Eau et Rivières de Bretagne, les écolos bourgeois au service de l’Etat
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Peut-on sérieusement croire qu’une organisation gavée aux subsides de l’Etat est vraiment indépendante ? « Le chien ne mord pas la main qui le nourrit » dit l’adage. Il serait utile de s’en souvenir au moment où ceux qui sont en première ligne sur le terrain sont ciblées par une campagne de répression sans précédent.
En Bretagne, terre de lutte, le deux-poids, deux-mesures est évident : arrestations des militants qui agissent sur le terrain pour dénoncer et neutraliser les abattoirs et fermes-usines VS financement des bourgeois qui s’achètent une conscience écologique en distribuant un flyer sur les écogestes !
En 60 ans d’existence, qu’a accompli Eau et Rivière de Bretagne ? Les algues vertes ? Il y en a toujours plus ! Les fermes-usines ? Elles sont toujours plus grandes et polluantes ! Les saumons ? Ils sont en voie de disparition ! Alors quoi ? Pas grand-chose pour la Nature. Mais la question est peut-être mal posée…
Eau et Rivières de Bretagne est complètement droguée au financement public : presque 600 000 euros de subventions et une somme équivalente de « prestations » facturées aux collectivités locales (formations aux élus, classes vertes). Bref, 70% du budget de l’association vient de la poche de l’administration et des politiques.
La liste des financeurs et les raisons invoquées pour justifier les montants versés sont éclairantes !
Le Conseil régional de Bretagne sous la coupe de Loïg Chesnais-Girard, grand ami de l’agrobusiness, a versé chaque année en moyenne 115 000 euros à Eau et Rivières de Bretagne au titre du « fonctionnement de l’association ». Cela veut tout simplement dire que les salaires des employés de l’association sont payés par la région : on a connu mieux niveau indépendance… En mars 2025, Eau et Rivières de Bretagne demande et obtient – évidemment – deux subventions pour un montant total de 75 000 euros au titre de sa présence dans le programme (Re)Source. Un projet institutionnel pour étudier l’« attachement à l’eau » que les personnes et les territoires entretiennent avec les cours d’eau. Et ce, afin de « nourrir la mobilisation citoyenne et éclairer la gouvernance de l’eau ». On est loin de la lutte là non ? Au total : 195 130 euros ont été transférés par la Région Bretagne à l’association en 2025. Avec cette question : Qui influence qui, en réalité ?
La DREAL Bretagne (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui dépend du ministère de la « transition écologique » et de celui de l’aménagement du territoire verse aussi son écot : 107 000 euros en 2024. La même DREAL Bretagne qui valide les projets de fermes-usines… tout en finançant « l’opposition » à ces fermes usines.
Les fonctionnaires de la DREAL Bretagne se retrouvent également dans des conseils municipaux. Par exemple, Caroline Buhot, la responsable en charge des subventions aux associations à la DREAL Bretagne, est aussi depuis 2014 adjointe au maire de Chevaigné (35), une commune qui a voté une subvention, certes modeste (200 euros), à Eau et Rivières de Bretagne en avril 2025. Le monde est petit !
Dernier exemple : l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (AELB), aussi sous le contrôle du ministère de la « transition écologique », va verser 82 500 euros chaque année entre 2025 et 2027 à Eau et Rivières de Bretagne. Le motif ? « Sensibiliser des publics aux enjeux eau/milieux aquatiques ». La catastrophe climatique n’a qu’à bien se tenir !
En 60 ans d’existence, qu’a accompli Eau et Rivière de Bretagne ? Pas grand-chose pour la Nature donc, mais elle est devenue la caution écologique de l’Etat dans la région. Sa docilité sert à rendre acceptables les actions et politiques écocidaires de l’État et de l’agrobusiness. Vu sous cet angle, le bilan est plutôt bon : une association richement financée pour « donner l’impression de » pendant que ses actionnaires de l’Etat et de l’agrobusiness continuent leurs affaires !

La COCUE (Combattre l’Opposition Contrôlée Ultramondaine Ecologiste)

oh comme ces commentaires visant ERB, sont bien mal renseignés et fondés sur des préjugés. C’est oublier les condamnations suite à des plaintes d’ERB, tant de l’Etat que de collectivités ou de particuliers. 80 % des plaintes d’ERB sont couronnées de succés et ERB n’a jamais été condamné, c’est oublier le site la belle plage sur les eaux de baignade qui est suivi par de nombreuses collectivités et qui met en cause les services de l’Etat, c’est oublier le travail dans de nombreuses commissions où la parole de l’environnement est portée et souvent avec succès. Votre avis méconnait totalement les combats menés dans l’ombre et succés. Un avis à charge bourré de préjugés et d’oublis et surtout d’une totale incompétence. C’est oublier le travail des bénévoles qui n’ont aucun compte à rendre à l’état et aux collectivités, les subventions servent essentiellement à rémunérer des salariés en charge de l’information et la formation des publics jeunes et scolaires, ou d’autres associations.