Le gouvernement veut-il nous protéger ?

Mis a jour : le jeudi 1 avril 2021 à 16:00

Mot-clefs: coronavirus
Lieux:

Cela fait maintenant un an que nous subissons un déferlement de restrictions de nos libertés les plus basiques. Il est devenu quasiment impossible de sortir de chez nous sans avoir l’impression d’être suspect, sans devoir se justifier de nos moindres faits et gestes.

Dans tout le pays, et au-delà des frontières, la vie sociale a été réduite à son minimum. Il nous est interdit de nous rassembler, certains d’entre nous sont en télétravail et ne voient plus leurs collègues, d’autres continuent d’aller au travail et doivent se plier à des rituels absurdes en guise de « protocole sanitaire », tandis que d’autres n’ont pas cette « chance » et n’ont plus de travail.

Il est devenu normal de passer des mois sans voir le visage d’autres personnes que ceux de nos proches. Il est également devenu normal que la nuit soit un moment où il est strictement interdit de sortir de chez soi. Il deviendra bientôt normal d’avoir l’interdiction de parler dans les transports en commun.

  • Comment une épidémie, dont la dangerosité est relative à l’état du système de santé, peut-elle justifier des mesures dictatoriales ?

On peut facilement constater que les gouvernants utilisent les statistiques épidémiques pour justifier n’importe quoi, n’importe quand, et que leurs décisions n’ont aucun rapport avec des mesures sanitaires.
Ce prétexte de l’épidémie n’est pas toujours utilisé, par exemple en décembre dernier lorsque le gouvernement et sa police politique se sont empressés de ficher les opinions politiques de l’ensemble de la population.

Et remettre en question ce discours officiel, tel qu’il est dicté par le gouvernement et les médias, est aujourd’hui systématiquement qualifié de « complotiste ». Toute critique est automatiquement associée aux absurdités d’extrême-droite.
Ce n’est pourtant pas complotiste que de dire que la bourgeoisie s’organise, elle ne s’en cache d’ailleurs pas vraiment. Ce n’est pas complotiste de dire qu’elle peut mentir et déformer la réalité pour servir ses intérêts, c’est aussi ce qu’elle fait en permanence.
Lorsqu’un discours critiquant les décisions, stratégies et objectifs du pouvoir est pourchassé, il n’est pas exagéré de dire que la société est entrée dans le totalitarisme.

Tout en nous conditionnant à rester passifs, les capitalistes s’activent partout dans le monde. Ils continuent de s’organiser. Ils se préparent sur tous les plans : politiques, juridiques, militaires… Leurs décisions de détruire une partie de l’économie en fermant certains commerces n’est pas contradictoire avec leurs intérêts. En cherchant à rétablir leur taux de profit, ils peuvent sacrifier une partie du capital, l’histoire l’a déjà montré. L’histoire a également montré que cela ne se faisait pas sans conséquences pour nous. Lorsque les aides de l’État au chômage partiel et aux entreprises seront supprimées, les effets déjà visibles de la crise seront dévastateurs : chômage, sécurité sociale, salaire, tout ce qui nous permettait de survivre aura terminé d’être réduit à presque rien.

  • Devons-nous accepter de vivre isolés les uns des autres ? Devons-nous accepter d’être déshumanisés ? Devons-nous accepter une exploitation encore plus dure ?

La société capitaliste est bloquée, elle n’a plus rien d’autre à offrir à l’humanité que la dictature et la destruction du lien social.

Seule notre classe sociale, le prolétariat, a la force de renverser le cours des choses. Nous devons affûter notre critique, partir de notre vécu. Nous regrouper où nous le pouvons, entre voisins, entre collègues. Contrairement à ce qu’on nous répète, nous devons discuter et enfin nous organiser pour nous défendre. Cela peut commencer par des choses simples : diffusions de tract, entraide, organisation et soutien de grèves. Des choses simples, mais qui mises ensemble, nous permettront de nous retrouver et de construire un « monde d’après » qui n’est pas celui de nos exploiteurs.

https://garap.org/leptitrouge/leptitrouge12.php

Commentaire(s)

