Samedi 6 mai : Discussion avec Houria Bouteldja déplacée à la Maison de la Grève

Mis a jour : le jeudi 4 mai 2017 à 13:04

Mot-clefs: Racisme / quartiers populaires immigration sans-papieres frontieres
Lieux: Rennes

Suite à l'annulation de la réservation d'une salle auprès de la Maison des associations de Rennes (sur ordre de la Mairie), la Maison de la Grève s'est proposée d'accueillir l'évènement organisé le 6 mai par le Collectif Racisé et Décolonial, l'Union Juive Française pour la Paix et le collectif "Vérité et Justice pour Babacar". Nous les en remercions.

Le samedi 6 mai, c'est donc la Maison de la Grève (37 rue Legraverend, métro Anatole France) qui accueillera à partir de 14h la discussion organisée par nos trois collectifs en présence d'Houria Bouteldja. Nous republions ci-dessous notre communiqué à propos de cet évènement.

Alors que nous sommes dans un entre deux tour électoral avec pour choix deux candidats blancs et aisés qui militent pour la continuité de la précarisation et de la répression des quartiers populaires, pour le maintien des colonies françaises (outre-mer) et des lois islamophobes.


Notons qu'aucun de ces candidats ne parle sérieusement des questions raciales, coloniales et impérialistes alors que ce sont les piliers de la puissance française sauf pour les évoquer en terme d'insécurité, de terrorisme, d'identité nationale et de répression...

?La question antiraciste est plus que jamais d'actualité. Les candidat.e.s s'apprêtent à renforcer l'armement de la police et son impunité judiciaire malgré le nombre de meurtres et de violences policières à l'encontre des noir.e.s, des arabes, des Rroms, des migrant.e.s auxquelles nous avons assisté ces dernières années. Alors que ces mêmes noir.e.s, arabes, Rroms et migrant.e.s sont, dans la majorité, soit au chômage, soit occupent les travails les plus précaires de la société.

?La question décoloniale, elle aussi, alors que la Guyane est entrée en révolte dans la continuité du mouvement populaire Guadeloupéen en 2009, les conditions de vie, l'impérialisme français, le pouvoir économique toujours entre les mains des descendants d'esclavagistes (les békés blancs) montrent bien le maintien d'un rapport colonial

?La question impérialiste, enfin, car ces fonctionnements racistes et coloniaux s'expriment dans la politique étrangère menée par la république française et ses entreprises capitalistes. Les plus grosses entreprises française tirant une partie énorme de leur chiffres d'affaire en Afrique (Bolloré, Areva...) et les expéditions militaires permettant d'assurer le contrôle de territoires non-occidentaux riches en ressources (pétroles, mineraies...).

Le vendredi 5 mai, à Rennes 2 (18 heures, Amphi B1), aura lieu une discussion avec Houria Bouteldja, à propos de son livre "Les Blancs, les Juifs et nous : Vers une politique de l'amour révolutionnaire", publié aux éditions "La Fabrique" en 2016. Membre du Parti des Indigènes de la République, elle décrit dans son livre la nécessité de s'allier face à un pouvoir qui s'attaque aux classes populaires blanches et aux populations non-blanches dans leur ensemble. Elle y dénonces les inégalités raciales pour mieux les détruire et pouvoir aboutir à une proposition politique commune qu'elle nomme "amour révolutionaire".

Le samedi 6 mai, c'est une discussion sur les liens et les alliances possibles entre les militant.e.s décoloniaux et antiracistes politiques et la gauche blanche anticapitaliste.

Nous invitons les militant.e.s, individu.e.s, partis, syndicats, collectifs luttant pour l'émancipation sociale à se joindre à nous pour ces discussions dont un des objectifs pourrait être l'organisation d'un front commun de lutte antiraciste et révolutionnaire.

 

Commentaire(s)

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Sans prendre part, le bouquin "des amis de juliette et du printemps" - comme le bouquin "à nos clients" parle des rapprochements "appelistes" - "P.I.R"

> où ça?

Où est-ce que le bouquin "à nos clients" parle des rapprochements "appelistes" - "P.I.R" ?
Faut arrêter de mythonner

> Pouah

Franchement, les "antiracialistes" qui ne comprennent quedalle à l'antiracisme, très peu pour moi. Mais là, se plaindre qu'au second tour des présidentielles il y a "pour choix deux candidats blancs et aisés", c'est vraiment du foutage de gueule. Ces candidat-e-s sont surtout pour l'une et l'autre la reine des racistes et le roi des capitalistes. Quels que soient leur genre, l'épaisseur de leur porte-monnaie ou leur couleur de peau. Vous auriez voulu quoi ? Un Obama à la française ? Ça aurait changé quoi ? Aux States ça a changé que dalle, les flics ont continué de tuer des Noir-e-s et des latinxs, le racisme structurel a continué d'exister sur tous les plans. Pareil pour l'exploitation capitaliste. Ou vous auriez voulu une candidate pauvre, noire, lesbienne et handicapée ? Ça aurait fait une bonne candidate ? Sérieusement, c'est affligeant de passer tant de temps à rabâcher des discours abstentionnistes argumentés, expliquant dans le détail en quoi la démocratie représentative et parlementaire et l'instauration d'un-e président-e ne peuvent que participer à légitimer l'État et perpétuer son pouvoir. Pouvoir qui créé et/ou utilise les dominations économiques et sociales, racistes, sexistes, etc. Et tout ça restera vrai même le jour où on aura "pour choix deux candidates racisées et économiquement défavorisées".

Louise Michel, prolétaire communarde disait quelque chose comme: "le pouvoir est maudit, c'est pour ça que je suis anarchiste".

> Modération à priori

vu le trollage incessant sur le sujet, passage en modération à priori.

> Aux modos

Pourquoi la mention de cet article n'est-il pas visible dans la colonne "Global" ?

> à @

L'article est visible dans la colonne "Local", comme c'est le cas pour les articles relatif à la ville de Rennes.