Les routiers se mobilisent.
Ce lundi, le périphérique parisien a tourné au ralenti pour rappeler une chose simple : quand ceux qui font circuler les marchandises s’arrêtent, tout s’arrête.
150 à 200 camions lancés en opération escargot. Des professionnels qu’on ne voit jamais, sauf quand ils dérangent. Et justement, ils dérangent. Parce qu’ils mettent en lumière une réalité brutale : aujourd’hui, en France, le travail ne protège plus de la précarité.
Le carburant explose. Les petites boîtes tiennent à peine. Une colère légitime.
Faire payer la guerre, faire payer la crise à ceux qui n’ont pas le choix. Ceux qui roulent parce qu’ils doivent bosser. Ceux des campagnes qui n’ont ni métro, ni télétravail, ni alternative.
Hier les ronds-points, aujourd’hui les axes routiers. Les formes changent, la colère reste et continue de se propager. Nantes, Rennes, ailleurs : ça bouge. Pas suffisamment pour faire un mouvement d’ampleur, mais assez pour rappeler que sous les cendres du mouvement des Gilets jaunes, il reste partout dans l’Hexagone des braises, toujours prêtes à reprendre.
Vers une lente convergence des luttes.
Quand les luttes se rejoignent — travailleurs, indépendants, précaires — c’est un rapport de force qui débute.
Et dans le mouvement de blocage du 10 septembre, on ressent déjà un maillage de terrain. Pas encore suffisant pour créer un mouvement social d’envergure, mais partout, la population se prépare à la prochaine bataille.
Car une chose est sûre : le prochain rapport de force entre la population et le pouvoir sera immense.
JUSTICE SOCIALE !
(Article du Bloc gilets jaune antifascistes pour Black Lines media)