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En attente Brève 16 Jan 17:33


En attente Brève 06 Jan 15:43

Je fais de mon mieux (y compris pour l’écriture inclusive) et chacun fait de son mieux avec son bagage de la vie. Mais merde les agressions. Après une agression sexuelle qui s’est déroulée à la ZAD du Carnet dans les premiers jours où je suis arrivée, j’ai vécu les ressorts de la société patriarcale et de la culture du viol ainsi que plusieurs tentatives de silenciation après une autre agression sexuelle qui m’a concerné directement cette fois. C’est pourquoi je viens porter ma voix sur ce sujet. Je ne veux pas être partie de la ZAD du Carnet sans avoir apporté un message important à mes yeux : la lutte contre le Capitalisme est indissociable de la lutte contre le Patriarcat. Pour vous raconter, en arrivant à la ZAD du carnet, je voulais beaucoup de justice, de sincérité et d’horizontalité. Je voulais d’autant plus de soutien et de compréhension face à la situation d’agression sexuelle. Maintenant j’ai été appelée exigeante parce que je veux ce que je veux, J’ai été appelée égoïste parce que je souhaite que l’on s’empare collectivement du sujet qu’est la place de la femme et des minorités de genre en milieu militant. J’ai pu rencontrer une personne qui a réalisé son mémoire dessus d’ailleurs. Je suis en apprentissage de mes besoins propres depuis six mois, après avoir vécu de la violence conjugale durant plusieurs années. Cette fragilité émotionnelle, j’en ai discuté avec plusieurs personnes de la ZAD dans les premiers jours qui ont suivi mon arrivée. Mais impossible de « prévenir » tout le monde tant nous sommes nombreux.ses J’ai ainsi posé mes limites par rapport à l’alcool : c’est OK chacun.e. est dans son processus et détient sa propre réalité, maintenant je ne souhaite pas cela pour mon espace. Je l’ai dit et puis un jour, pour des questions de place pour dormir, je ne me suis pas sentie respecter dans mes limites parce que, un homme cisgenre m’a demandé « en quoi cela te dérange de dormir à côté d’un mec bourré ? » La personne qui m’a posé cette question, à mon sens violente et intrusive, s’est excusée plusieurs semaines après. J’adoptais à la base une posture très contrôlante depuis mon arrivée en Zone à Défendre, pour ne pas montrer que je me sentais en insécurité sur ce sujet. Je n’en ai pris conscience que plus tard. Et là c’était trop pour moi, je ne lui ai pas répondu de manière politiquement correcte, comme certain.e.s l’auraient attendu de la part d’une femme cisgenre. Mais face à ce que j’interprétais comme une remise en question de mon vécu, j’ai fait une crise d’angoisse, chose qui m’est déjà arrivée une fois dans ma vie quand j’étais face à choc émotionnel fort. Je vous laisse en déduire que je n’étais plus en capacité de comprendre ce dont j’avais besoin à ce moment là à la ZAD du Carnet, c’était vraiment compliqué dans ma tête car je ne comprenais pas encore les traumatismes ravivés. Je suis arrivée à la Zad du Carnet avec une fragilité dont j’avais à demi conscience, mais pourquoi est-ce que cela m’aurait empêché de prendre part à la lutte ? Tout le monde fait comme il peut, avec ses croyances, ses peurs, son éducation, sa socialisation etc. Maintenant, j’avais peur par rapport à mon passé de revivre de la violence et c’est toujours quelque chose qui est présent pour moi aujourd’hui, peu importe les endroits en autogestion où je vais. Là en l’occurrence, À la ZAD du Carnet, un homme cisgenre durant ma crise d’angoisse, m’a exprimé que je pouvais venir dormir dans son espace de vie si besoin. Les nuits étaient