Compagnie Jolie Môme & Violences patriarcales : Ya Basta !!

Mis a jour : le samedi 16 mars 2019 à 16:18

Mot-clefs: -ismes en tout genres (anarch-fémin…)
Lieux:

La compagnie Jolie Môme c’est qui ?

  • des hommes qui oppriment
  • des femmes qui subissent
  • un collectif qui se tait

« Mes actrices doivent me faire bander »

Communiqué des femmes du Rojava du 8 mars 2018 :
«  La question des femmes n’est pas une préoccupation secondaire, mais elle est à la base de toutes les autres questions. Les femmes sont les premières classes opprimées, asservies, exploitées, colonisées et dominées. Toutes les autres formes d’exploitation commencent après l’exploitation des femmes. »

La Compagnie Jolie Môme, une compagnie de théâtre qui se prétend militante et pourtant… Les salarié.e.s de la compagnie travaillent environ de 40 à 50h par semaine, payé.e.s l’équivalent de 11h. Ils et elles sont corvéables à merci, victimes de pressions psychologiques et de harcèlement moral. Ils et elles sont isolé.e.s émotionnellement et professionnellement, dépendant.e.s de cette structure d’un point de vue économique, affectif et politique : bref, sous emprise qui ressemble fort à une emprise sectaire. Être militant.e.s, selon la compagnie, c’est ne pas avoir de vie privée et ignorer le code du travail !
Mais ce n’est pas tout et comme dans la société, capitalisme et patriarcat vont de pair.
La répartition des tâches et de la parole est aussi établie sur le modèle sexiste. Malgré la prétention qu’hommes et femmes peuvent accomplir toutes les tâches, la distribution des responsabilités est en réalité on ne peut plus genrée ; gestion de la cuisine : une femme ; direction de la technique : un homme.
Au-delà de ce sexisme ordinaire, la compagnie va plus loin. Les femmes subissent constamment du harcèlement sexuel : commentaires sur le corps, l’intimité et les vêtements, blagues sexistes, regards déshabilleurs, gestes « déplacés » non consentis.
On a pu noter au fil des années et des différents spectacles, une hypersexualisation des femmes dans les mises-en-scène. Les femmes jeunes correspondant aux clichés esthétiques patriarcaux sont mises en avant, alors que celles n’y correspondant pas sont reléguées au second plan, voire ne peuvent monter sur scène. Les rôles sont donc définis en fonction des fantasmes libidineux du metteur-en-scène.
La survie de la compagnie est assurée par tout un réseau de bénévoles qui bosse « corps et âme ». Pour celles et ceux qui aspirent à y entrer en tant que professionnel.le.s, le bénévolat est un passage obligé, pouvant parfois durer des mois, pendant lesquel.le.s postulants et postulantes sont en compétition, pressurisé.e.s, culpabilisé.e.s, devant prouver leur engagement 24h/24 !
Les nombreuses jeunes femmes bénévoles n’échappent ni aux harcèlements, ni aux agressions sexuelles perpétrées par la majorité des hommes de la compagnie. L’ambiance permanente de « séduction » renforce ce climat de rivalité entre les femmes et participe à la culture du viol. Cette logique ne pouvait qu’aboutir à un viol. Lorsqu’une ancienne bénévole en témoigne, ce viol n’est pas reconnu par le violeur. La compagnie a en plus exercé des pressions sur la victime et ses soutiens et organisé la défense de l’agresseur en discréditant la parole et l’intégrité de la victime. Les quelques membres, féminins, qui ont osé émettre des doutes sur la gestion de l’affaire par la compagnie, ont également subi des pressions et ont été poussées vers la sortie. Quel beau paradoxe pour une compagnie qui prétend lutter contre les oppressions, de détruire la moitié de ses forces militantes : les femmes !

Militant.e.s, public, ami.e.s, nous sommes tou.te.s concerné.e.s. Ne soutenons plus cette compagnie ! Comme le dit le Collectif la Permanence qui lutte contre les discriminations et les abus de pouvoir dans le milieu de la danse : «  Il importe de mettre fin à cette culture du silence dans les environnements professionnels toxiques qui se développent aussi dans le secteur artistique ».
Il est de notre devoir de militant.e.s d’en finir avec ces structures patriarcales et de créer enfin de vrais espaces d’expérimentations révolutionnaires hors de tous rapports de domination.