> Marre des morts du COVID

Ah si l'hôpital était en meilleur état ça serait moins pire c'est évident. Mais d'une, c'est pas le cas et en attendant que ça s'arrange il faut bien en tenir compte. Et surtout j'ai pas envie d'aller à l'hôpital, j'ai pas envie que mes proches se retrouvent à l'hôpital. Donc éviter d'attraper cette saloperie c'est toujours la meilleure option. ça serait possible de mieux gérer l'épidémie mais c'est pas à cause du gouvernement si les maladies contagieuses s'attrapent par contact. Quant à la répression, les fêtards et manifestants ne sont quasiment pas sanctionnés, ce dont on ne peut que se réjouir quand on est quand toute forme de sanctions, mais quand on compare les quelques amendes pour des fêtards qui mettent les autres en danger de mort et les yeux crevés des gilets jaunes, on est en droit de se demander si vraiment le gouvernement est si embêté que ça par une épidémie qui ne tue quasiment que des vieux, dont tout le monde se fout un peu?

> Y'en a qui perdent la tête...

"Il est devenu quasiment impossible de sortir de chez nous sans avoir l’impression d’être suspect, sans devoir se justifier de nos moindres faits et gestes."

J'ai arrêté ma lecture là. Inutile d'aller plus loin. Les sornettes d'individus qui perdent pieds, j'en entends tous les jours à l'HP.

> "Impression" sur la pandémie

Sur un total de 128 millions d'infections liées au virus dans le monde, 2,8 millions sont à ce jour décédées, dont 94.596 en France. Et vu que comme toutes les épidémies ça se répand par contact plus de contacts égale plus de contagion. Même ceux qui ne meurent pas peuvent en garder des séquelles, et surtout de contact en contact contaminer des personnes fragiles qui finiront au cimetière. Les hostos sont saturés, on déprogramme des opérations, le personnel soignant est sur les genoux.
Et ça c'est pas qu'une "impression".

> validisme

"J'ai arrêté ma lecture là. Inutile d'aller plus loin. Les sornettes d'individus qui perdent pieds, j'en entends tous les jours à l'HP."
Bravo ça c'est un argument solide. Et au passage les individus qui "perdent pied" à l'HP ne disent pas plus de sornettes que les validistes conspis.

> tocard

Les folles et fou de l'hp t'emmerdent bien fort, maton

> Les Ruquier de la médecine sont de sortie !

On voit que ce groupe n'y connait rien en médecine et en épidémiologie.

"Tout d’abord, le taux de survie des patients atteints de Covid19 ne doit pas être calculé sur la base de l’ensemble de la population mais sur la base des cas réels de cas de Covid-19, et on obtient alors des chiffres TRÈS différents.

En France, 89 301 décès sont liés au Covid sur 3, 93 millions de cas, soit un taux de mortalité de 2,3 % malgré les mesures mises en œuvre pour ralentir la propagation ( masque obligatoire, fermeture des bars, des restaurants, des cinémas, confinements et couvre-feu successifs,…) ce qui est un taux très élevé (grippe = environ 0,1 % en l’absence de restrictions)."

L’exposé erroné de Laurent Ruquier pour minimiser la gravité du Covid-19
https://citizen4science.com/lexpose-errone-de-laurent-ruquier-pour-minimiser-la-gravite-du-covid-19/

"Covid 19 - la peur par les chiffres" : une vidéo basée sur un calcul erroné
https://factuel.afp.com/covid-19-la-peur-par-les-chiffres-une-video-basee-sur-un-calcul-errone

> Mort aux malades

Le COVID se soigne pas assez bien en hôpital mais encore moins bien avec des herbes de Provence. Le masque, la limitation des contacts, l'hygiène, ne suffisent sûrement pas à freiner complètement la propagation du virus. Mais pas besoin d'avoir bac + 10 en science pour comprendre que la multiplication des contacts ne peut que favoriser la contagion. Le déni est compréhensible, on en a tous archimarre de cette épidémie, on est déprimés, on a envie de recommencer à vivre. Encore qu'avant comme après y avait pas mal de gens, taulards, sans papiers, privés de la liberté la plus élémentaire et qui ne suscitaient pas un tel élan de révolte "solidaire". A moins d'imaginer que les personnels soignants ont monté une gigantesque farce et que les hostos ne sont pas saturés, la situation est réellement plus que sérieuse. Je suppose que les tenants de "on fait la teuf OSEF des morts" s'ils tombent malades n'iront pas se jeter d'eux mêmes dans une poubelle, ils iront à leur tour saturer un peu plus les hôpitaux. Quelques mesures de plus ne vont pas arrêter la pandémie, mais puisque le respect des autres ne vient pas spontanément à tout le monde apparemment, peut-être que ça permettra d'attendre les effets de la vaccination. Pour l'instant à moins d'un miracle, que le virus se vexe parce que Francis Lalanne ne fait même pas attention à lui par exemple et qu'il décide de se barrer de lui même, ou si la recherche dégotte enfin un médicament, la vaccination c'est la seule lueur au bout de ce tunnel.