froides et l’endroit où il dormait était chauffé, j’ai accepté. Seulement, après m’avoir réconforté avec mon consentement, cette personne m’a agressé sexuellement. J’ai été réveillée à trois reprises car touchée à trois reprises. Je ne savais pas si la personne dormait et j’avais peur de vivre un sentiment de rejet si je le réveillais, si jamais. Je réfléchissais sur le moment à comment me sentir en sécurité malgré tout et me suis dit que j’en discuterai avec la personne le lendemain. J’ai été surprise, sous le choc genre “wtf, il se passe quoi ?” Les jours qui ont suivi ont été complexes car je n’arrivais pas, au début, à mettre des mots sur ce qui s’était passé. En parler était assez compliqué puisque je m’entendais bien avec l’homme cisgenre qui m’avait touché sans mon consentement. Puis, ensuite, après en avoir discuté avec une copaine, je me suis rappelée que cela n’était pas consentir que céder. Plusieurs jours après, j’ai voulu en parler d’humain à humain avec lui. J’ai utilisé la CommunicationNonViolente, avec la personne qui m’avait agressé, mais la personne, pour des raisons personnelles, ne souhaitait pas davantage verbaliser la chose. Cela m’a beaucoup afffecté que, fasse au terme d’agression sexuelle, qui pourtant jusqu’à juridiquement est une atteinte sexuelle par surprise, nous n’arrivions pas à discuter constructivement. Nous étions dans l’émotionnel, donc ma CNV n’était pas bien utile, même si j’ai fait de mon mieux. Je m’en suis rendue compte après. Par contre, j’étais dans mon ressenti. J’étais légitime de vouloir lui en parler. Le lendemain, un de ses amis proches est venu me dire qu’employer ces termes d’agression sexuelle, ainsi que mon comportement, étaient un danger pour l’image de notre collectif, la ZAD du Carnet, que c’était ma “condition de Femme” , que c’était “commun”, je cite. Certains m’ont littéralement fait comprendre que c’était l’homme cisgenre qui m’avait agressé qui était la victime. Lui, a verbalisé par la suite que j’avais tout inventé parce que je lui aurais fait des avance qu’il aurait refusé. Cela m’a mis un coup dans le coeur d’entendre ces mots, pour être très transparente. Finalement, la ZAD était scindée en deux pendant un temps. Beaucoup, si ce n’est la majorité, par manque d’énergie et autre, en ont eu marre que je parle de mon agression. Ce sont leurs mots ou pour d’autres, une interprétation personnelle face à certains comportements. Entre-temps, j’apprenais les agressions d’autres copain.e.s et certain.e.s prenaient de leur temps d’en parler avec moi. J’ai eu la chance de trouver des oreilles empathiques durant un temps. On m’a généralement reproché d’avoir fait de mon histoire un problème collectif, mais comme nous l’avons exprimé durant la lecture publique d’un texte rédigé avec des femmes et des personnes transgenre, la lutte est déjà scindée en deux ! Je m’explique : il y a des personnes qui sont prêtes à entamer un travail personnel de déconstruction concernant leurs privilèges et d’autres non, pas encore. Certain.e.s n’étaient pas prêt.e.s à recevoir ce message. Un.e zadiste autre qu’au Carnet m’a dit un jour : “tu sais l’ennemi le plus clair est l’instance policière et l’état pour nous, mais on oublie parfois que notre premier ennemi, c’est nous-même”. A la ZAD du Carnet, iels ont majoritairement conscience que c’est un travail sur le long terme, pour en avoir parlé avec plusieurs personnes, de mon point de vue. Maintenant, j’ai eu la sensation qu’on remettait en doute mon vécu. Oui j’étais en colère. On m’a repproché ma colère, cette colère légitime que j’ai encore mais que j’ai assurément pas