Contre la Coordination rurale et autres fachos des campagnes
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Le vendredi 12 décembre 2025, les services de l’État mettent à mort les 200 bovins d’une ferme des Bordes-sur-Arize, parmi lesquelles un cas de dermatose (DNC) a été détecté, entraînant, selon le protocole, l’abattage du troupeau entier. Depuis quelques jours, avec une colère justifiée, de nombreux appels à soutenir ces agriculteurs ont été diffusés, et un très important rassemblement a eu lieu, entrainant des violences de la part des gendarmes.
Les appels à mobilisation ont pour la plupart émané de la Coordination rurale, qui est un « syndicat » agricole ouvertement d’extrême-droite. Ce groupe d’inspiration poujadiste cherche à défendre l’agriculture « française » sans jamais la détailler : parle-t-on des « petits paysans » ou des riches céréaliculteurs ? Qu’entend-on par « Français » ? les propriétaires d’exploitation ou les innombrables travailleur.se.s étranger.se.s sous-payé.e.s et maintenu.e.s dans la précarité ? Tout le discours est enrobé dans une défense xénophobe et raciste de la « civilisation » occidentale face à une « menace » dont on comprend bien qu’il s’agit de celle du « grand remplacement »…
La CR développe par ailleurs un propos systématiquement anti-écologiste, allant sans hésiter jusqu’aux actions violentes, comme lors du saccage des locaux de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Charente-Maritime, il y a quelques jours. Le président national de la CR, Bertrand Venteau, a déclaré publiquement vouloir « faire la peau » aux écologistes (Le Monde, 11 décembre 2025). Le chef de la CR du Tarn-et-Garonne, Pierre Mercadal, est un « influenceur » d’extrême-droite raciste, souverainiste et masculiniste (Le Monde, 28 janvier 2025).Si la colère face à la gestion épouvantable de la dermatose par l’État est légitime, l’absence de critique de la Coordination rurale et de ses positions est un problème. L’opportunisme est la base des méthodes de l’extrême-droite, aujourd’hui comme hier ; il s’agit ici pour la CR (et le RN) de se présenter en seuls représentants de la colère rurale. Ne leur laissons pas cette place.
Aux Bordes-sur-Arize, main dans la main avec les porteurs des nombreux bonnets jaunes distribués par le « syndicat », on pouvait voir d’ailleurs d’autres courants de l’extrême-droite ariégeoise : complotistes et « survivialistes », prétendus « new-age » profondément réactionnaires, comme des membres de l’association Kokopelli ou des personnes de La table de Gaya (ferme bio de Montjoie-en-Couserans), et même une effroyable « procession » de l’Action française porteuse de crucifix et entonnant des cantiques face aux gendarmes (Le Monde, 11 décembre 2025). Cette diversité, c’est celle de l’extrême-droite sous tous ses visages, de celle qui veut une « ruralité » blanche, dirigée par les seuls hommes, rejetant les « écolos » et autres « pélutes » et défendant une agriculture anachronique et polluante au nom du profit, à celle qui se cache derrière le bio pour porter un discours essentialiste tout aussi problématique.
Certain.e.s, sans doute de bonne foi, ont appelé au nom de l’urgence à « faire abstraction de la politique » pour soutenir les agriculteurs des Bordes ; il nous semble qu’on ne fait jamais « abstraction de la politique » : ce qu’on fait en réalité, c’est permettre à l’extrême-droite de récolter les fruits de la mobilisation. Se rendre à un rassemblement de la CR sans y porter une critique radicale et antifasciste revient à notre avis à renforcer l’extrême-droite, localement et nationalement. Ne tombons pas dans ce piège.
PAS DE FACHOS DANS NOS CAMPAGNES !
Coordination contre les idées d’extrême-droite 09, 13 décembre 2025

Nous vous invitons à lire le dossier réalisé par VISA (Vigilance et initiative syndicale antifasciste) : www.visa.org, notamment l’article « Coordination rurale : sous les bonnets jaunes, des idées brunes ».