> Merci pour la morale...

C'est quoi ce paternalisme à deux balles ? Tu sais pas du tout quelles mesures prennent les gens qui font des teufs, s'iels font des tests avant et/ou après, s'iels s'isolent etc. En tout cas toutes les personnes qui chopent le COVID ne finissent pas à saturer l'hopital. Tu fais ton petit jugement moral ou les gens sont juste des idiot.e.s alors il faut accepter tout et n'importe quoi du grouvernement. Peut-être qu'avant de râler sur les gens tu peux commencer par le gouvernement qui manifestement préfère sacrifier des gens plutôt que l'économie et ne prend pas les mesures nécessaires en temps et en heure.

> Responsabilité individuelle

Y a pas de honte à "la morale" qui consiste à refuser de répandre une épidémie au nom de son plaisir perso. Les mesures prises par les gens qui font la teuf? Ceux qui y participent, sur les fêtes géantes en tout cas, celles dont on peut voir les images, à Lieuron, à Marseille, à Lyon, etc. c'est évident que les participants ne se connaissent pas, qu'ils sont assez proches les uns des autres pour se postillonner à la gueule, qu'ils n'ont sûrement pas fait tous fait un test etc. Toutes les personnes qui chopent le COVID ne finissent pas à saturer l'hopital? Non, elles jouent juste à la roulette russe et pas avec leur tronche. Une roulette russe où le barillet est quand même bien rempli. Mais peu importe n'est-ce pas, car vu que beaucoup de gens sont asymptomatiques, et même s'ils apprennent qu'ils ont eu le COVID on ne remontera jamais le fil des responsabilités... Du temps du SIDA on voyait le même déni chez certains qui refusaient la réalité, au nom du droit à faire tout ce qu'on a envie sans se soucier des conséquences. Et les mêmes injures envers ceux qui "faisaient de la morale à deux balles" en disant qu'il faudrait quand même essayer de se protéger. J'accepte pas tout et n'importe quoi du gouvernement, les mesures sanitaires sont souvent arbitraires, par exemple pourquoi on ne pourrait pas se balader en plein air du moment qu'on est pas collés en foule les uns aux autres? Râler contre le gouvernement j'ai pas attendu les limites du droit à répandre une épidémie au nom du droit à la teuf, et la répression était sans commune mesure avec les trois amendes actuelles. Je râlais aussi déjà contre toutes les injustices, dont l'accès plus qu'inégal aux soins et l'état des urgences, comme en 2003 avec les morts massives de personnes âgées. Je "râle" contre tous les gouvernements parce que c'est un gouvernement et je suis anarchiste. Je râle contre le gouvernement pour sa gestion encore plus désastreuse que celle d'autres gouvernements, en particulier à propos de la vaccination. Et le refus de fermer les écoles comme si les collégiens ne pouvaient pas se garder tout seuls! Mais comme pour le SIDA accuser le gouvernement et le capitalisme ne devrait pas empêcher la responsabilité individuelle, se tester, éviter les partouzes avec des centaines d'inconnus et sans préservatifs.

> Merci X

Merci X pour ce com on ne peut plus lucide

Le Déni du Covid rappelle effectivement celui du Sida, et les infects fafillons proche des Soraliens comme l'autre pourriture de Guillaume Dustan qui avait tenté d'inplanter en f-rance le Barebacking, autrement dit excusez du terme cru - la baise sans capotes

Pas d'autre chose a dire sauf

Solidarité avec les soignantes et les soignants pour leurs courage et leur dévouement

> Pathétique…

Je parle des commentaires bien sûr.

