Délocalisations : le capitalisme, sans fin, sans freins...

Mis a jour : le dimanche 4 octobre 2020 à 16:04

Mot-clefs: Economie
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Délocalisations : le capitalisme, sans fin, sans freins...

Malgré les ruptures d’approvisionnement dues à la crise du Covid et les déclarations politiciennes (dont nous ne partageons pas les postures patriotardes) les délocalisations de productions industrielles continuent. Elles rongent l’emploi productif, les acquis sociaux et l’objectif d’une diminution écologiquement nécessaire des productions inutiles. Elles nous éloignent aussi d’une maitrise partagée des savoirs faire par bassin de vie, au plus près des besoins sociaux réels.

Dans une enquête réalisée par Francine Aizicovici et Aline Leclerc publiée par Le Monde du 22 septembre l’hécatombe se poursuit, avec pour seule réalité le moindre coût salarial. Confirmant ce que nous écrivions déjà : les quelques « relocalisations » qui se produiront suite aux crises d’accès à certaines fournitures durant le Covid-19 seront de simples transferts d’Asie vers l’Est européen et la proche méditerranée : Bulgarie, Roumanie, Tunisie, Maroc pour l’essentiel. Et les sites installés en France suivront ces mêmes trajets.

Ainsi l’enquête évoque les cessations partielles ou totales d’activités des bateaux Zodiac, des tracteurs Yto, des cuisinières Rosières, de l’éclairage public Comatelec et ZG Europhane. Ce dernier choisit l’Angleterre, ce qui en dit long sur l’effondrement social et politique de ce pays... Enfin l’article souligne que l’on attend avec inquiétude les décisions des directions de General electric et de Schneider electric...

Une fois encore la logique de l’économie de marché met en concurrence les travailleurs entre eux. Si elles étaient menées avec suffisamment de conviction et de soutien politique, les luttes pourraient freiner le phénomène mais dans le contexte, il est a craindre que l’emploi ne revienne dans nos régions que quand les conditions sociales seront harmonisées... par le bas.

Commentaire(s)

> Sur les traces de la FI

Voilà que l'UCL se met à suivre la FI et sa nostalgie du capitalisme d'antan. Après soutien à Obono ce n'est pas surprenant. Le marché défendu par nombre de libertaires c'est le Mal.

> .

http://www.communisteslibertairescgt.org

est un regroupement de communistes libertaires de la C.G.T (syndicat communiste).

Le commentaire précédent semble confondre ceci avec l'u.c.l, qui est un parti politique du communisme-libertaire.

> très drôle

"l'UCL est un parti politique du communisme-libertaire" !!!!!!

rien de plus intelligent à dire ? sur les délocalisations, déjà en 2006 :

Délocalisations : les services aussi

https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Delocalisations-les-services-aussi

> -

l'UCL est un parti politique communiste-libertaire - ceci ne semble pas faux (lire leur statut de fondation )

> Organisation politique

Nulle mention d'un parti politique ici :

https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Statuts-de-l-Union-communiste-libertaire-8278-8278-8278

Plutôt une organisation politique, ce qui ne veut pas du tout dire la même chose. Je me trompe ?

> statut

L’Union Communiste Libertaire est une organisation fédéraliste autogérée dont le but est de mettre en place une société libérée de toutes les oppressions : une société communiste libertaire.

https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Statuts-de-l-Union-communiste-libertaire-8278-8278-8278#anc1