Le 27 février, pendant une manifestation del’AG de Rennes 2 contre l’austérité budgétaire, une altercation éclate entre le cortège et deux fafs. Une enquête est ouverte et sept camarades sont arrêté.es.
Les deux nazillons portent plainte : Leonard Thomazo, militant de l’UNI et chef du RN Jeunes llle-Et-Vilaine, et Elouan Racineux, militant de l’UNI et assistant parlementaire du député européen RN Gilles Pennelle.

Lors de leur passage en comparution immédiate début mars (procédure accélérée), les sept camarades demandent un délai pour préparer leur défense : renvoi au jeudi 24 avril.

L’échaffourée devant la fac de droit nous rappelle que l’antifascisme est un outil du mouvement social pour combattre l’un de ses ennemis. Face aux attaques de la police et de la justice contre nos pratiques, démontrons notre solidarité !

Contre la justice qui veut individualiser ces pratiques, répondons-y collectivement : ne laissons personne seul !

C’est pourquoi nous appelons à un RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN JEUDI 24 AVRIL À 14H
SUR LE PARVIS DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE RENNES
(Métro B – Arrêt Colombiers)

De plus, lors du passage en comparution immédiate des camarades, les fascistes sont venus en nombre : 25 ! Du jamais vu depuis des années à Rennes.

LR, UNI, RN, Reconquête, Oriflamme, fafs de rue et anciens candidats aux élections, toute la petite bande était de sortie. Jamais assez prudent, quelques gaillards grisonnants du DPS, le service d’ordre du RN, ont été appelé pour les rassurer.

C’est une nouvelle preuve que l’UNI, au carrefour de l’extrême-droite, est le premier pourvoyeur de ses futurs cadres-dirigeants et que, de la droite « républicaine » aux néo-nazis, ils finissent tous par se côtoyer. En réponse, affirmons que dans les facs, à Rennes et même au tribunal: les fafs ne sont pas les bienvenus !

Dans leurs appartements dorés ou leurs granges miteuses (Bardella en 2022), lors des meetings ou des rassemblements, empêcher leur réunion répond à un objectif concret : enrayer leurs recrutements, les priver de force et ainsi les désorganiser.

Enfin, positionnons nous contre la justice. Elle n’est pas du côté des fascistes ou des antifascistes mais du côté de l’ordre. Elle condamne continuellement le mouvement social, il est donc illusoire et même dangereux de lui demander d’agir contre nos ennemis.

En portant plainte contre l’extrême-droite, en demandant à la justice de convoquer, de perquisitionner, de condamner et même de dissoudre, c’est l’appareil répressif d’Etat que nous renforçons. Cela finit immanquablement par se retourner contre nous, le procès du 24 avril en est l’énième preuve.

La bataille est dans la rue, l’un.e d’entre nous est touché.e et nous répondons toutes et tous.

Contre les fascistes et la justice, soutien aux inculpé.es !