De ces commentaires qui sentent bon la délation et le mépris ; de ces commentaires qui embrassent la « doxa » gouvernementale en l'érigeant en religion ; de ces commentaires de moutons auto-proclamés scientifiques qui se permettent de faire la morale au sujet d'une situation dont ils ne comprennent rien ; de ces commentaires qui nous rappellent comme est acceptable la répression étatique ou le lynchage de celleux qui prennent le soleil ou promènent leur chien ; de ces commentaires aux allusions abêtissantes au sujet du SIDA, qui laissent penser que seules les pratiques hétérosexuelles existent ; de ces commentaires qui nous parlent de liberté mais qui trouvent tout à fait normal la privation de toute bribe de liberté ; de ces commentaires qui oublient — sciemment ? — que le covid est une petite épidémie pas plus grave que la grippe mais que combinée à notre monde mortifère et pollué elle devient vorace et hostile, etc.

Voilà. Je suis outré par tous vos commentaires. Vous avez rejoint le camp de ceux que vous combattiez jadis. Pire, vous en embrassez maintenant le dogme et vous insultez ceux qui pensent par eux-mêmes pendant que vous, vous ne faites que répéter les slogans qui circulent… C'est tellement plus commode et ça fatigue tellement moins vos neurones ! Mais cela s'apparente à de la tyrannie, la tyrannie de ceux qui pensent pareils et qui essaient d'imposer aux autres leur façon de penser. Vous êtes grotesques.

Cela me fait penser à des mots écrits par Simone Weil en 1939, lorsqu'elle observait l'inexorable ascension du fascisme en Europe : « Une atmosphère lourde, morne et suffocante s’est installée dans le pays, les hommes sont déprimés et mécontents et, néanmoins, ils sont prêts à tout souffrir sans protester et sans être surpris. Telle est la situation caractéristique des temps de tyrannie. »

Courage aux autres, à celles et ceux qui pensent, qui aiment, qui créent, qui s'embrassent dans la rue, qui enlèvent leur masque et qui osent prendre la parole en public au risque de se faire traiter d'égoïste, complotiste, soraliens et autres stupidités faciles, preuve que nombre d'entre nous ont vraiment perdus l'esprit…

Merci pour votre article.
Vous avez tout mon soutien.

> Pas fini de jouer les caliméros?

Délation? Où est-il question de délation? ça va bien les accusations gratuites? Pas besoin de la doxa gouvernementale pour comprendre qu'en cas d'épidémie il vaut mieux ne pas faire le maximum pour répandre un virus contagieux par définition. En revanche tous ces commentaires n'ont pas oublié de critiquer le gouvernement. S'il n'était question que de prendre le soleil et de promener son chien, pour rappel, la loi autorise de prendre le soleil et de promener son chien. Mais elle n'autorise pas de se promener sans papiers, de voler à l'étalage et les keufs attaquent sans problème des manifs pour les droits les plus élémentaires. Loin du lynchage la plupart des médias mainstream expriment compréhension et soutien envers les fêtards, même à des centaines, même à dix centimètres de distance sans masque. Je vois pas en quoi le SIDA ne concerne que les homosexuels, qui ont compris assez vite qu'en cas d'épidémie c'est pas drôle mais il vaut mieux essayer de se protéger. Ras le bol de ces égoïstes pour qui la liberté c'est mon plaisir passe avant le respect des autres. L'éthique anarchiste c'est pas faire systématiquement le contraire de ce qu'imposent nos ennemis politiques: je ne me battrai pas pour le droit de conduire bourré à 180 ni pour le droit de violer. Ce qui ne signifie évidemment pas que je me battrai pour autant en faveur de la délation ou de la prison. On ne peut rien faire pour vous empêcher de mettre les autres en danger par égoïsme, mais on a encore le droit d'exprimer ce qu'on en pense.
Moi aussi mon soutien va au personnel soignant qui s'occupera de vous sans s'occuper de savoir si vous avez ou non fait le maximum pour éviter d'aller à l'hôpital et de contaminer les autres.

> +

L'égoïsme ou l'individualisme vous servent de repoussoir utile dans vos raisonnements creux issus de lecture rapides et biaisées de ce texte

> bensi

Tous ces commentaires (au moins ceux de kim/soff/X, sans doute la même personne) ont bien évité de critiqué le gouvernement (même si le dernier commence à en glisser un peu), voire jusitifient même sa politique ("Quelques mesures de plus ne vont pas arrêter la pandémie, mais puisque le respect des autres ne vient pas spontanément à tout le monde apparemment, peut-être que ça permettra d'attendre les effets de la vaccination")...

