Appel de FURI pour participer à la manif contre la loi asile-immigration du 14 janvier, et en soit valable pour la manif du 21 janvier.

Le collectif FURI (Féministes Uni.es pour une Riposte Intersectionnelle) est en lutte contre la Loi Darmanin qui découle des politiques racistes, sexistes et coloniales de l’État.

Le macronisme entrave, enferme, expulse ou exploite et abandonne.

La loi Asile Immigration vise entre autres à :
– durcir la possibilité d’obtenir un titre de séjour
– systématiser et allonger les OQTF(Obligations de Quitter le Territoire Français) de 2 à 3 ans et les IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire français) de 2 ou 3 à 5 ans
– couper l’accès aux aides sociales à l’enfance aux jeunes majeur-es ayant une OQTF
–  réduire le temps octroyé aux personnes étrangères pour faire leur demande d’asile

Ces durcissements s’accompagnent évidemment de projets de construction de nouveaux CRA (Centre de Rétention Administrative, des prisons pour migrant-es où les conditions de vie sont inhumaines) et de l’inscription des personnes sous OQTF dans les fichiers des personnes recherchées.

La délivrance, le maintien et le renouvellementdu droit de séjour sont conditionnés au respect des “principes de la république”, qui ne cachent pas leur islamophobie et leur volonté d’exclure les musulmanes de tous les espaces, même des espaces de l’intime : école, soin, domicile. Cela vient parachever la Loi Séparatisme.

Le droit des étrangers est non seulement raciste, mais également sexiste et patriarcal.

Les femmes y sont invisibilisées, à la fois dans leur parcours migratoire et dans les discriminations qui leur sont spécifiques. Comme l’ensemble du droit français, il a été essentiellement pensé sans les femmes et personnes trans, ce qui implique de nombreux angles morts les affectant.

L’accès au travail pour les femmes migrantes est extrêmement difficile et les conditions det ravail délétères.

Les femmes migrantes sont très présentes dans le travail domestique : ménage, garde d’enfants, aide à domicile, hôtellerie. La dépendance à l’employeur (elles ne peuvent pas perdre leur travail puisqu’il conditionne l’obtention du titre de séjour), favorise largement la surexploitation. Évidemment ces métiers sont extrêmement mal payés, épuisants, elles doivent faire face au paternalisme, au racisme, aux violences sexistes et sexuelles, et au mépris de classe.

Nous rappelons qu’à Nantes, la perte de la subvention dédiée au droit d’Asile LGBTQIA+ de La DILCRAH (Délégation interministérielle à La utte contre le racisme, l’antisémitisme et lahaine anti-LGBT) intervient alors que de plus en plus de demandes d’asile de personnes LGBTQAIA+ sont accompagnées par le centre associatif Nosig. Alors que plus de 100 demandeur.se.s d’asile viennent frapper à la porte de NOSIG chaque année, et qu’iels représentent ainsi le principal public reçu, il aé té considéré par les pouvoirs publics que NOSIG ne pouvait prétendre à cette subvention car il ne s’agissait pas de la mission première de l’association.

Nous luttons aussi pour l’abandon du projet de construction de CRA, annoncé conjointementpar Johanna Rolland et Darmanin, justifié par l’amalgame entre insécurité et immigration après l’instrumentalisation du viol subi par une Nantaise. L’insécurité n’est pas la conséquence de l’immigration.

L’insécurité, Darmanin l’incarne.

Sa politique, aussi raciste et sexiste que lui, a déjà violement affecté les Mahorais.es et Comorien.nes à Mayotte, lors de l’opération Wuambushu lancée en avril 2023, conduisant à de nombreux enfermements en CRA et à des expulsions massives, ainsi qu’à la stérilisation contrainte de nombreuses femmes, en leur attribuant la culpabilité de toutes les pauvretés.

Nos luttes féministes, si elles ne sont pas antiracistes et anticapitalistes, ne feront que renforcer un système inégalitaire et raciste, répressif et violent.

C’est pourquoi nous, militant.es du collectif FURI, nous joignons à l’appel à mobilisation de dimanche 14 janvier, 14h au miroir d’eau, pour exiger le retrait de La loi asile-immigration.