exprimé de la bonne manière. Mais y a-t-il une bonne manière de réagir face à une agression sexuelle qui nous ravivent des souvenirs psycho traumatiques ? Oui j’étais en colère de voir que des femmes organisaient un arpentage, une projection de film féministe et que la personne qui m’a agressé ne soit pas venue. Plusieurs jours après ma démarche de visibiliser mon agression, la personne qui m’a agressé sexuellement a fait des excuses publiques et je l’en ai remercié. Je me suis excusée pour la manière dont j’aivais exprimé ma colère, mais vous voyez lorsque la personne qui m’a agressé a exprimé je cite “pour elle c’était une agression moi j’ai une perception un tout petit peu différente”, c’était vraiment difficile à avaler. Suite à mon agression et celle d’une copaine, j’ai tagué #BalancetonZadiste. Quelqu’un a voulu effacer mon tag car “trop visible dans l’espace public”. Ma parole à tenté d’être silenciée et j’ai vraiment ressenti un manque de bienveillance tout comme d’autres on pu le ressentir avant moi. Une copaine a écrit un article concernant son agression à la ZAD du Carnet également. Il s’intitule ZAD DE MERDE sur IndyeMedia. J’aurais pu écrire certaines phrases, qu’une part de moi ressent encore fort, aujourd’hui. Mais mon but là tout de suite et depuis le début, mon intention était et est de visibiliser qu’en ZAD, nous arrivons tous avec nos conditionnements extérieurs et faisons donc des erreurs. Néanmoins, ne pas prendre en considération collectivement les agressions c’est être OK avec, ne pas prendre position c’est se rendre complice des comportements d’agresseurs que le système capitalo-patriarcal nous a apporté. C’est encourager le système capitalo-patriarcal, que pourtant nous combattons tous avec passion au Carnet, que de prioriser “l’image de la ZAD” aux soins aux victimes. Une ZAD ne peut être que Féministe. En tant que victime en recherche de réparation là bas, je ne trouvais plus ma place. Je me suis auto-exclue pour me protéger, et avec l’envie que cette histoire serve. S’il y a viol au carnet aujourd’hui, qui se sentirait de parler après cela ? Et les auto exclusions, combien de temps vont-elles continuer ? On ne peut pas traiter les agressions par ordre d’affinité ou d’opinion. C’est cette logique que j’ai ressenti que la ZAD du Carnet m’apportait. Je ne cauchemardais plus d’expulsion, je cauchemardais qu’on me huait parce que je parlais trop fort de Féminisme. Oui et encore oui, mon message a fini par être mêlé à de la colère car oui je l’avoue en toute vulnérabilité, la douleur était forte de voir que moi-même je finissais par douter de ce que j’avais vécu. Aujourd’hui, le 6 janvier 2021, cela fait un mois jour pour jour que je suis partie. C’est avec les connaissances que j’ai accumulé sur le sujet des agressions sexuelles depuis neuf ans que je sais ce que j’ai vécu, aujourd’hui. Maintenant c’est dûr, c’est dûr d’avoir la sensation que les gens préfèrent mettre une agression sous le tapis par peur de voir leur perception des comportements d’une personne changer. Je sais que cela ne n’a et ne sera pas un cas isolé n’y un à étouffer. Le Patriarcat pré-existe au Capitalisme et le Capitalisme le renforce. Le Féminisme Marxiste postule à ce sujet que le capitalisme est intrinsèquement lié à la division sexuelle du travail et permet actuellement l’exploitation du travail non salariés/ non rémunéré des femmes et personnes en minorité de genre, ce qui créé notamment une dépendance économique aux hommes - et de cette dépendance économique par exemple, naît la vulnérabilité. Le Capitalisme Patriarcale est un ouvrage de Sylvia