Perso je vois pas où serait "l'éthique anarchiste" dans ces commentaires infantilisants. Comme si toutes les personnes qui ne marchaient pas au pas à une politique gouvernementale complètement déconnante, et limite là juste pour prolonger la pandémie pour être tranquille jusqu'aux élections, le faisaient juste pour une question de plaisir personnel et égoïste. Comme si elles le faisaient toutes sans aucunes précautions. Comme si ce qui les motivait était juste un reflexe pavlovien de ne pas obéïr à un gouvernement, et non pas issu de reflexions et de discussions profondes (en tout cas plus que ces commentaires). Comme si aucunes ne se demandaient comment trouver une façon vivable et un peu safe de pouvoir évoluer dans toute cette merde. Comme si aucune ne pensaient aux personnes à risque autour d'elleux...

Caricaturer les propos des gens et les mettre toutes dans le même panier en les assimilant aux comportements les plus déconnants, je vois pas comment on peut discuter finement aec une telle base d'"arguments". Je vois bien par contre comment ça peut servir à se rassurer quand on assume des positions limite réactionnaires, et pour le dire franchement, de vieux con.

Quand à la comparaison avec l'épidémie du SIDA je trouve ça complètement hallucinant de la comparer avec celle du COVID. C'est vraiment manquer de respect pour les communautés qui ont vécus ces mort.e.s et pour leurs luttes.

> A bas le gouvernement, à bas les égoïstes irresponsables

On peut critiquer à la fois le gouvernement et les conduites à risque maximum. Mais y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Citation donc.
"J'accepte pas tout et n'importe quoi du gouvernement, les mesures sanitaires sont souvent arbitraires, par exemple pourquoi on ne pourrait pas se balader en plein air du moment qu'on est pas collés en foule les uns aux autres? Râler contre le gouvernement j'ai pas attendu les limites du droit à répandre une épidémie au nom du droit à la teuf, et la répression était sans commune mesure avec les trois amendes actuelles. Je râlais aussi déjà contre toutes les injustices, dont l'accès plus qu'inégal aux soins et l'état des urgences, comme en 2003 avec les morts massives de personnes âgées. Je "râle" contre tous les gouvernements parce que c'est un gouvernement et je suis anarchiste. Je râle contre le gouvernement pour sa gestion encore plus désastreuse que celle d'autres gouvernements, en particulier à propos de la vaccination. Et le refus de fermer les écoles comme si les collégiens ne pouvaient pas se garder tout seuls! Mais comme pour le SIDA accuser le gouvernement et le capitalisme ne devrait pas empêcher la responsabilité individuelle, se tester, éviter les partouzes avec des centaines d'inconnus et sans préservatifs."
Personne dans ces commentaires n'a mis tout le monde dans un même panier. Tout comme on dirait que certains ne tiennent aucun compte de la réalité, des malades, des morts, de la logique de toute épidémie liée à la multiplication des contacts. Evidemment dans le cas de fêtes où toutes les précautions sont respectées, masques, tests, rien à dire. Mais à qui voulez-vous faire croire que des centaines d'individus qui ne se connaissent pas ont tous fait un test, l'ont montré (à qui?)? A moins que les images de ces fêtes aient été truquées, on voit clairement que ces fêtards ne portent pas de masques, qu'ils sont tout près les uns des autres. On peut pourtant tout à fait "vivre" sans faire des teufs avec des centaines d'inconnus.
En quoi la comparaison avec le SIDA ne serait-elle pas pertinente? Il s'agissait d'une épidémie, contre laquelle pendant longtemps il n'existait qu'une solution, le préservatif, une limitation indéniable de la liberté. Beaucoup essayaient de justifier leur envie de baiser sans capote, avec les mêmes arguments "ta gueule avec ta morale à deux balles" "ça fait trop plaisir aux réacs", c qui était malheureusement tout à fait vrai, "les chiffres des morts sont gonflés". Et là aussi les motivations n'avaient rien de politique, les raisons étaient exactement les mêmes que celles des pro-teufs sans masques, l'égocentrisme, l'égoïsme au sens le plus libéral du terme. Et pendant ce temps ACT UP attaquait le gouvernement et le capitalisme tout en préconisant de porter des préservatifs, parce que l'un n'empêche absolument pas l'autre!
Variole, vérole, SIDA, COVID, en cas de maladie contagieuse, on peut prendre quelques précautions, parce que le risque de tomber malade, avec de graves séquelles ou la mort, on ne sera pas seul à le prendre. Ce qui n'empêche évidemment pas de lutter comme on l'a d'ailleurs toujours fait contre le gouvernement et le capitalisme.