendue de l’armée israélienne, est : « cela en vaut-il la peine ? »

La Grande Marche du Retour, comme le mouvement BDS, a créé un bouleversement politique qui a non seulement mis fin à la fiction de la solution à deux États, et remis la libération plutôt que l’indépendance au programme. Elle a aussi contribué à, sinon accéléré, une nouvelle prise de conscience qui est de nature à établir un lien entre toutes les formes de résistance populaire et la fin de la solution fictive et raciste à deux États et donc, la nécessité d’une nouvelle conception politique fondée sur une rupture totale avec l’idéologie d’Oslo et sa logique défaitiste. […]

http://www.ujfp.org/spip.php?article7114

> La réélection de l'extrême droite israélienne dans le sang des Palestiniens !

En Direct de Gaza :

Un adolescent assassiné et 48 blessés dans la bande de Gaza-bilan provisoire- :

Ce vendredi 12 avril 2019 :

La réélection de l'extrême droite israélienne dans le sang des Palestiniens !

L’armée israélienne a assassiné ce vendredi 12 avril 2019 un adolescent palestinien de 15 ans à Jabalya au nord de la bande de Gaza palestiniens, et en a blessé 48 autres -bilan provisoire- par des balles réelles.

Ces palestiniens manifestaient pacifiquement près des zones tampon de sécurités imposées par les forces de l’occupation israélienne sur les frontières de la bande de Gaza.

Et ça continue !

La réélection de l'extrême droite israélienne sur le sang des Palestiniens !

Jusqu'à quand ces massacres israéliens contre notre peuple ?

Plus de 9.000 palestiniens de toute la bande de Gaza se sont ressemblés en masse ce vendredi 12 avril 2019 pour la 54ème semaine de la grande « Marche du retour » sur les frontières-le vendredi de "La marche contre la normalisation avec l'état d'apartheid " - dans une initiative non-violente afin de montrer l’attachement des Palestiniens à leur terre, que le droit au retour est sacré pour tout le peuple palestinien, et pour exiger la levée du blocus israélien inhumain sur la bande de Gaza.

Les soldats israéliens qui se trouvaient sur les frontières ont ouvert le feu en tuant une personne et en blessant quarante-huit.

Vive la solidarité !

Gaza sous blocus résiste

Gaza la dignité persiste

Et Gaza l’espoir existe !

Gaza la courageuse défie l’occupation !

Gaza l’abandonnée vit !

Gaza la digne est plus que jamais déterminée !

Ici , notre terre et ici, notre Palestine !

La lutte continue !

La Palestine vivra !

La justice triomphera !

Et dire que nos dirigeants occidentaux, et en premier chef, le Président Trump, qualifient les résistants palestiniens de terroristes. Ce n’est pas de l’aveuglement c’est purement et simplement l’zxpression parfaite du colonialisme le plus sanguinaire.