Merci pour ce texte, salutaire dans la période de confusion que nous traversons
Quand l’abattage de vaches à viande ou à lait crée plus d’émotion qu’un génocide et que la mort systématique de milliers d’enfants. Je préfère devenir végétarienne que vivre cette infamie-
Après réflexion et envie de soutenir parce que j’ai l’âme militante et que je vis en Ariège, j’ai décidé que ça suffit le confusionnisme: Aucun des agriculteurs ariégeois de la CR ne me soutiendra jamais,ni moi,ni mon métier, (prof en ruralité: ça veut dire:fainéante, gauchiasse, et autres sobriquets) – ni mon antiracisme – Et ceux de la conf, ç’est quand ça leur chante : on les voit parfois, soutenir les gens de gauche. Qui sera avec nous demain pour soutenir les AESH? Beaucoup d’agricultrices font ce métier en plus de celui de paysanne, mais le monde paysan sera-t-il là demain? – j’ai la réponse ..personne.
Vous connaissez le Syndicat des gardiens de troupeaux? Ceux qui s’occupent des belles vaches en Estive dans la Montagne! Comme c’est bucolique: sous payés, parfois sans papier, conditions d’habitats en montagne hyper précaire… racisme
« On ne peut pas s’habituer à ce chantage raciste » : les gardiens de troupeaux alertent sur la situation dans les Hautes-Alpes
Alors oui il y a de très bo-bo- livres sur la « ruralité » – pour ne pas dire les barbares – versus les urbains ou les « civilisés « , ça fait parler les Parisiens qui du coup ne parlent plus des barbares de chez eux, les « quartiers »: la différence c’est que quand il y a des émeutes « urbaines » les paysans s’en foutent. Quand les maraîchers pleurent parce que les subventions ne vont qu’aux céréaliers,les éleveurs s’en foutent- quand des budgets énormes sont alloués à l’armée, les paysans s’en foutent- quand le chlordécone tue, les éleveurs François Desouche s’en foutent – Quand il faut remettre des produits dans les betteraves à susucre le monde de la CR applaudit. Arrêtez avec la ruralité et l’urbanité, il y a des pauvres et il a des riches c’est tout! Et les éleveurs qui vont se faire caresser la vache au Salon sont pas le plus zàplaindre – En Ariège, si on avait encore nos 2 députés insoumis on en serait pas là mais les éleveurs du cru ont préféré Froger et Panifous qui se contentent de lécher les bouboules de Macron – En plus dès qu’ils balancent du fumier on les plaint mais sinon on raconte partout qu’ils se gavent avec la PAC et les primes pour les bêtes abattues ou bouffées par le nounours. Tant qu’on parlera pas du fond : le racisme, la xénophobie, l’homophobie de gens qui préfèrent leurs bêtes aux humains alors .. argent ou pas, collectivisme ou pas..
Mais la réalité, c’est la CR qui prend la manche quoique fasse la Conf’: et les éleveurs bien sûr diront: « on n’ est pas RN, on est Sanzétiquettes! » – ils disent toujours ça : même quand ils font venir J.Odoul à Seix – Vous savez ce que c’est pour les paysans-paysannes homosexuelles de vivre au milieu de ces éleveurs?? Et bien il faudrait que des journalistes viennent faire une enquête au long cours avec la coordination VISA, avec l’association des Gardiens de Troupeaux, avec les associations qui tentent faire respecter l’état de droit dans ce monde oublié et pleins de nounours – Le localisme, le masculinisme, voilà leurs idées « progressistes »! Je vous encourage à aller lire quelques infos sur Reporterre..