FOVS
Féministes organisées contre les violences sexuelles
f_o_v@riseup.net

Commentaire(s)

> antisexista

Est-il possible de poster les noms des hommes de cette compagnie pour les griller ?

> Arrêt immédiat

Ouais ! D'accord avec Féminista !
Perso j'en ai ras la casquette de ces histoires de harcèlement qui touche tous les milieux et surtout ces milieux dans lesquelles ça ne devrait pas arrivé . Le jour ou je suis arrivé à B17 et qu'il ya avait plein d'affiches pour narrer un agression sexuelle commise dans ce lieu militant ,ça m'a fichu un coup .
Il serait temps que les hommes qui luttent contre les oppressions,ceux qui se prétendent révolutionnaire se positionnent contre cette guerre faite aux femmes .
204 viols tous les jours : Arrêt Immédiat
30 féminicides depuis le 1er janvier au 6 mars ...Combien depuis le 6 mars .Là aussi Arrêt immédiat !
Il serait temps que les non macho ,les non mec tout ceux qui combattent les oppression OUVRENT leur gueule en tout lieux ,en tous temps.
Le patriarcat c'est la guerre faite aux femmes .

A bas toute les guerres !

> Précision

J'avais envie de préciser que derrière ce pseudo "La Rage" il ya un homme cis genre qui en a effectivement "ras la casquette" de vivre dans un monde ou la moitié de la population fait la guerre à l'autre moitié .
Pour ceux qui ne participe pas directement à cette guerre je leur dirais :
Qui ne dis mot consent !

https://infokiosques.net/spip.php?article1260

> D'un autre côté

Vaut mieux un lieu qui assume que ces merdes arrivent et affiche publiquement que c'est pas toléré, parce que peu importe ou, elles arrivent, et y'a pas de super milieu débarassé de ce problème, ni de super pro-fem au dessus de tout. Ca change de l'habitude que ce soit pas dit et pas pris en compte. L'affiche à B17 donne aussi des pistes de comment agir dans ces cas la, et essaye de poser une ambiance pour éviter que ça arrive. C'est déjà un début non ?

> décéption

J'avais découvert la compagnie jolie môme dans un vieux numéro d'un journal anarchiste qui s'appelait "Cette Semaine", l'interview était très intéressante.

> partout hélas

soutien total à toutes les femmes victimes de viol et de harcelement. cela touche tous les milieux,anars compris comme on l'a vu avec l'affaire de la CNT.Rien ne doit être toléré,rien,j'avais une certaine empathie pour cette compagnie,je suis ahuri et je voudrais bien que des femmes de cette compagnie,disent leur souffrance,et ne se taisent plus.
devant leur silence peut on dire :tous et toutes complices ?

> Expression déplacée

"J'avais envie de préciser que derrière ce pseudo "La Rage" il ya un homme cis genre qui en a effectivement "ras la casquette" de vivre dans un monde ou la moitié de la population fait la guerre à l'autre moitié .
Pour ceux qui ne participe pas directement à cette guerre je leur dirais :
Qui ne dis mot consent !"

Poster un message de soutien à la lutte contre le viol et le terminer par "Qui ne dit mot consent !" est, au mieux, de très mauvais goût.

> eh oui

"Poster un message de soutien à la lutte contre le viol et le terminer par "Qui ne dit mot consent !" est, au mieux, de très mauvais goût."
C'est normal c'est un homme. Même en se disant solidaire il ne peut pas s'empécher de propager la culture du viol.
Il faut virer tous les mecs de nos vies et refuser de les associer à nos luttes.

> La Rage

Y a un problème avec l'article

Qui ne dit mot consent ,considération sur le viol et le patriarcat

?????????????????????????????????????????????????????

J'ai pas le sentiment que ça perpétue la culture du viol et que je perpétue la culture du viol !!!

> ..

Dégage de cette conversation sale keum, tu vois pas qu'on veut rester entre nous un peu ? Nous on vous a jamais empêcher de rester en non mixité.

> Commentaire caché

On a caché un commentaire qui partait complètement hors sujet et se lançait dans des leçons de morale sans comprendre la colère que peut provoquer certains propos ou certaines situations. Tiens d'ailleurs pour rappel, les femmes sont majoritaires en nombre.

