Une cinquantaine d’exilé.e.s vivent dans ce squat depuis l’été 2014, c’est-à-dire depuis l’expulsion du squat de la rue des Stocks.

Un accord existait entre la préfecture, la mairie, l’évêché et les habitants du quartier depuis l’été 2015. Or aujourd’hui, cet accord n’est qu’un lointain souvenir et s’est révèlé être un marché de dupes. En effet, la préfecture n’a à ce jour proposer aucune alternative à ce squat afin de reloger ses habitants. Aucune solution n’est envisagée, seule l’expulsion semble être à l’ordre du jour : tout le monde doit quitter les lieux quand la prefecture l’aura décidé (probablement fin mars, à la fin de la trève hivernale).

Le 16 mars, l’aide alimentaire fournie par le Secours Catholique a été interromptu.

Un soutien des habitants du squat de Doulon est indispensable pour lutter contre l’expulsion !

Il y a des places vides à ce jour dans les différents centres d’hébergement, places qui restent réservés aux potentiels futurs arrivants et exilés sur Nantes. Mais depuis des années, les exilés déjà là ne sont pas reloger, ni pris en charge. Le logement est un droit. La mise à la rue n’est pas une solution.

Avec cette marche et ce repas prix libre, nous montrons que nous sommes nombreux et nombreuses à les soutenir, que nous exigeons l’appliction des droits dont doivent bénéficier les exilé.e.s, les réfugié.e.s, les demandeur.ses d’asile.

Cette marche est une première mobilisation, il faut être nombreux.ses aux prochains rendez-vous pour montrer notre opposition à cette politique du laisser-faire et de l’exclusion de plus en plus systématique des exilé.e.s sur notre sol.

MONTRONS NOUS SOLIDAIRES.