Qui veut la peau des bisounours?

Mis a jour : le samedi 18 mai 2019 à 15:41

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Altruisme, empathie… Comment ! Cela existe encore ? J’en ai bien peur. Mais ne vous en faites pas, tout est fait pour éradiquer ce fléau.

Tout ceci est certes ironique de notre part, mais cela est loin d’être le cas dans la bouche d’une majorité d’individus. La société actuelle nous formate à donner des coups, et à en recevoir; à accepter la brutalité comme moyen de parvenir à ses fins; à vanter les violences symboliques; à récompenser les dominateurs; à rabaisser les bien intentionnés… Cela n’a rien de récent, cependant cette sourde violence est devenue bien vicieuse et davantage pernicieuse. Pire, elle est banalisée au point que les minoritaires bien intentionnés sont désormais de véritables marginaux à qui l’on rétorquera devant leur embarras : « si tu n’es pas content, va voir ailleurs », « de toute façon y’a pire ailleurs », « le monde réel, ce n’est pas le pays des bisounours ».

https://www.hacking-social.com/2014/01/15/qui-veut-la-peau-des-bisounours/

Commentaire(s)

> ouaif

Ouaif... Moyen comme analyse. Déjà, en logique, "bien intentionné" ne peut pas être opposé aux catégories qui consistent à proposer (ce que je trouve pertinent) de faire descendre pression et exigence... puisque ciels qui promeuvent le "darwinsime" social et politique chez nous considèrent avoir d'excellentes intentions (un monde meilleur pour ciels qui auront survécu quoi)

mais surtout, le vrai pouvoir, c'est celui de ciels qui n'ont pas à bouger, qui usent du silence comme une arme, qui écrasent par leur simple position sociale, vers qui convergent les positivations, les valorisations, les désirs ; les "brutaux", qui ont besoin déjà de taper sur la table, c'est du pouvoir aussi, mais c'est déjà le niveau au dessous ; le vrai pouvoir marche parce qu'il n'est pas perçu comme tel ; et à la fin des fins, les réactions "agressives" à ce pouvoir automate, immobile, écrasent, sont ce qui est pointé comme "violent", alors que la violence sociale générée, elle, reste inquestionnée, normalisée, consensuelle, c'est comme ça

bref, bien d'accord pour critiquer la fétichisation de la dureté (laquelle peut d'ailleurs avoir une apparence très soft), de la violence, de la "lutte", etc., mais pas pour remblayer encore plus ce qui se tient dessus et en vit ! d'où aussi la nécessaire critique de la "non-violence", y compris dans nos paradis "subversifs", où nous avons un putain de rapport pas clair au pouvoir structurel, honni ici, positivé là...