> Silence n'est pas accord

"Qui ne dit mot consent ,considération sur le viol et le patriarcat

?????????????????????????????????????????????????????

J'ai pas le sentiment que ça perpétue la culture du viol et que je perpétue la culture du viol !!!"

"Qui ne dit mot consent" est une expression qui veut dire que si on ne prend pas oralement position contre quelque chose, alors on soutient implicitement cette chose. Si tu te mets à peloter une personne et que cette personne, par peur, timidité ou que sais-je, ne dit rien, tu en déduiras qu'elle est d'accord pour que tu la touches ? Ben voilà, "Qui ne dit mot consent" est peut-être une expression qui veut juste inciter à manifester son désaccord, mais il y a beaucoup de situations où ce n'est pas possible ou très difficile et c'est vraiment dangereux de partir du postulat que si une personne ne dit rien, c'est qu'elle n'a rien à dire. Et que c'est aussi ignorer le langage corporel qui, dans certaines situations, peut être le seul moyen d'exprimer une gêne.

> .

il disait quil leur dirait de lire la brochure " qui ne dit mot consent" : https://infokiosques.net/spip.php?article1260

> plutôt

alors mieux c'est plus sur de dire :
qui ne prends pas parti choisi le parti de l'oppresseur

> Les justicières

Mais qui êtes vous donc pour juger ? Connaissez vous les faits ? Avez vous interroger toutes les parties ? Même la justice, que vous jugez sans doute capitaliste, serait plus objective et respectueuse que vous.
Vous avez sans doute des comptes à régler, c’est le seul argument que je trouve pour expliquer ces dénonciations calomnieuses.
Vous avez le droit de ne pas aimer Jolie Môme.
Mais la haine que vous crachez est insupportable et doit vraiment vous enlaidir

> Arrêtons de prendre les comédiennes de Jolie Môme pour des connes…

Peut-être faut-il arrêter de prendre les comédiennes de Jolie Môme pour des connes soumises. Toutes les femmes ne sont pas des victimes. Et si elles ne quittent pas la compagnie, c’est peut-être qu’elles ont un avis différent du vôtre sur la question. S’il n’y a pas d’affaire Weinstein à Jolie Môme c’est peut-être qu’il faut aller interroger de plus près les accusations de départ.

Est-ce que vous vous rendez-compte de l’absurdité de ce texte ?
« Les nombreuses jeunes femmes bénévoles n’échappent ni aux harcèlements, ni aux agressions sexuelles perpétrées par la majorité des hommes de la compagnie. »
Sérieusement ? Faut arrêter le délire !

« On a pu noter au fil des années et des différents spectacles, une hypersexualisation des femmes dans les mises-en-scène. Les femmes jeunes correspondant aux clichés esthétiques patriarcaux sont mises en avant, alors que celles n’y correspondant pas sont reléguées au second plan, voire ne peuvent monter sur scène. »
Qui « on » ? Vous les avez regardé les spectacles ? Vous trouvez franchement qu’il y a une hypersexualisation ?
Et quid d’une comédienne qui kifferait se mettre en jupe avec des talons aiguilles sur scène ? C’est interdit ?

Ne prendre en compte que la parole de ceux qui se disent victimes, ce n’est pas de la justice.

> déjà vu

comme d'ab. ce sujet hyper émotionnel suscite des réactions épidermiques: montrez nous des violeurs qu'on les défonce, et qu'on pète la gueule aussi à ceux qui osent discuter!
onpart d'un témoignage, avec dess accusations hyper graves qui nécessitent une enquète , et aussi des affirmations sur les gens de la compagnie qui devraient être temporisées en donnant la parole à ceux et celles - ci.
et ce discours anti keum me gêne. mes valeurs me disent de m'opposer à toutes les injustices, toutes les oppressions, quelles que soient les couleurs de peaux, les genres, le statut social...
Bon, rencontrer, recouper, écouter, vérifier avant de foncer
C'est grave. rappelez vous l'affaire D'outrau
Le principe de la présomption d'inocence est fondamental. S'il y a eu viol, par exemple, c'est à la justice d'enquêter, donc plainte etc.
à moins qu'on revienne aux femmes tondues