Pourquoi empêche-t-on les Roms de travailler ?

Mis a jour : le dimanche 3 mars 2019 à 20:28

Mot-clefs: Racisme luttes salariales
Lieux: Nantes

Expulsées de la Beaujoire, commune de Nantes, puis de la Porte des Sorinières, où elles n’ont séjourné que quelques jours, des familles de migrants roumains, travaillant pour la plupart dans des entreprises de maraîchage, se sont installées sur la commune de Vertou, plus proche de leur lieu de travail.

La réponse de la loi par l’intermédiaire de la gendarmerie, a été la confiscation du véhicule d’un père de famille, véhicule qui lui est indispensable pour se rendre au travail et covoiturer ses collègues. La plupart sont en contrat à durée indéterminée.

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La même procédure a déjà été utilisée les 11 et 18 janvier dernier, toujours sur la commune de Vertou : confiscation de véhicule en attendant le jugement, des mois plus tard, en application du décret n° 322-4-1, innovation utilisée de façon « adéquate » en vue du départ de la commune de ces familles, les privant ainsi à la fois d’un lieu de résidence et d’un moyen de se rendre à leur travail.

Ces migrants roumains sont ainsi dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins, ce que l’État et les institutions ne cessent, à juste titre, de leur réclamer !

Malgré le dispositif MOUS de Nantes Métropole, chargé de rechercher des solutions innovantes, malgré la volonté des familles à s’installer au plus près de leurs lieux de travail, les institutions continuent la politique du harcèlement, de la patate chaude (pas ici mais pas là-bas non plus !!!) contre ces familles qui participent pour une partie à l’économie de notre territoire (maraîchage, viticulture, nettoyage industriel..).

Le Collectif Nantais Romeurope demande que cessent la stigmatisation et la pénalisation abusive à l’encontre de ce groupe installé à Vertou, tout comme pour les nombreuses autres familles migrantes, principalement roumaines, habitant les quelque quarante bidonvilles de l’agglomération nantaise.

Dernière minute : le Collectif apprend que les familles harcelées par la gendarmerie et stressées par l’enclenchement de toutes les procédures judiciaires ont quitté ce jeudi le parc de Loiry pour s’installer sur l’Ile de Nantes

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé :

– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
– d’associations d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44,CEMEA
– d’associations de solidarité locale : Soleil Rom Sainte-Luce, ROMSI Indre, Sol’Rom Saint-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise, Roata Nantes.
– ainsi que de citoyens.

Link_go https://collectifromeuropenantes.wordpress.com/2019/03/02/pourquoi-empeche-t-on-les-roms-de-travailler/

Commentaire(s)

> Logement

Salut,
je connais pas ces gens personnelement mais j'aimerai ajouter que malgré des CDI, et même en pleine campagne quand ils trouvent des logements les agences leur refusent presque systématiquement... Quand je cherchais une maison je suis tombé deux fois sur des maisons dont le dossier d'avant venait d'être refusé alors que les gens avaient des CDI en maraichage/horticulture... Les mots des agents immobiliers restent un peu en travers de la gorge "ils avaient un bon dossier mais vous comprenez les propriétaires étaient réticents, c'était des gens qui venaient de Roumanie et actuelement en caravane".
Nan j'ai pas compris.
Alors que pour mon cas, blanc avec un chômage merdique et une caution ça serait passer si j'avais essayé. (surtout que j'arrivais d'une caravane aussi, mais c'est pas le même folklore un blanc en caravane)
De toute façon pour les agents immobiliers les problèmes c'est toujours la faute des autres, mais ça c'est une autre histoire.