ACAB on est parti.e !
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Le 13 décembre, la Chapelle accueille l’ACAB Party organisée par le Secours Rouge de Toulouse. Au programme : une projection, des discussions, des trucs à vendre, de quoi manger. Bref une journée comme il s’en est passé des centaines depuis l’ouverture de ce lieu.
Sauf que la semaine avant cet événement, on voit des fafs de CNEWS en parler pendant 15 minutes, ça fait couler de l’encre aussi dans les journaux (Europe 1, le Parisien, nos amis de la Dépêche …).
Et Moudenc ce charognard en campagne en profite pour tweeter à ce sujet, et prendre la défense de ses gentils petits toutous dont il espère sans doute les voix pour les municipales, les sales condés. Rien d’étonnant jusque-là, lui qui a recruté à tour de bras, a foutu des cams partout, leur a donné tous les joujous qu’ils demandaient …
En tout cas ce tapage a permis à la préfecture de mettre la pression sur l’évènement en postant des flics dans les rues aux alentours de la Chapelle : des gentes se font contrôler, les sacs sont fouillés. Puis un peu plus tard, les camions finissent par se casser et les personnes peuvent rentrer sans se faire contrôler.
On est un peu plus de 300 personnes, la Chapelle est blindée. Et alors que la dernière discussion a commencé depuis à peine 20 minutes, discussion présentée par une sociologue abolitionniste pénale qui vient juste de nous dire qu’il faut un abolitionnisme de la police revolutionnaire, on nous annonce qu’un arrêté a été scotché devant la Chapelle et que les organisations prennent la décision d’annuler la suite de journée.
On assiste alors à une scène plus que lunaire, où 300 personnes se lèvent en criant « Tout le monde déteste la police ! », en pleine conférence sur « Comment abolir la police ? » et quittent les lieux face à cet arrêté.
En 10 minutes, la Chapelle est quasi vide. Les organisations viennent de se coucher face à un bout de papier qui interdit l’évènement depuis 13h alors qu’en plus il est 18h passé. Sans possibilité de discuter, sans possibilité de résister collectivement alors qu’on est des centaines, sans rien en fait … Et Moudenc peux censurer des discussions politiques pépouze en restant sur son canap !
Parce que l’excuse de « c’est pour que les personnes ne se prennent pas d’amende qu’on a arreté l’évènement» en les foutant dans la rue où elles risquent justement de se faire mancher ne nous a pas convaincu. On pense plutôt que la mairie tient la Chapelle en faisant traîner le processus d’achat du lieu (qui lui appartient toujours) et que ça aurait été plus honnête de le présenter comme ça …
Parce que caler le mot « révolutionnaire » à toutes les phrases ne fait pas qu’on le soit … C’est les pratiques qui comptent, et se coucher face à un arrêté sans rien essayer alors qu’on avait le rapport de force ne nous semble pas tout à fait cohérent avec le discours tenu par le Secours Rouge
Parce qu’on se doute que stopper un évènement suite à un arrêté, ça laisse à penser que ça se reproduira vu l’efficacité que ce bout de papier a eu, et que la Chapelle acceptera à nouveau cette décision sans broncher.
Parce que pour nous ACAB signifie quelque chose politiquement, c’est un cri mondial de ralliement contre cette police qui nous oppresse et pas juste un super logo à mettre sur tous les goodies vendu à prix fixe à des cool kids.
Parce qu’avoir une énorme banderolle ACAB et des voitures de police en feu en déco ne fait pas tout.On a eu envie de vomir ce texte.
ACABisous et joyeux 1312 !
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