Alors franchement, non, il ne faut pas créer plus de confusionnisme avant les municipales! Là où pour moi ça cloche,c’est que ce mouvement raccroche encore les complotistes, ça me rappelle vraiment les élucubrations du covid! Et la FI ariégeoise opportuniste tout comme d’habitude, à force de se prendre des coups de canif dans le dos, et bien va, va, vers.. le confusionnisme! Alors que Mélenchon a fait une belle leçon sur la RAISON lors de la commission, voilà encore que des élucubrateurs locaux vont faire passer la FI pour une bande de complotistes émotifs! ça devient très très chiant et ça évite de parler du budget, de l’espérance de vie, des déserts médicaux…Et comme d’hab,les français pensent avec leur estomac: ce qui compte c’est la Belle Blonde au Salon, Fernandel et sa vache.. Help me ! j’en ai marre !!!! ( 0.2% du cheptel bovin est touché: l’état, la MSA et des assos subventionnent alors ça va, arrêtez de nous faire pleurer!! , Partagez plutôt vos estives avec les nouveaux éleveurs, quelques soient leur orientation au lit! )
« Quand l’abattage de vaches à viande ou à lait crée plus d’émotion qu’un génocide et que la mort systématique de milliers d’enfants. Je préfère devenir végétarienne que vivre cette infamie- »
J’ai pas l’impression que ce soit en soi l’abattage qui provoque l’émotion. Après tout des millions d’animaux sont abattus par an dans les abattoirs et tout le monde ou presque s’en fout.. Pareil dans le cas de la grippe aviaire par exemple.
Quand à dire que ça crée plus d’émotion que ce qu’il se passe en palestine, je vois pas l’interêt de faire des comparaisons comme ça, qui plus est basée sur rien.
Attention aux propos diffamatoires qui sont avancés dans ce texte. Désinformation totale.
Nous tenons à réagir avec la plus grande gravité aux événements survenus dans la nuit du mercredi 17 décembre, à l’occasion d’un rassemblement déclaré de la Coordination rurale 79 (CR79).
# Rappel des faits
Le 15 décembre, une déclaration de manifestation annonçait un rassemblement le 17 décembre à 21h au rond-point de la Colonne, réunissant 25 tracteurs bennes et 50 à 100 personnes, avec un itinéraire précis incluant la mairie de Melle, le siège de la Communauté de communes et la permanence parlementaire de la députée Delphine Batho. Les motifs officiellement déclarés étaient l’opposition au traité MERCOSUR et la gestion publique de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC).
Dès cette déclaration, un premier décalage interrogeait : les cibles annoncées – une commune, une mairie, une députée écologiste, des lieux institutionnels locaux – n’avaient aucun lien direct avec les décisions nationales ou européennes concernant le MERCOSUR ou la gestion sanitaire de la DNC. Ce choix démontrait déjà une instrumentalisation de la détresse du monde paysan, et la récupération d’une crise sanitaire grave pour attaquer des représentant-es de la cause environnementale.
Dans les faits, dès 21h, ce sont près de 60 à 70 tracteurs, dont environ 50 bennes pleines, et plus de 200 personnes qui se sont rassemblés au rond point de la Colonne. Une assemblée générale s’y est tenue en présence d’une dizaine de gendarmes.
À partir de 22h, sans aucune entrave des forces de l’ordre pourtant présentes, ces tracteurs — pour la plupart non immatriculés, interdits de circulation en centre-ville et largement au-delà des limitations de tonnage (12,5 tonnes) — ont investi le centre-ville de Melle pendant plus de deux heures.
Ont alors été déversés, en toute impunité, entre 800 et 1 500 m2 de déchets (environ 50 bennes agricoles) composés majoritairement de pneus, mais aussi de fumier, paille, gravats, palettes, plastiques agricoles, bâches, tuyaux d’irrigation, et autres déchets, y compris potentiellement dangereux.
