[St-Brévin-Les-Pins ] Appel à rassemblement en solidarité avec les réfugié-e-s

Mot-clefs: Guerre Economie Racisme Répression Resistances contrôle social / actions directes antifascisme anti-repression immigration sans-papieres frontieres
Lieux: saint-brévin-les-pins

le dimanche 16 octobre 2016 à 14:00

Entre 50 et 70 réfugié-e-s doivent arriver à Saint brévin les pins (44) dans la perspective de l'évacuation de la "jungle" ces prochains jours.

Depuis septembre, des associations de riverains comme "libertés et entraide" ou le "collectif Brévinois contre l'implantation de migrants" s'agitent pour s'opposer à l'acceuil d'exilé-e-s. (https://nantes.indymedia.org/articles/35620)

Tout gonflés du soutien putride du FN, ces nazillons et collabos ordinaires en profitent pour cracher leur haine et leurs discours xénophobes comme ils l'ont fait samedi 08/10, et projettent de le faire demain samedi 15) à Saint-Brévin, .

En solidarité avec les réfugié-e-s de Calais et d'ailleurs, rendez vous dimanche 16, à 14h devant la mairie de Saint Brévin.

Fachos, hors de nos vies!...

pour infos: http://www.lecourrierdupaysderetz.fr/2016/10/14/nouvelle-manifestation-contre-les-migrants/

Commentaires

> un peu tard...

Samedi soir dernier, après la manif sur la ZAD qui a rassemblé 40 000 personnes, un appel à se rassembler à St Brevin avait été lancé, étant donné qu'il y avait un meeting FN maquillé en débat public.
Au rendez-vous, dans la salle, signes nazis, propos gerbants, service d'ordre filtrant les arrivants, des partisan-e-s de la solidarité ressortant en larmes... expérience amère.
D'autant plus amère que nous étions une vingtaine d'opposant-e-s aux fachos maintenues à l'extérieur de la salle, face à environ 150-200 xénophobes à l'intérieur.

Pendant ce temps là (19h/20h), des milliers de personnes commençaient à préparer leur soirée sur la ZAD, petit apéro et compagnie, alors même que des annonces relayaient l'appel au mégaphone sur la scène. On a pu entendre beaucoup dire "il ne faut pas nous diviser, on envoie un message plus fort depuis la ZAD". Exemple flagrant de manque de solidarité.
Cette non réaction face à un fascisme dur, proche de nous et concret est plus flippante que la xénophobie elle-même.

On appelle ça un vrai coup manqué. Et vu la banalisation galopante du fascisme et de ses manifestations, il serait grand temps qu'on se pose la question de ce qu'on fait pour que ça ne se reproduise pas.
On est prêt-e-s à manifester, résister et désobéir à la loi pour empêcher la construction d'un aéroport, mais est-on prêt à faire de même pour soutenir des milliers de réfugiés et empêcher à tout prix le fascisme de l'emporter sur la solidarité ??
Ces 40 000 personnes en ont-elles quelque chose à foutre du massacre perpétré par l'armée française en Syrie et ailleurs ?? des milliers de corps inertes gisant au fond de la mer Méditerranée?

C'est certain, la posture d'opposant-e à un "aéroport inutile", traversant en chantant le bocage, bâton à la main, avec soirée dansante, galette, biniou et sticker jaune sur sa voiture est plus CONFORTABLE.

> titre mal choisi

Mon titre est mal choisi, IL N'EST JAMAIS TROP TARD pour couper l'herbe sous le pied du fascisme, dimanche soyons plus nombreux-ses qu'eux pour la "2ème mi-temps" !!
Pour être encore plus réactive-f-s, rapprochons nous davantage des assos "solidaires" de st brevin et st nazaire...

> sois plus précise

Les 40 000 personnes qui ont fait l'effort de venir à NDDL pour confirmer leur opposition au projet, pourtant sanctifié et sanctuarisé par un référendum, ne sont pas des brêles. Elles ont commencé à refuser la servitude volontaire et tu sais que c'est le premier pas qui compte pour passer à plus...

Tu n'es pas contente parce qu'elles ne sont pas venues à Saint-Brevin pour ajouter à leur rejet des GPII le refus du racisme. Tu pourrais aussi leur en vouloir de ne pas se mobiliser en soutien aux condamné-e- de la loi Travaille qui prennent en ce moment des amendes records et de la prison, en soutien aux Goodyear, aux victimes haïtiennes de Matthew, aux kurdes du Rojava, etc. Bref tu te poses en juge de l'éthique radicale.

Tu ferais mieux de faire gaffe aux mots que tu utilises. Tu parles de "nazis", de "fascisme", pour prouver ta révulsion face au racisme brévinois qui, téléguidé par le FN, sort au grand jour à l'occasion de l'expulsion de la "jungle". En utilisant précisément ces termes - bonjour le point Goodwin! - , tu tombes justement dans l'impasse de l'antifascisme, antifascisme qui pose le clivage principal de la société entre "fascisme ou démocratie" au lieu de le poser, comme ta radicalité devrait t'y amener (!?), entre "capitalisme ou révolution". Parce que le racisme dans la société actuelle, ce n'est pas une question de morale à deux balles ("ils sont pas gentils!"), c'est une question de classe dissimulée par de soi-disants différences irréconciliables entre groupes humains, mis en rivalité par le capitalisme: aujourd'hui les petits "blancs" déclassés ou en voie de déclassement face à des arrivants plus pauvres.
Bref tu nous fais une leçon de morale, qui se veut exemplaire, alors qu'en fait tu participes à amorcer cette vieille pompe (à merde?) que l'on nous ressort à chaque élection, depuis 2002, où certaines nous appellent à faire barrage au fascisme et à taire nos envies de révolte contre ce système qui crèe le racisme institutionnalisé et instrumentalisé pour diviser les exploitées.

Le système politique et les racistes de Saint-Brévin aimeraient qu'on arrête de parler de choix de société - "quoi produire, pour qui et comment?" -, pour uniquement parler de la question migratoire: forcément c'est plus facile de cogner des migrants que de se coltiner les gardiens de l'ordre... C'est justement ce qu'ont refusé en actes les personnes rassemblées à la ZAD, pour sortir des faux choix qui leur sont proposés. Le FN voudrait ne parler que de Calais, et oublier NDDL. Ben justement, à nous d'imposer le débat de société et le terrain de lutte où nous avons des chances de gagner et de montrer que nos vrais ennemis sont bien de chez nous, au chaud derrière des armées de flics et de vigiles, dans les conseils d'administration des multinationales et des banques, dans les assemblées européenne, nationale, régionale, municipale....
La vraie offensive n'est pas forcément là où on croit!