[Livre]Libération totale. Perspectives révolutionnaires dans un monde mortifère.
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Quatrième de couverture :
« Les excuses creuses que les défenseurs de l’existant nous serviront n’ont pas de limite. Mais il est temps d’en finir avec eux et de rompre résolument avec les certitudes de ce monde, qui n’offrent plus aujourd’hui que la certitude de l’extinction. Pour que la biodiversité survive au siècle, l’humanité doit oser remettre en cause l’économie elle-même. Une tâche souvent impensable quand on sait que l’économie a été la principale bénéficiaire de la pulsion religieuse, avide de nouvelles formes depuis la mort de Dieu – le retrait progressif du théisme en tant que force morale stabilisatrice. Pourtant, il n’y a aucune chance de rédemption ici. Il n’y a pas de vie après la mort où chercher le salut, ni d’autre planète où s’échapper. L’économie doit être détruite. Il faut la démolir complètement. Sinon, elle ne fera qu’arriver à destination, achevant sa course suicidaire vers le bord de la falaise, emportant chacun d’entre nous avec elle. »
Libération Totale propose une perspective révolutionnaire holistique visant à démanteler toutes les formes de hiérarchie – une approche insurrectionnelle d’un genre nouveau fondée notamment sur l’écologie sociale, l’écologie profonde et l’antispécisme. Ce petit livre, publié au milieu d’un été chaud de rébellion, en 2019, répond à cette question ancestrale à laquelle tous les révolutionnaires sont confrontés, mais qui ne cesse de se poser avec une urgence sans précédent depuis l’année de sa publication : qu’est-ce qu’on va bien faire bordel ? !
Sommaire:
Préface à l’édition française p. 9
Introduction p. 15
I- Le contexte du 21ème siècle
De la lutte des classes à la politique de l’identité p. 19
Le prisme de la hiérarchie sociale p. 32
II- L’écologisation de la révolution
La libération des animaux p. 39
La libération de la Terre p. 48
III- Une lutte, un combat
Économie et écocide p. 57
Interconnexions d’oppression p. 69
Une éthique de la libération totale p. 79
IV- Mise en pratique
Les limites de l’activisme p. 89
L’effondrement de l’ouvriérisme p. 98
L’impasse révolutionnaire p. 106
V- La voie insurrectionnelle
« Le secret, est de vraiment commencer. » p. 113
La question de l’organisation p. 121
Décembre 2008 p. 133
VI- Zones autonomes
La révolution dans le monde réel p. 145
Les zones de résistance p. 151
VII- Repousser les limites
L’anarchie rendue vivable p. 161
« Tirer le meilleur parti de chaque crise » p. 171
VIII- Affronter l’avenir
« Il est plus tard que nous le pensions » p. 181
Mille Syrie p. 193
Choisir son camp dans un monde qui se meurt p. 202
212 pages / Prix Libre
Pour commander des exemplaires : liberation-totale[AT]riseup.net
à propos de l’existant, un petit livre était sorti, il y a quelques années :
« A couteaux tirés avec l’Existant, ses défenseurs et ses faux critiques » aux éditions mutines, https://mutineseditions.fr/livres/a-couteaux-tires/
Enfin, s’il est un point qui nous tient particulièrement à cœur, c’est de sortir de la tyrannie du nombre qui sert trop souvent d’excuse à la résignation ou à l’expectative. Agir à peu et sur des bases claires ne signifie en effet pas forcément agir isolément. Si on sait que quelques nuages noirs suffisent à obscurcir le ciel, on sait également que tout objectif de lutte spécifique que l’on pourrait mener à quelques-uns contient aussi en soi, potentiellement, la violence de tous les rapports sociaux. La question n’est alors pas de voir autour de soi un océan plus ou moins vaste d’esclaves, mais de savoir ce que nous voulons, nous.
« Il sera toujours temps de claquer la porte ; autant se révolter et jouer ».
« A couteaux tirés avec l’Existant, ses défenseurs et ses faux critiques ».
co-édité avec Typemachine (Gand), octobre 2007, 112 pages
(traduit de l’italien)
gratos sur : https://infokiosques.net/spip.php?article918
En s’exerçant un peu, on pourrait passer des jours entiers sans la moindre idée. Les rythmes quotidiens pensent à notre place.
Du travail au « temps libre », tout se déroule dans la continuité de la survie.
On a toujours quelque chose à quoi s’agripper.
Au fond, la caractéristique la plus stupéfiante de la société actuelle est de faire cohabiter les « petits conforts quotidiens » avec une catastrophe à portée de main.
En même temps que l’administration technologique de l’existant, l’économie avance dans l’incontrôlabilité la plus irresponsable.
On passe des divertissements aux massacres de masse, avec l’inconscience disciplinée des gestes programmés.
L’achat-vente de mort s’étend à tout le temps et tout l’espace.
Ce texte nous vient d’Italie, publié initialement en 1998.