Mots et maux d’une décennie 2010-2020

Mis a jour : le vendredi 13 mars 2020 à 16:04

Mot-clefs: Répression Resistances contrôle social
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Le collectif « Les mots sont importants » fête ses vingt ans, et a choisi de le faire dans le vingtième, dans ce bel arrondissement dirigé – même si ce n’est peut-être plus pour très longtemps – par une élue fort controversée, jusque dans sa propre majorité, célèbre notamment pour son appartenance au non moins controversé Printemps républicain, pour les « tarifs préférentiels » dont elle bénéficie pour les frais de cantine de son fils, et enfin pour un certain usage de la censure – puisque ladite élue, non contente de censurer un débat féministe organisé par l’une de ses adjointes, a également tenté (en vain) de faire punir par un tribunal l’usage même (par nous entre autres) du mot censure !

Pour fêter ces vingt ans, nous publions un recueil à plusieurs voix (une trentaine) revenant sur quelques temps forts de ces deux décennies, ou plus précisément de la seconde : 2010-2020, pour déboulonner, comme à notre habitude, les mots, les amalgames, les rhétoriques toxiques. L’occasion aussi de poser quelques jalons pour la décennie qui s’ouvre, toujours sur les mêmes bases, suivant les mêmes boussoles : un devoir d’insolence face aux cuistres et face aux puissants, et une guerre acharnée contre les formes anciennes ou relookées de l’ordre moral, du patriarcat, du racisme et de quelques autres dominations. Bref : quelque chose comme une contre-culture de l’égalité. Nous publions ici un extrait de l’introduction du recueil, qui paraît ce mercredi 11 mars, et qui sera présenté avec de nombreux-ses auteur-e-s le 20 mars à la librairie Monte-en-L’air, 2 rue de la Mare, 75020 Paris.

 


Le 2 octobre 2018, le tribunal de Paris prononc?ait la relaxe dans le proce?s intente? par Fre?de?rique Calandra a? notre collectif et a? son site : lmsi.net. Deux ans plus to?t, celle qui e?tait alors maire du vingtie?me arrondissement de Paris avait porte? plainte pour diffamation contre Sylvie Tissot (responsable du site) et Rokhaya Diallo (journaliste inde?pendante), ainsi que quatre militantes d’un collectif fe?ministe (8 mars pour toutes). Les motifs de ce courroux ? Aux deux premie?res e?tait reproche? le simple fait d’avoir respectivement publie? et relaye? un article paru sur lmsi.net, dans lequel un acte de « censure » e?tait impute? a? Madame Calandra – l’e?lue ayant refuse?, quelques semaines plus to?t, que Rokhaya Diallo participe a? un de?bat organise? dans son fief [1].

Voir la suite ici :

http://lmsi.net/Mots-et-maux-d-une-decennie-2010-2020

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