La Bulgarie livre un révolutionnaire à la Turquie !

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Dans la nuit du 25 septembre 2003, la police bulgare a arrêté un révolutionnaire turc dénommé KEMAL ALEV, dans la ville de Silistre.

En trois jours, à l'insu de sa famille, de ses proches, de ses avocats, de la presse et de l'opinion publique, il a été livré à la contre-guérilla de Turquie de manière tout-à-fait illégale.
DHKC-Représentation balkanique :

LA BULGARIE A LIVRE UN REVOLUTIONNAIRE AU POUVOIR FASCISTE DE TURQUIE!

Date : Le 7 octobre 2003
Communiqué n°6

Dans la nuit du 25 septembre 2003, la police bulgare a arrêté un révolutionnaire turc dénommé KEMAL ALEV, dans la ville de Silistre.

En trois jours, à l'insu de sa famille, de ses proches, de ses avocats, de la presse et de l'opinion publique, il a été livré à la contre-guérilla de Turquie de manière tout-à-fait illégale.

Pour peu que Kemal Alev ait pu informer ses amis de son arrestation, la police bulgare a démenti la nouvelle de sa mise en garde à vue. Pire, les amis de Kemal Alev qui se sont rendus au poste de police pour demander la relaxation de Kemal Alev ont eu pour réponse, « mêle-toi de tes oignons », « tiens-toi à carreaux, pense à ta demande d'asile », « tu veux te faire éjecter vers la Turquie ? ».

En toute évidence, la police bulgare collabore avec le fascisme en Turquie contre les révolutionnaires.

Par ailleurs, tout porte à croire que le complot ourdi contre Kemal Alev a été préparé il y a un an.

En effet, depuis un an, la police secrète bulgare cherchait à soudoyer plusieurs dizaines de ses amis, bulgares et turcs, en vue d'en faire des « agents ».

Cette même police a même fomenté certaines provocations contre lui en utilisant des Turcs réactionnaires influencés par la démagogie fasciste.

Durant une arrestation précédente, Kemal Alev avait été interrogé par des sbires de la contre-guérilla et de la MIT ('Organisation nationale de l'intelligence', service secret turc).

En outre, l'Etat bulgare a transmis des informations, notamment des photos, concernant Kemal Alev, à la même MIT.

Alors que la mafia turque impliquée dans le trafic de drogue, les jeux et la prostitution se pavane en Bulgarie, alors que la capitale Sofia, est utilisée comme un véritable terrain de chasse par les agents de l'ambassade de Turquie, alors que l'on ferme les yeux aux agissements des assassins comme les Loups Gris, ou les ex-chefs de la police comme Mehmet Agar et Necdet Menzir, la présence des révolutionnaires dérange et effraie.

Car la Bulgarie d'aujourd'hui nie son histoire de lutte contre l'impérialisme et le fascisme et tente de détruire toutes les valeurs et tous les acquis du peuple, parce qu'elle se met à genoux face à l'impérialisme pour gagner ses faveurs.

C'est pour cela que la Bulgarie actuelle ne veut pas de révolutionnaire sur son territoire. En extradant les révolutionnaires, l'Etat bulgare veut séduire l'impérialisme et l'oligarchie de Turquie.

La défense et le droit d'informer de KEMAL ALEV ont été bafoués. Son arrestation et son extradition sont illégales.

Ces pratiques sont contraires au respect des droits de l'homme.

La Bulgarie ferait mieux de se retourner et de réapprendre de sa propre histoire plutôt que de collaborer avec l'impérialisme et la contre-guérilla de Turquie.

Ce n'est pas à l'impérialisme et au fascisme en Turquie mais à son propre peuple et à l'amitié des peuples opprimés qu'elle doit faire confiance.

La Bulgarie n'a rien à gagner de l'hostilité envers les révolutionnaires.

Livrer les révolutionnaires à un pouvoir fasciste est une honte.

C'est une trahison envers sa propre histoire et son propre passé.


FRONT REVOLUTIONNAIRE DE LIBERATION DU PEUPLE - DHKC
REPRESENTATION BALKANIQUE

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