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Valls,  Ayrautlt,  Sarkozy,  Hollande ou  Morano   :    de droite comme de gauche, l'Etat n'a qu'un nom. 

Manuel Valls, le pantin actuellement en charge de l'Intérieur, menace ouvertement les ouvriers. « Je lance un avertissement, il n'y a pas de place pour la violence », déclare à la radio celui dont la fonction est de réserver le monopole de la violence sociale à la seule classe capitaliste. « Il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. J'en appelle évidemment à la retenue, au dialogue social, à la recherche de solutions ».

Il n' y a pas de « recherche de solutions ».

La crise se traduit par une baisse mondiale du coût de la force de travail : ce qui veut dire rogner sur les salaires, le revenus, les retraites, ce qui veut dire fermer ici les usines pour exploiter ailleurs, dans des conditions encore plus ignobles, des prolétaires à bas prix. Ceci est une vérité du capitalisme actuel qu'aucune gesticulation gouvernementale, qu'elle soit signée Valls ou Montebourg, ne peut plus masquer.

L'Etat n'est pas un rempart contre « l'ultra-libéralisme », les « patrons voyous » ou la « finance internationale » : car l'Etat est un des piliers, et non des moindres, de ce dont il prétend vouloir nous protéger.

Croyez à la fiction des « solutions » qu'on va chercher ensemble sinon vous gouterez à la réalité de la matraque que vous recevrez dans la gueule : voilà, prolétaires de chez Peugeot, Goodyear, Petroplus ou d'ailleurs, le message que vous adresse l'Etat.

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