A NGE, Comte TP, Veolia etc.

 

 

Une route de plus vers nulle part

poème d’une attaque contre Cheval TP et la SNCF

on pourrait croire que tôt ou tard

les villes se cognent à des limites

qu’autour ça craque de zones et d’sites

et qu’on peut plus aller plus vite

 

on pourrait s’dire que ça suffit

béton bitume aménag’ments

ils s’enrichissent à l’étal’ment

complices sont les gouvernements

 

on pourrait cesser d’ignorer

qu’ils extraient des tonnes de matières

toues ces gravières et ses carrières

la terre pleure des larmes de poussière

 

on pourrait peut être sout’nir

celleux qui s’battent contre le désatre

de St Péray à Toulouse-Castre

rebelles diurnes ou sous les astres

 

on pourrait se rendre en Ardèche

où les machines saccagent la plaine

les réfractaires ils les malmènent

ballet de keufs de camions-bennes

 

ils pourraient apprendre à nous craindre

ceux qu’ont les lois de leurs cotés

ou les moyens d’les contourner

ils parient leurs propriétés

 

on pourrait attendre qu’y fasse noir

franchir les clôtures en silence

disposer nos bouteilles d’essence

éclairer c’trou de not’ vengeance

 

on pourrait entendre le lend’main

« ah les vandales, ah les vauriens »

leurs commentaires ça nous fait rien

l’incendie nous a fait du bien

 

une dernière strophe pour la route

qu’celle-ci se fasse ou se fasse pas

on calcule pas les résultats

on joue on s’aime et on se bat