Federici que l’on m’a recommandé lorsque que j’ai parlé de mon expérience avec des médias écoféministes. Ce ne seront pas les seuls médias avec lesquels je débattrai haut et fort de la place de la Femme et des Minorités de Genre en milieu militant, croyez moi. J’ai à mon compte trois agressions sexuelles, ce n’est pas maintenant que je vais commencer à me taire. Je tiens à préciser d’un point de vue personnel : j’estime que la lutte anti capitaliste ne peut être dissocié de la lutte anti patriarcale. A la ZAD du Carnet, on m’a dit “reconcentre toi sur la lutte” . Mais comment, quand c’est ce système économique capitaliste que la ZAD du Carnet valide à mon sens puisque des victimes d’agressions verbales et physiques viennent à s’auto-exclure. Ma parole mérite d’être entendue. Je le sais et je soutiens que pour détruire le régime de la persistance du renforcement de la domination sous toutes ses formes, il faudrait, à mon sens, que l’on puisse en milieu militant, se mettre face à sa propre souffrance pour la soulager tous ensemble, pour s’entendre et se parler librement, reconnaître nos comportements agresseus.euses ensemble. Nous avons tou.te.s en nous des comportements d’agresseurs.euses dûs aux conditionnements extérieurs. Cela fait partie de nous mais cela ne nous définit pas en tant que personnes, en tant qu’êtres humains. Nous méritons tou.te.s de nous autoriser à pointer les comportements sexistes, machistes, transphobes, classistes, etc, ensemble, et de faire de la désobéissance civile créatrice plutôt que destructrice. Moi-même je peux avoir ces comportements d’agresseuse du fait d’avoir exprimé ma colère à tout va, je ne sais pas... en tout cas je croirai chaque personne qui me dira qu’elle s’est faite verbalement agresser par moi car c’est le ressenti des victimes qui compte. Et s’il faut que je passe de l’état de victimes à celui d’agresseuse pour pour faire bouger les choses, qu’il en soit ainsi. C’est un fait. Le ressenti des victimes est la priorité. J’ai été agressée à la ZAD du carnet, sexuellement, et c’est un fait. Et même si j’ai toujours peur du regard que l’on peut porter sur ma démarche, et bien je continuerai à visibiliser mon agression. Je continuerai participer à montrer la réalité de la place de l’humain.e en milieu militant. S’il y a bien quelque chose que le système juridique m’a appris mais que je ne pensais pas devoir me rappeler à la ZAD du carnet c’est : plus on se rapproche de la réalité, plus on a du mal à être cru.e. Si la majorité des personnes de la ZAD du Carnet ne sont pas prêt.e.s à évoluer et à grandir avec moi sur ce sujet qu’est le Féminisme, c’est qu’on ne se correspond pas à l’heure où je vous parle. Maintenant, mon rôle dans ce monde n’est et ne sera jamais de rester assise et de laisser la Lutte pour la Préservation de la Nature être moins que la meilleure version d’elle-même, déconnectée d’elle-même, de sa beauté, et de l’Etre-humain.e. J’insiste sur l’Etre de l’humain.e. Qu’est ce que je retiens de m’être auto-exclue ? Pleins de leçons. Je pensais avoir fui, mais en réalité je me suis protégée. Si on croit en nous quand personne ne le fait, on a déjà gagné.e. La sécurité on peut la trouver en nous, on a ce pouvoir. Mais bien sûr, l’environnement dans lequel nous vivons est important pour notre équilibre d’Etre humain.e. Nous faisons partie d’un plus grand Tout et ce plus grand Tout fait partie de nous, nous détenons tous les possibles de la Nature, en chacun de nous. Si on vous a dit comme à moi que vous étiez trop sensible, c’est faux. On ne sera jamais trop humains. Soyons humains. On en a besoin.