# Lieux directement visés
Ces dépôts ont été effectués
– devant et derrière la mairie de Melle,
– sur la place du Pont aux Roses,
– devant le commerce le Café du Boulevard et la maison de la presse
– devant la permanence de la députée Delphine Batho,
– à la ferme de la Genellerie, propriété de la commune où s’est tenu le Village de l’eau en juillet 2024
– le CAIRN, monument édifié en l’honneur des victimes de la répression policière survenue à Ste Soline, a par ailleurs été complètement détruit.
Nous soulignons ici un fait particulièrement choquant. En visant la ferme de la Genellerie, la CR79 s’est attaquée à l’un de ses propres collègues de travail, à un outil agricole communal dédié à des pratiques respectueuses du vivant. Cette attaque contre une ferme, symbole d’une autre voie agricole possible, marque une fracture profonde au sein même du monde paysan et une volonté de faire taire toute alternative.
# Un coup de force, une opération de saccage ciblée
Nous tenons à être parfaitement clair. L’opposition au MERCOSUR est légitime, tout comme l’inquiétude profonde des éleveurs face à la DNC. Ces combats sont partagés et nous n’avons jamais cessé de dénoncer les effets destructeurs des politiques agricoles libérales sur le monde paysan.
Mais ce qui s’est produit le 17 décembre n’est pas une mobilisation agricole. C’est une opération de saccage ciblée, un règlement de comptes politique, soigneusement organisé par une organisation syndicale qui, sous couvert de défense paysanne, développe depuis des années un discours anti-écologiste, anti-État et identitaire proche de l’extrême-droite.
La Coordination Rurale 79 a utilisé la colère du monde paysan pour sa propre vengeance partisane.
Pour imposer ses idées, elle fait le choix assumé d’actions musclées, d’intimidetions et de rapports de forces comme le révèlent les vidéos filmées par les membres de la CR79 qui en disent long sur leurs objectifs lors de cette action.
La CR79 à volontairement détourné la colère générale vers une partie de la population qu’elle a choisi de stigmatiser et à laquelle elle voudrait attribuer toutes les responsabilités de son mal-être. Quels rapports entre la DNC et un bistrot de village ? Entre le Mercosur et une ferme ou un cairn ?
Les revendications annoncées n’étaient qu’un prétexte. Les cibles réelles étaient une commune, des élus, des lieux symboliques (le Café du boulevard, la ferme de la Genellerie et le cairn) pour leur refus de soutenir un modèle agro-industriel qui programme la disparition des paysannes, l’accaparement des terres et de l’eau au profit de quelques-uns via les méga-bassines, l’utilisation d’intrants chimiques (pesticides, engrais de synthèse)…
Pour la Coordination Rurale, il faut d’abord « faire la peau aux écolos » plutôt que de lutter contre les véritables responsables du mal-être paysan que sont les accords de libre-échange, la grande distribution, l’agro-industrie, les politiques européennes et nationales.
Et Melle n’est pas un cas isolé. D’autres groupes musclés de la Coordination Rurale ont déversé leur haine de l’écologie sur des locaux d’association de protection de l’environnement. (Voir aussi le CP de Vienne Nature)
Partout, nous notons que les représentants de l’État sont prévenus de ces actions mais les laissent faire. Nous voyons sur les photos et vidéos des policiers et gendarmes tout sourire, regardant les saccages se faire par des individus pourtant parfaitement identifiables.
Aucune intervention, aucune mesure de dispersion, aucune interpellation, aucun usage de la force n’a été engagé. Ce contraste interpelle profondément tant il tranche avec les dispositifs répressifs déployés lors d’autres mobilisations, comme à Sainte-Soline ou de la Confédération paysanne, où la réponse des forces de l’ordre est souvent immédiate et disproportionnée.
Face à ces actes odieux de dégradations, nous affirmons notre soutien total à la municipalité de Melle et à tou-te-s celleux qui ont été directement touché-es. Nous exprimons également notre solidarité avec l’ensemble des syndicats, collectifs, organisations, associations, citoyennes qui, à Melle ou ailleurs, œuvrent pour la défense d’une agriculture paysanne respectueuse du vivant, et de l’intérêt général.
