Vendredi 3 octobre 2014 / 20h

Projection du film Les diablesses de Harry Cleven (2007 / 80 min) : retrace l’histoire d’une jeune fille dans la France des années 50, enfermée dans une institution religieuse après avoir été surprise à flirter avec un garçon par ses parents…

Vendredi 10 octobre 2014 / 20h

Soirée-débat autour de l’institution du Bon Pasteur et de la délinquance juvénile dans la France du XXe siècle. Approche historique et sociale par Éric Pierre, historien de l’éducation correctionnelle à l’université d’Angers et Yves-Marie Leber, travailleur social et doctorant en sociologie.

Vendredi 17 octobre 2014 / 20h30

Soirée de clôture du cycle autour du témoignage d’une ou plusieurs femmes qui ont « vécu » au Bon Pasteur dans ses dernières années d’existence. Présentation de leur quotidien dans cette institution.

 

La librairie associative « Les Nuits bleues » tiendra une table au long des trois soirées du cycle.

Une exposition sur l’institution du Bon Pasteur sera également présentée lors de ces soirées.

Institution catholique créée au milieu du XIXe siècle, le Bon Pasteur d’Angers naît avec pour principal objectif de redresser les « filles perdues ». Les congrégations religieuses qui géraient ces institutions prenaient en charge (enfermaient) des jeunes filles dites « délinquantes » afin de « sauver ces âmes perdues » bien souvent par la prière et le travail. Ces jeunes filles étaient pour la plupart placées là par leur famille ou par le ministère de la justice. De nombreux établissements ont été créés ensuite en France à partir de la maison-mère angevine. Les centres ont été fermés dans les années 1970, mais la « maison mère » basée historiquement à Angers existe toujours. Les archives du Bon Pasteur à Angers n’ont été ouvertes qu’en décembre 2013.

La volonté d’organiser ce cycle est née avec la libération de la parole des femmes qui ont vécu dans ces institutions, grâce à un forum internet créé il y a deux ans, et à la suite d’une rencontre avec l’une d’elle, Marie-Christine. Au vu de toutes les horreurs, privations, humiliations et folies vécues pendant l’année ou les années passées dans les centres, les voix sont restées muettes des dizaines d’années. Maintenant qu’elles commencent à se délier, il semble pertinent de rendre visibles ces souffrances et le vécu de ces femmes, trop longtemps ignorées.

http://collectifemancipation.blogspot.fr