LES ELECTIONS PASSENT LES PROBLEMES DEMEURENT
LA RUPTURE ENTRE DIRECTION ET SALARIES EST ENTAMEE
« Il ne convient pas aux membres du comité fédéral de s’asseoir à une table qu’ils rêvent de renverser »
Fernand Pelloutier.

Nous sommes le cœur de la Cie, ne pas confondre avec les CFU Managers, Sales Unit Managers, Sector Execs et autres VIP, qui accompagnés de leurs conjoints viennent gaspiller le fruit de nos efforts professionnels en quelques moments privilégiés de détente et de congratulations à Roland Garros, nous ne sommes ni courtisans, ni profiteurs, ni délateurs, nous sommes les IBM’ers, responsables, honnêtes, des hommes et des femmes de métier qui privilégions, en dépit de la répression et des process managériaux, l’amour de la profession au rendement bestial qui sacrifie les intérêts des clients à ceux d’une direction obsédée par le profit maximal.

Les licenciements sont toujours d’actualité.

Quant à la direction et à ses exécuteurs, Françoise Gri « remet en perspective le plan d’adaptation d’IBM France dans le contexte de la transformation globale de l’entreprise …. Défis économiques et concurrentiel, conditions de la stratégie de croissance, nouveau modèle d’organisation », sans euphémisme, elle nous entretient de la nécessité de dégraisser pour le bien de la Cie, elle délocalise pour la survie de la Cie, elle prépare notre exclusion pour son propre enrichissement.

La hausse perpétuelle du PIB consacre une progression continue des profits de notre Cie. Ce n’est donc pas sûrement pas un manque à gagner qui pousse nos patrons à délocaliser. Seule la fuite vers des marchés plus juteux motive la direction à s’implanter dans les pays de l’Est, à Bangalore ou en Chine et cela quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés.
Ce sont 800 licenciements sur IBM France
Et puis, il suffit d’un frémissement de la Bourse pour que 800 nouveaux emplois soient détruits, jusqu’à disparition complète de notre Cie, pourvu que montent les cours de l’action. Seule compte, l’image de marque, la direction condamnera toute vérité au profit du sacro-saint Logo, celui qui envahit aujourd’hui chaque recoin de Roland-Garros.

Savez-vous combien d’IBM’ers, les plans sociaux passés, ont conduit à la rue, savez-vous combien d’entre nous iront les rejoindre dans leur total abandon ? Vous comptez ne pas faire partie de prochaines charrettes, vous pourrez rebondir ?Voulez vous vraiment partir ?

Alors que le Titanic coulait, l’orchestre continuait à jouer !

A Metaleurop, à Celatex, à Michelin, Danone, Marks & Spencer, Air Liberté, Moulinex… les salariés imaginaient que le chômage ne les concernait pas, ils devaient s’en sortir.

Le droit de travailler et de vivre dignement ne se mendie pas, il se prend. Pour réaliser le possible, il faut commencer par ne pas le rendre impossible. Pensez-y lorsque vous serez seul face à votre management qui vous indiquera avec sa violence habituelle la porte de sortie, un syndicaliste signataire des accords alors vous tiendra la porte.

Le possible, ce n’est pas la résignation, l’individualisme, l’isolement, c’est l’insoumission, l’action, la solidarité des IBM’ers fiers de leur talent, discrets mais efficaces quant à leur savoir faire, puis appréciés des clients pour leur notoire moralité.

Il est temps d’en finir avec la surcharge de travail pour les uns et l’angoisse du chômage pour les autres, avec la terrible promesse de nos prochains licenciements boursiers programmés par une direction criminelle.

Frappons là où ça fait mal, là où il semble que nous soyons tous de simples valeurs d’ajustement dans un bilan, là où il semble que nous soyons des coûts…. Soyons de simples coûts et portons un coup aux coûts, refusons nos licenciements !

Voter, parfois même passivement de son poste de travail ne suffit pas, agissons par nous même et pour nous !!!

ZERO LICENCIEMENT ZERO DEPART

Cœurs d’Ibm’er CICP 21 ter rue voltaire 75011 Paris
coeurdibmer@yahoo.fr (n’envoyez pas de message de votre poste de travail).
rejoignons nous ensemble sur http://www.geocities.com/coeurdibmer (ne consulter pas de votre poste de travail).