La Coordination Rurale n’aura pas eu le dernier mot : dès le lendemain matin, un bel élan de solidarité s’est manifesté, avec la mobilisation de 12 employés communaux et d’une dizaine de bénévoles venus prêter main-forte pour débarrasser la place publique de ces ordures.
Pour affirmer notre soutien à la municipalité de Melle et notre opposition aux actes commis par la CR79, un rassemblement aura lieu vendredi 19 décembre à 18H au Pont aux Roses.
Co-signataires du communiqué :
Le collectif Bassines Non Merci 73, Solidaires 79, Solidaires 85, La France Insoumise 73, La CGT 79, UL CGT du Pays Mellois, Révolution Permanente 79, FSU79, Comités Soulèvements de la Terre du Centre Ouest, l’Action Antifasciste 79, Naturalistes des Terres, le Parti Communiste Français 79, Les Écologistes 79
Trop bizarre tout le passage pro filc : « tracteurs interdits », « en toute impunité », … Exactement le même vocabulaire que la prefecture, que les flics pour attaquer la gauche et les manifs….
Nique les fachos, nique les flics, nique les mairies, les verts, la france insoumise et toustes les sociaux traitres.sses
Ouais pareil, le truc pro-flic « pourquoi ils tapent pas sur les autres » j’ai trouvé ça craignos. L’appel à l’état et sa répression ça fait que la justifier pour tout le monde.
Et puis défendre batho qui est aussi écolo que mon verre d’eau c’est quand même abusé.
Quand elle a été ministre du logement, elle a promis une liste des batiments vides de l’état en vu de les réquisitionner pour loger des gens. Figurez vous ô suprise qu’on en a jamais vu la couleur.
C’est quand même assez pitoyable comme communiqué. Mais bon, que voulez vous, on peut pas attendre grand chose des socedems.
Étonnement la conf l’a pas signé. Elle veut pas trop de dissocier de la CR?
Bah c’est pas du tout un discours pro-flic que de dirz que and la CR, les Jeunes Agriculteurs ou la FNSEA sabotent des digues d’étangs classés, brûlent des bâtiments anciens, brûlent des bagnoles de représentants de l’État, brûlent des bâtiments où y a des habitations, détruisent partiellement des préfectures, font des menaces de mort sur des écolos ou même des représentants de l’État, coupent tous les accès principaux d’un département et entraînent des accidents à cause de ça, etc, non seulement ils ne se font pas tabasser par les flics, mais ils ne mettront pas un seul orteil en prison … quand des anars, totos ou autres font même pas le dixième de ce que font ces agriculteurs, ils font de la préventive au minimum, se prennent du ferme, passent au moins des mois en prison et se retrouvent avec des amendes mirobolantes … quand on a des potes qui ont fait de la taule pour quelques broutilles et qui en ont bien chier, ça fait un peu chier de voir ces gros réacs, misogynes et pollueurs agir en tout impunité. Et évidemment que je dis ça parce que je souhaite juste que le manifestant qui lance un caillou sur un crs ou casse une vitrine ait le même traitement que celui qu’on les fascos des campagnes.
Si vous avez pas conscience de ces trucs là c’est que vous devez pas avoir beaucoup de gens autour de vous qui ont subi de la répression, et que vous devez pas bien connaître le monde agricole et ses héritiers enfants gâtés qui se croient tout permis parce que l’État a peu d’eux. Si on retirait la PAC et qu’on leur foutait une taxe pour pollueur ils se sentiraient certainement moins intouchables, déjà !
Dire « Partout, nous notons que les représentants de l’État sont prévenus de ces actions mais les laissent faire. Nous voyons sur les photos et vidéos des policiers et gendarmes tout sourire, regardant les saccages se faire par des individus pourtant parfaitement identifiables. » C’est quand même appeler à ce que les « individus pourtant parfaitement identifiables » se fassent arrêter, ou regretter qu’ils ne l’aient pas été alors que c’était possible.
