En septembre 2025, on a dégagé Bayrou. Au printemps 2026, offrons-leur une Semaine noire !
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Depuis septembre, la situation politique nationale et internationale ne fait qu’empirer à tous points de vue. Aujourd’hui, la détermination des agriculteur.ices nous oblige : face aux abattages et face au MERCOSUR, iels mènent un combat existentiel qui concerne aussi la souveraineté alimentaire du pays et la défense de l’environnement. Tout comme nous, iels ont bien compris qu’un dialogue social poli avec le pouvoir actuel serait inutile : celui-ci ne comprend que le rapport de force.
Comme d’habitude, nous observons que les directions syndicales, qui possèdent le plus fort pouvoir de mobilisation, n’ont pas fait le choix de mettre en mouvement leurs bases pour réaliser la convergence des luttes, alors que le moment y est particulièrement propice. Or, nous savons qu’au-delà des agriculteur.ices, la colère gronde et les craintes sont grandes. Face à l’austérité qu’on nous promet toujours, à la brutalisation du monde, à la répression des militant.es, il faut faire front ! Se rassembler, manifester ne suffira pas. Quant à la grève, les journées saute-mouton comme lors de la lutte contre la réforme des retraites ne suffiront pas.

C’est pourquoi, depuis plusieurs mois, nous tâchons de construire une Semaine noire, de grève et d’actions, pour frapper fort et toustes ensemble : c’est en faisant peur au pouvoir, c’est en bloquant l’économie que nous pourrons arracher nos revendications, qu’il s’agisse de justice sociale ou de démocratie directe. Pour mener à bien cette stratégie, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.
Le 17 janvier, de 11h à 13h, des AG Bloquons tout et d’autres collectifs comme la Marche des Solidarités se réuniront en visioconférence pour organiser la Semaine noire : dates, mots d’ordre, actions, planification des suites… Afin que les décisions prises soient les plus pertinentes et les plus démocratiques possible, toustes les indigné.es sont invité.es à participer à cette rencontre. Si nous voulons rééditer et surpasser l’exploit du 10 septembre, si nous voulons arracher nos revendications, il s’agit de rendre matériellement possible une convergence massive de militant.es et de sympathisant.es de tout le pays. Les informations de connexion seront bientôt disponibles sur notre instance Mobilizon [http://mobilizon.semainenoire.fr] et sur le site de la Semaine noire [http://semainenoire.fr], où vous trouverez également des ressources concernant cette initiative. En attendant, n’hésitez pas à nous rejoindre sur notre groupe Telegram [http://telegram.semainenoire.fr].
Unissons nos luttes et nos forces pour faire plier Macron et son monde !
Ordre du jour prévisionnel de la réunion :
I. Retour rapide sur les soutiens et adhésions à la semaine noire, via les formulaires
II. Fixation des dates de la Semaine noire
– Propositions de dates et arguments (8-14 mars ; 23-29 mars ; 1-8 mai)
– Débat pour choisir au consensus (la discussion doit viser à prendre une décision)
-Vote si nécessaire
III. Mots d’ordre et revendications
– Différence entre mots d’ordre et revendications précises. Notre position concernant les revendications précises : autonomie des AGs locales, collectifs, syndicats, etc.
– Proposition de slogan à décliner : « on reprend tout »
– Comment le décliner en mots d’ordre : sommes-nous d’accord sur l’orientation anticapitaliste (« on reprend les moyens de production », etc.) ? Quid des enjeux de souveraineté populaire : est-ce qu' »on reprend la démocratie », et si oui, comment préciser cette idée ?
IV. Planification des suites de la Semaine noire
V. Quelles actions pendant la Semaine noire

Bonjour !
Ce sont les nouveaux du 10 qui arrivent, ça commence !
Soyez sympas avec eux.
Des nouveaux électeurs et électrices melenchoniste?
Cette semaine noire est un front politique électoral déguisé en lutte sociale.
C’est comme cela que la fRance insoumise a depuis longtemps théorisé une « convergence des luttes » à son service pour la conquête du pouvoir.
La mélenchonite a phagocyté le 10 septembre et maintenant elle monte une pseudo lutte sociale sans revendications précises pour ratisser large.
Iels font même dans le subliminal en mettant le même triangle rouge que la méluche porte au revers de son costard. Peut-être pour provoquer un reflexe pavlovien au moment de voter?
2 heures pour discuter de tout ça en visio c’est ambitieux. Ptet à 2 c’est faisable (et encore), mais à plus que ça y’a interêt à ce que tout le monde soit d’accord d’avance.
Autant dire que les marges pour débattre vont être mince. « Déso (pas déso) y’a pas le temps pour les contradictions, mincetantpis »
C’est sympa quand même de laisser un peu de choix aux groupes locaux pour définir des revendications. Vraiment généreux de votre part.
Mais ça sent le roussi dès qu’il commence à y avoir un distingo avec le « mot d’ordre », qui serait évidemment lui posé par cette réu.
Autrement dit au lieu que ce soit les AGs locales qui se coordonnent pour se mettre d’accord sur ces « mots d’ordre », une petite réu vite fait entre quelques gens posera le cadre général.
Probablement les mêmes d’ailleurs qui ont lancés l’intiative, site internet, canal telegram et compte twitter et tout le toutim à l’appui, avant même de demander aux AGs locales si ça leur parlait. Politique du fait accompli.
C’est finalement pas très subtil, ça se voit gros comme une maison le petit comité qui lance et cadre le truc.
On est pas de main d’oeuvre ni des moutons pas déso, c’est pas comme ça que ça se passe.