En attente Brève 27 Dec 21:02

Black Bloc, un dossier de Le Monde.Publié le 21 décembre 2020[Article Complet] https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/12/21/black-bloc-la-multiplication-des-manifestations-a-offert-a-certains-l-occasion-d-apprendre-le-cycle-provocation-repression_6064111_3232.html

"La composition sociale du black bloc est en mutation, dit dans une tribune au « Monde » l’historien spécialiste de l’anarchisme et de l’extrême gauche Sylvain Boulouque.

Plus précaires, plus nihilistes, les nouveaux profils reflètent la crise sociale et l’augmentation des violences policières :

Contrairement à ce qui est généralement affirmé, le black bloc n’est pas un mouvement politique, mais une pratique manifestante, apparue d’abord dans la mouvance autonome allemande et qui s’est depuis développée dans la gauche émeutière européenne. L’un des premiers Schwarzer Blocks est apparu à Frankfurt, le 1er mai 1980. Il s’agissait d’un groupe anarchiste manifestant le visage découvert.

L’expression est ensuite reprise par la police allemande pour désigner les autonomes tentant d’empêcher les expulsions des squats. Elle connaît une réappropriation positive dans les années 1990 et se dessine sous sa forme actuelle. Le black bloc est aujourd’hui une pratique manifestante internationale qui se retrouve aussi bien à Hongkong, à Barcelone, à Santiago…

Les émeutiers ne se revendiquent pas forcément de cette mouvance. Cette pratique prend une tonalité particulière en France parce qu’elle s’inscrit dans la continuité de deux siècles d’émeutes urbaines depuis la Révolution française. En France, actuellement, de l’observation du phénomène black bloc, quelques constantes se dégagent.

Une force capable de défier l’Etat

Le bloc se constitue en avant ou dans le cortège au début ou au cours des manifestations. Pour se développer, il doit bénéficier d’un effet de surprise, d’un terrain et d’un milieu favorables. Le bloc se forme au sein d’une foule plutôt bienveillante, parfois appelée, en fonction de sa place dans la manifestation, « cortège de tête ». Il lui sert de zone de protection et de refuge. Ses participants s’habillent de noir pour rester dans l’anonymat et éviter toute personnalisation, par refus du principe du chef et parfois même par romantisme révolutionnaire.
Les émeutiers se pensent et se constituent comme une force capable de défier l’Etat. Ses membres affirment une forme de désobéissance civile. Ils rejettent les manifestations imposées par les pouvoirs publics et s’inscrivent dans une logique révolutionnaire visant à rompre avec les pratiques dites réformistes des manifestations pacifiques. Le recours à la violence est une de ses expressions possibles. Il est l’affaire de choix individuels ; tous les manifestants physiquement présents au sein du bloc ne participent pas à l’émeute ou à des actions violentes, mais se montrent solidaires ou refusent de condamner les choix des autres.

Force est de constater que les actions du black bloc ne sont médiatisées que lorsque certains de ses participants ont recours à la violence. Ainsi, peu de commentateurs ont fait état de l’existence d’un « pink bloc » lors de la manifestation féministe du 23 novembre 2019 à Paris ; personne, ou presque, n’a relevé qu’à Hambourg, le 6 décembre dernier, un black bloc de plus de 3 000 personnes a manifesté pacifiquement pour afficher sa solidarité avec cinq manifestants incarcérés lors de précédentes manifestations pour des actions violentes.

Des émeutiers pas tous issus de la catégorie des CSP +

Inversement, les dégradations sont filmées en direct avec une forme de fascination, voire une certaine délectation. Elles sont ensuite reprises en boucle et font l’objet d’une avalanche de déclarations politiques, traduisant les discours sécuritaires qui viennent étayer des projets de lois ou des discours politiques dans les traditions des mouvements de droite conservatrice ou nationaliste, sur lesquels se greffe une pseudo-analyse du phénomène black bloc, souvent éloignée des réalités sociopolitiques.

Les émeutiers appartiendraient tous à la catégorie des CSP +, seraient des enfants de bonnes familles, voire des enfants d’enseignants. Or, excepté quelques cas isolés, rien ne permet de valider ces hypothèses. Régulièrement brandi par une partie de la sphère politique de gauche et de droite, le thème des provocations policières – les « casseurs » seraient manipulés pour discréditer les mouvements revendicatifs, voire certains d’entre eux seraient des policiers – relève, pour l’essentiel, de la fantasmagorie.

Cette fantasmagorie rejoint des thèses avancées principalement par le Parti communiste français pour qualifier les actions des autonomes dans les années 1970, sans qu’aucune preuve n’ait été apportée, hormis la réalité de certaines infiltrations à des fins de surveillance. Dans la même logique, une partie de la mouvance antifasciste est parfois incriminée par l’extrême droite, qui, par un procédé rhétorique, cherche à jeter l’opprobre sur le mot même.
Un reflet de l’évolution d’une partie de la société
Si les tenues et les pratiques manifestantes peuvent parfois être proches et si quelques manifestants participent à ces actions, rien ne prouve que la majorité des militants qui se revendiquent « antifas » participent aux violences. L’accusation de laxisme de la justice bute sur la réalité des faits. Des dizaines de personnes ont été condamnées à des peines de prison ferme et plusieurs centaines ont été frappées d’interdiction, avec des mises à l’épreuve, de manifester ou de se rendre dans les villes le jour desmanifestations depuis 2016.