Y’a aussi le passage « Ont alors été déversés, en toute impunité, entre 800 et 1 500 m2 de déchets »
En toute impunité… Et on va se plaindre de déversement de déchets…
La moitié des signataires si leur parti était au pouvoir aurait pas de problèmes à envoyer les flics sur des manifs. C’est pas que des mauvaises tournures de phrases, c’est toute une conception de l’ordre qu’on peut lire.
C’est pas pour nier qu’il y a pas un traitement différent, mais ça peut se dire sans ce language policier et ces dénonciation d’un manque de répression.
Qu’une action antifasciste signe un texte pareil ça questionne. C’est le retour du bon vieux front antifasciste réformiste.
Delphine Batho n’a jamais été ministre du logement.
Tu confonds probablement avec Cécile Duflot…
Effectivement, tract salutaire, merci
Voir aussi ces échanges avec le porte-parole de la Confédération Paysanne et un militant des Soulèvements de la Terre autour de la question de la crise systémique du monde agricole.
Apporte bien des nuances sur ce qui se passe, qui ne concerne pas que le « monde agricole » !
https://www.youtube.com/watch?v=xRE-Dv56jTc
Aussi, à lire, le communiqué des Soulèvements de la Terre
https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/stop-a-labattage-total-appuyons-les-blocages
également
https://sgtcgt.noblogs.org/post/2025/12/14/labattage-des-troupeaux-est-une-aberration-tract-dnc/
Le fan club de bouteldja qui apporterait de la « nuance » ce serait une première. Le racket politique n’a pas de limite on dirait.
Au moins on est rassuré, ils ne sont pas contre l’économie, tout va bien…
En effet, le contexte manquait, merci .. cela dit, ces analyses de la prolétarisation du « monde agricole » et de sa structure capitalistique sont bienvenues dans le brouhaha ambiant, non ?
Et la proposition de prix minimum d’entrée, semble bien un levier économique souhaitable, sauriez-vous la critiquer ?
Il s’agit avant tout de contrer la coordination rurale sur le terrain, avez-vous des suggestions de matières grises ?
et devant l’impasse de la reprise des fermes à court terme, une redistribution des terres et accompagnement serait une proposition crédible, à formuler ?
Souffrant d’une certaine inculture, ne pas hésiter à compléter
On en parle aussi sur alter-vienne.info
https://alter-vienne.info/spip.php?article732
https://alter-vienne.info/spip.php?article733
Oui des analyses sont plus que bienvenues.
Mais ce que raconte la conf et les SDT c’est plus de la propagande qu’une réelle analyse. A quoi s’attendre de plus sur une chaine youtube comme PDH d’ailleurs?
C’est assez étrange de les voire essayer de se distinguer du complexe agro-industriel quand ils en sont parti prenante (plus ou moins volontairement certes). Par exemple les « petits » producteurs de laits le vendent à des centrales comme lactalis qui fait le tour des fermes, de la même façon que les « gros ». Ils ne sont pas en dehors comme ils essayent de le faire croire.
