https://loukanikos.noblogs.org/

 

Le Japon s’industrialise à marche forcée au XIXe sicèle. La société se transforme brutalement : une bourgeoisie industrielle s’affirme tandis qu’émerge une classe ouvrière exploitée. Dans le même temps, l’Empire japonais se lance dans l’expansion en Asie – notamment lors de la guerre sino-japonaise – et forge un nationalisme centré sur la figure impériale afin d’assurer l’unité idéologique et réprimer les contestations. Face à cela se développe une critique de l’impérialisme portée par diverses tendances politiques — socialistes, anarchistes, mouvance chrétienne — mais aussi par des luttes concrètes dans les usines, les mines et les campagnes. Au début du XXᵉ siècle, la guerre, l’inflation et la dégradation des conditions de vie alimentent une radicalisation d’une partie du prolétariat. Émeutes du riz et conflits ouvriers font alors de la lutte des classes un moteur durable des revendications sociales au Japon.

Après la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme du conflit et l’occupation américaine font du Japon un pilier du dispositif anticommuniste en Asie, l’impliquant indirectement dans les guerres de Corée et du Vietnam. À partir des années 1960, un puissant mouvement étudiant, notamment antimilitariste, s’oppose à l’alliance militaire avec les États-Unis (ANPO). La mobilisation culmine en 1968-1969 avec de violents affrontements de rue, des attaques contre des bases militaires et l’occupation massive d’universités à travers le pays. Ces luttes s’inscrivent dans un contexte international de contestation, de la mobilisation mondiale contre la guerre du Vietnam aux soulèvements de 1968. Pourtant, les années suivantes marquent progressivement la fin de ce cycle de luttes particulièrement intense.

 

On propose lors de cette permanence de revenir ce qui a constitué les moments les plus intéressants de ces luttes et les organisations politiques qui les ont portées. En particulier celle dite de la « nouvelle gauche » qui s’affirme en rupture avec le stalinisme. Nous diffuserons également un document vidéo tourné sur place pendant les événements de 1968-69 que des camarades nous ont transmis. 

L’occasion de replonger dans l’intensité de ces mobilisations.

 

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LOUKANIKOS

Un local révolutionnaire à Rennes

OUVERT TOUS les VENDREDIS de  :  18h À 20H

Au square du 8 mai 1945 – Rennes

Arrêt Héronière (C5)

mail : loukanikos_rennes@riseup.net

 

Le Loukanikos est un espace politique ouvert à tous les prols révoltés qui veulent s’organiser au sein des luttes, en rupture avec ce qui fait ce monde et ceux qui le défendent, les gestionnaires de la misère et les publicitaires de cette vaste escroquerie qu’est le capitalisme.

Dans les luttes, les positions révolutionnaires sont souvent balayéespour des compromissions d’infortune avec les organisations politiques degauche, qui se bornent à repeindre le capitalisme pour s’y frayer uneplace au chaud. Les alliances opportunistes des différentes organisations politiques ne proposent qu’une défense de leurs misérables existences et participent à l’intégration des luttes à l’Etat. Ces politicards de tous bords font miroiter au travers d’un discours démocrate l’illusion du pouvoir et de la puissance, en reproduisant les logiques du capital.

A l’heure où la guerre fait rage et les conflits s’étendent, on noussomme de participer à l’effort et l’économie de guerre sans bronchertout en continuant d’aller au turbin.

Pour nous qui voulons la défaite de toutes les nations, le slogan«Guerre capitaliste ou révolution mondiale» n’a jamais été autantd’actualité !

Ce local se veut un lieu de rencontre de celles et ceux de notre classequi se révoltent et cherchent le commun autour d’eux ; nous voulonsrenforcer ce commun dans une perspective d’autonomie de classe encombattant activement les directions qui détruisent la lutte par ladivision et l’intégration aux instances de médiation.Un espace où l’on peut mettre en commun les outils nécessaires pour nousorganiser. Prendre part aux luttes en portant leur élargissement, leurrupture, leur approfondissement, pour détruire définitivement lecapitalisme.

Un local pour comprendre la période à travers ses crises, ses guerres etindéniablement sa perspective révolutionnaire. En ouvrant desdiscussions sur l’actualité des mouvements à l’international et sur cessoulèvements qui effritent l’ordre en place, pour comprendre le mondetel qu’il se recompose, tel qu’il nous écrase. Tendre vers une réflexionthéorique collective pour échanger sur le contenu du communisme, lesstratégies qui ont existé et leurs échecs mais aussi celles qui émergentdans les luttes de notre temps, comme point de départ d’une interventionrévolutionnaire dans les combats à venir.

Ainsi nous souhaitons participer à l’élaboration d’une société sansexploitation, sans Etat, sans propriété ni argent, dans laquelle lesrapports sociaux seraient libérés de la médiation par la marchandise etde ce qui nous aliène en rythmant chaque activité de notre vie. Unesociété basée sur la coopération et l’entraide permettant une véritablemise en commun de nos ressources et moyens.

Construire le communisme ne sera possible que par une révolution sansfrontières qui abolira toutes les classes.