Ces débats biaisés empêchent de comprendre la nature et la transformation du phénomène. En effet, si le black bloc est une pratique manifestante, cherchant à renvoyer l’Etat à ses propres contradictions, il est aussi un reflet de l’évolution d’une partie de la société, la renvoyant à sa propre violence. La forme du black bloc semble en mutation, un reflet et une conséquence de la déshumanisation et de la crise sociale, d’une part, et de l’augmentation des violences policières, d’autre part.

Comme la pratique émeutière se diffuse in situ, par l’expérimentation de la rue, la multiplication des manifestations a offert à de nouvelles générations l’occasion d’apprendre le cycle provocation-répression. Les anciennes générations cohabitent avec de nouvelles, dont le profil évolue. On assiste à un élargissement générationnel – des mineurs aux cinquantenaires –, quantitatif, et à une diffusion géographique du nombre de personnes pouvant potentiellement participer aux émeutes.

L’émergence d’une nouvelle forme de conflictualité

Les blocs se formaient principalement dans quelques îlots (Paris, le Grand-Ouest). Aujourd’hui, dans toutes les grandes villes se produit ce type d’action.
Socialement, une mutation s’opère. Les informations qui émergent suite aux différents procès et aux comparutions immédiates montrent que toutes les catégories sociales se retrouvent devant la justice. Aux profils majoritairement d’étudiants et d’ouvriers qui composaient les accusés auparavant succèdent, devant les tribunaux, des individus aux situations encore plus précaires.Ils viennent non des centres-villes mais des banlieues et, plus encore, des périphéries. La socialisation politique évolue. Les nouveaux émeutiers se sont forgé une opinion de manifestation en manifestation. Les slogans et graffitis qui accompagnent les émeutes se sont modifiés. L’anticapitalisme demeure, mais le caractère sarcastique et symbolique des attaques s’est réduit, sans avoir totalement disparu.Cette mutation traduit l’émergence d’une nouvelle forme de conflictualité, illustration d’une rupture interne dans la violence politique et sociale, subie comme exprimée. Le caractère jusque-là codifié des émeutes tend à disparaître. La tendance actuelle est bien plus inscrite comme une forme de révolte contemporaine qui, faute de perspectives, verse dans le nihilisme."

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En attente Brève 06 Dec 22:36

La CGT-poste à déposer un préavis de grève illimité à partir de demain dans le 44. Tout ceux qui peuvent venir soutenir les grévistes rdv demain dés 8h00 aux sorinieres , 55 rue de la ferniere devant la ppdc de la poste .


En attente Brève 17 Nov 17:25

D’après des informations des réseaux anti-racistes antiracialistes, le hooligan et néo-nazi français nommé  " Marc de Cacqueray-Valmenier" , chef des  ""Zouaves Paris"",  aurait combattu en Arménie dans le Haut-Karabagh ( avec les militant-e-s fascistes dont des islamofascistes et des cathos fascistes) .


En attente Brève 04 Nov 02:20

Blocus du lycée des Bourdonnières (Sud Nantes), rendez vous des 7h entrée principale ! Plus d’infos sur Instagram : @actionsbourds