Si on parle d’analyse, je trouve celle-ci beaucoup plus intéressante et factuelle (hormis tout le baragouinage communiste) https://artifices.blog/2024/02/07/chacun-sa-place-a-lombre/
Quelques passages:
« la petite propriété familiale s’est toujours caractérisée par l’exploitation, plus ou moins gratuite et plus ou moins volontaire, des femmes et des enfants. Une des raisons de la perpétuation de la petite exploitation familiale est d’une part l’extraordinaire résilience dont cette forme sociale a su faire preuve dans l’histoire, car l’exploitation du foyer domestique, lorsqu’il est quasiment impossible d’y échapper, est sans limite ou presque. D’autre part, le fait que, d’une manière quelque peu contradictoire, la préservation de ces petites exploitations familiales a longtemps été au centre des politiques agricoles, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Représentant une forme de réserve, de soupape de sécurité en cas de troubles à travers un maillage géographique de petites exploitations, elle a toujours servi, du point de vue étatique, à donner forme à la préservation des intérêts nationaux, que ce soit au niveau strictement alimentaire, ou sur le plan idéologique, formant une arrière-base de valeurs authentiques, patriotes, enracinées dans un labeur idéalisé et des structures familiales traditionnelles »
« Les années 1970 ont vu l’entrée massive des femmes sur le marché du travail salarié. Les formes familiales continuent d’évoluer en conséquence. La contrainte et l’astreinte à passer sa vie avec le même homme-patron en milieu rural n’est plus la même qu’il y a 30 ou 40 ans. Ainsi, si les experts s’accordent sur le fait que nous sommes en train d’observer l’agonie terminale de la petite exploitation familiale, ce n’est peut-être pas tant sous le poids de la concentration des capitaux, que sous la pression du délitement des formes familiales nucléaires et patriarcales. »
Ça me parle parce que pour avoir fréquenté pas mal de paysans de la conf’ 44 ou proche, j’ai pu constater qu’ils partageaient beaucoup des aspects réactionnaires de la paysannerie:
* la glorification du travail, et partant le mépris des sans-travail. Et plus le travail est dur à la tâche plus le respect est grand. C’est le soubassement idéologique à la justification de leur auto-exploitation de plus en plus intensive.
* un rapport à la « terre » et au « vivant » qui n’est pas différent de celui des autres franges des agris. Ça se ressent dans le discours du porte parole des SDT dans PDH d’ailleurs. L’abbatage systématique des troupeaux n’est pas combattu pour des raisons de protection du vivant ou d’attachement affectif à son troupeau, mais parce que ce troupeau est « adapté au système » de production de l’agri et qu’il mettra des années à en reconstituer un qui le soit autant. C’est le vivant comme un maillon de la chaine de production et rien d’autre. Quelque chose à optimiser dans la quête à la productivité. C’est tout à fait contradictoire avec le point de vue écologiste, dans le sens du changement de paradigme de « rapport au vivant », et ne parlons même pas du point de vue anticapitaliste.
Et c’est sans parler des phénomènes de racisme observés, mais ça n’est pas spécifique aux agris.
Si les plus autoritaires des « autonomes » de la ZAD (les mêmes qui d’ailleurs ont fondé les SDT) ont choisit de s’organiser en priorité avec les agris, et de mettre l’accent sur les « gentils zadistes écolo qui travaillent la terre pour l’autonomie alimentaire », il faut pas oublier que ce n’était pas au goût de tout.e.s les occupant.e.s (en partie pour ces raisons) et parfois même sur le dos de certain.e.s (parfois dans une certaine alliance de classe).
Dans tous les cas autant dire que c’est pas en s’alliant par corporatisme avec le syndicat de faschos comme le fait la conf (syndicat qui n’a rien à envier a la FNSEA en terme de libéralisme d’ailleurs) qu’on combatera le fascisme. Et avec tout ce qui est expliqué au dessus, ça n’est pas si étonnant que cela arrive. Il y a beaucoup de commun.
Pour ce qui est de la « redistribution des terres et un accompagnement », dans un système d’état et d’économie de marché, je ne vois pas comment ça peut être viable. Ça ne peut pas l’être je pense sans dépasser les contradictions inhérentes au monde agricole, dans une critique anti-capitalisme. Sinon ça ne peut être que voué à l’échec ou mener à un aménagement du capitalisme.
J’ai pas moi même de réponses à toutes les questions que ça soulève, mais en tout cas s’allier avec la conf ou plus généralement les agris de manière aussi acritique sans pointer les contradictions, c’est problématique quand on se situe d’un point de vue anticapitaliste ou même simplement écologiste.
Merci pour le point de vue bien étayé, j’espère de nature à succiter le débat à la conf