En attente Brève 03 Nov 18:18

En ce Mardi 03 Novembre, le mouvement lycéen a repris partout en France pour protester contre les mesures gouvernementales concernant les établissements scolaires. Nous lycéen.ne.s des Bourdonnières avions décidé de ne pas participer à ce mouvement, bien que nous le soutenions. Cependant, les choses vont vites, les avis changent. C’est suite à cela que nous avons décidé que ce Jeudi 05 Novembre les Bourdonnières seront de la partie et rejoindront le mouvement lycéen. Nous dénonçons : - Le sacrifice du peuple, des enseignants et élèves pour garantir le fonctionnement de l’économie libérale pour que le capital s’enrichissent encore plus. - L’inaction du gouvernement qui est responsable de la situation dramatique de cette seconde vague ( suppression de lits, manque de moyen dans les hôpitaux, soignants sous-payé puis aucune mesures prises dans les écoles lors de la recrudescence du virus à la rentrée). - Un nouveau protocole sanitaire qui est inexistant et qui doit être modifié par les proviseurs, professeurs etc..(qui n’ont aucune compétence en la matière, ce n’est pas leur boulot). - La mise en danger des professeur.es, des élèves et notamment leur entourage avec tous les brassages dans un lycée de 2000 élèves notamment au self où la distanciation reste impossible. Nous appelons, ce Jeudi tous les lycéen.nes, professeur.es (en faisant grève ou en utilisant leur droit de retrait) et tou.tes celle.ux qui se sentent concerné.es à venir dès 7h participer au blocage des Bourdonnières dans le strict respect des gestes barrières. Nous espérons également que les autres lycées nantais se mobiliseront. Merci de relayer cet appel ! Ne nous regardez pas, Rejoignez-nous !

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En attente Brève 28 Oct 22:30

# # # #GREVEGENERALE !!!!!!!!


En attente Brève 15 Oct 11:04

! URGENCE EXPULSION IMMINENTE AU VILLAGE DU PEUPLE ???? Besoin de soutien sur place ???? Expulsion confirmée par la gendarmerie ???? Zone quadrillée, présence de 7 camions de gendarmerie minimum et une soixantaine de CRS encerclent le Village ???? Vigilance au Carnet Voir https://twitter.com/StopCarnet/status/1316632252101648384

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En attente Brève 13 Oct 21:19

C’est avec tristesse que nous apprenons que les expulsions pleuvent ces derniers jours. Hier, la Commune de Rezé a été évacuée par les forces de l’ordre. Aujourd’hui, depuis 7h30, la Zad de Roybon subit une attaque de gendarmes.

Des liens forts unissaient nos lieux. Par exemple, la Commune de Rezé prévoyait une soirée de soutien à la Zad du Carnet dans son squat. Ces derniers temps, de nombreuses personnes ont voyagé entre Roybon et le Carnet afin de se rencontrer, de partager nos expériences et tout simplement de changer d’air.

En soutien, les copaines de la Zad du Carnet ont pris une photo !

ZAD du Carnet

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En attente Brève 13 Oct 13:45

RDV aujourd'hui, au 53 Rue de la Commune, à Rezé, à 12h30 et 18h30, pour soutenir -La Commune- de l'expulsion d'hier matin. Ce n'est pas fini!

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En attente Brève 07 Oct 18:30

URGENT Appel à rassemblement devant le commissariat Waldeck Rousseau. En ce moment, au moins 5 personnes interpelées suite à une intervention policière dans un squat, aujourd'hui jeudi 07/10 à environ 15h.


En attente Brève 04 Oct 19:43

Samedi 3 octobre, les marcheurs et marcheuses de l’ouest ont pris la route vers l’Élysée.

Le rendez-vous était à 10h00 place Hoche à Rennes avec les délégations de Angers et de Nantes, et le Collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye.

Malgré la pluie battante, l’ambiance était revendicative et festive !

Nous avons déambulé dans les rue de Rennes en scandant et en chantant jusqu’au parc des Gayeulles. Et oui, nous exigeons :- des papiers pour tou.tes sans conditions- un logement décent pour tou.tes- la fermeture des CRA - et nous luttons contre les violences policières !

Arrivé.es au parc tou.tes détrempé.es, nous avons dansé !

La cantine nous a préparé un bon repas chaud, indispensable pour la suite du voyage et les marcheurs et marcheuses ont repris la route en direction de Liffré.

Gasprom - ASTI de Nantes

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En attente Brève 04 Oct 16:50

Hier le village du peuple a commencé l'implantation de la résistance, continuons ensemble ce dimanche :  https://nantes.indymedia.org/events/51110!

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En attente Brève 27 Sep 01:40

Comme chaque samedi soir des feux d'artifices sont tirés de façon coordonnée  dans nantes ouest /   st herblain  /  indre /couëron / orvault / sautron /   jusqu'au cardo (nantes nord)

 

Qlq1 sait ce que c'est  ?


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