Macron soutient le putsch au Venezuela

Mis a jour : le lundi 4 février 2019 à 12:30

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Sur Twitter, le président français a ainsi ouvertement soutenu le putsch en cours au Venezuela, parlant de « retour de la démocratie », se précipitant d’emboîter le pas à Trump, premier à avoir reconnu comme "légitime" l'auto-proclamé président Guaido.

Depuis mercredi le monde entier a les yeux rivé sur le Venezuela, où Juan Guaido s’est autoproclamé président par intérim, prétendant s’appuyer sur la législation de 1999 selon laquelle le président du parlement peut remplacer le chef de l’exécutif si ce dernier venait à manquer à ses obligations. Une véritable escalade putschiste, avec le soutien actif de Donald Trump et de l’impérialisme américain. Et alors que nombre de pays européens ont préféré adopter une posture attentiste, Emmanuel Macron s’est empressé d’afficher son soutien à Trump en félicitait Guaido, anti-chaviste notoire, issu de la droite.

 

Retour de baton sur tweeter pour le « président des riches »

Ici, aucune dénonciation du putsch en cours au Venezuela. En effet, tout en dénonçant le putsch en cours, par la frange de droite anti-chaviste soutenue par les forces réactionnaires du pays, de la région et les principales puissances impérialistes, il s’agit de dénoncer en même temps le caractère réactionnaire du régime de Maduro. Comme l’écrit Milton D’León, membre de la direction de la Ligue des Travailleurs pour le Socialisme du Venezuela, souligne pour sa part « qu’en tant que LTS, bien entendu que nous nous opposons à ce soi-disant président Guaidó. Mais nous disons également très clairement que ce qui a fait le lit de la croisade actuelle que mène la droite, c’est l’échec et la banqueroute du chavisme qui nous a menés à la situation économique catastrophique que nous connaissons, avec un taux d’inflation de près de 2 millions % en 2018 et entre 2 et 4 millions de vénézuéliens qui ont quitté le pays au cours des deux dernières années. Un chavisme qui a renforcé ses traits bonapartistes, autoritaires et répressifs. Le pire, sans doute, est que ce régime a fini par traîner dans la boue des idées et des mots d’ordre comme "révolution", "socialisme", et même celui de "nationalisation". C’est donc bien l’échec, sur toute la ligne, du chavisme, qui a ouvert a voie à la droite vénézuélienne, soutenue par tous les réactionnaires du continent et, bien entendu, par l’impérialisme étatsunien qui ne cache plus ses intentions putschistes. Tous souhaitent qu’une fois de plus, dans l’histoire du pays, les militaires interviennent pour "restaurer l’ordre". C’est donc pour cela que sans appuyer aucunement Maduro nous appelons le monde du travail et les classes populaires à résister, avec leurs propres méthodes et sur leurs propres mots d’ordre, sociaux mais également démocratiques, à s’opposer à l’offensive réactionnaire en cours ».

Ainsi en ces temps de bataille sociale aiguë en France, il était prévisible que la prise de position de Macron suscite quelques réactions... Ainsi, sur le compte tweeter du président français, le retour de bâton est rude. En effet, les internautes n’ont pas manqué de rappeler à Jupiter sa propre illégitimité, tout comme sa gestion répressive du mouvement des Gilets Jaunes.

Un soutient totalement opportuniste, uniquement pour se positionner dans la lignée de celle de Trump, de la part de celui qui, tout en prétendant "saluer le courage de milliers de vénézuéliens qui défilent dans la rue", n’hésitent pas, depuis des semaines, à réprimer durement la population qui défile dans la rue contre lui.

https://www.revolutionpermanente.fr/Macron-soutien-le-putsch-au-Venezuela

Commentaire(s)

> Morales qui a légalisé le travail des gosse de 10 pige

Maduro qui adore les boites de nuit trés chic de Caracas ou une soirée coute des années de salaire d'un Venezuelien lambda

Maduro dont l'un des conseillers est un pur produit de l'école Assadiste et qui serre les pogne des pires dictateurs de la planéte vaut pas mieux que le capitalo Macron

Morales qui a légalisé le travail des gosses de dix ans, encore mieux que la chine et son stalinisme de marché

Le Congrès en Bolivie a adopté une législation pour faire en sorte que les enfants à partir de l'âge de 10 ans puissent travailler pourvu que cela ne perturbe pas leur éducation et que les fonds servent à aider leur famille financièrement.

La législation abaisse par ailleurs l'âge légal pour travailler à 12 ans - également à la condition que le travail ne nuise pas à l'éducation.

Une responsable régionale au sein de l'Organisation internationale du travail des Nations unies, Carmen Moreno, a affirmé que la loi adoptée mercredi soir ferait de la Bolivie le premier pays à rendre légal le travail d'enfants de 10 ans.

Mme Moreno a dit s'inquiéter de la législation, étant donné que la Bolivie est signataire de la convention des Nations unies qui établit à 14 ans l'âge minimal pour le travail des enfants.

Elle devrait être paraphée sous peu par le président Evo Morales.

QUE CRÈVENT LES ORDURES CAMPISTES ET LES CONTRE RÉVOLUTIONNAIRES BOLIVARIENS ET VITE

> Battisti

Que je sache le texte est une dénonciation de Macron par rapport à Maduro. Rien à voir avec Trump ou que sais je. L'anti bolivarien à mille fois raison. Il y en a marre de soutenir des ordures au nom de l'anti impérialisme. Ces salopards de Maduro et Moralés sont encore pire que les salopards de "droite" car ils discréditent tout ce pour quoi on se bat.
Quand un texte anti Trump apparait dans Indymédia on voit pas une levée de boucliers pour le défendre contre les méchants Poutine and co.
Marre des trolls pro dictateurs abjects de "gauche".
Demandez à Battisti ce qu'il pense de Moralés.

> -

ni trump, ni maduro, ni père (mère) noël = sortez de vos illusions

> -

ni poutine, ni trump !

ni staline, ni kennedy !

ni trotsky, ni franco !

ni mao, ni medef !

> La relève arrive

Un groupe français investit dans le pétrole au Venezuela et s’enrichit sur la misère

Tous les médias ont dénoncé avec ferveur la répression au Venezuela et ont montré aux yeux de tous le pays qui plongeait au fil des jours dans une détresse politique, sociale et économique catastrophique non sans une certaine jouissance, prenant leur revanche sur le régime chaviste. L’impérialisme, au-delà des guerres, c’est aussi la domination économique. La France à travers le groupe Maurel & Prom a vu là une bonne opportunité et a sauté sur l’occasion pour investir dans le pays qui n’est plus qu’une ruine économique. Remplaçant Shell, qui détenait 40% de la société mixte Petro regional del Lago. Le groupe français compte cofinancer un projet d'investissement de 350 millions d'euros au Venezuela pour développer la production pétrolière de la compagnie.

https://www.revolutionpermanente.fr/Un-groupe-francais-investit-dans-le-petrole-au-Venezuela-et-s-enrichit-sur-la-misere

> C'est que la énième tentative de coup d'Etat organisée par les USA en Amérique latine

La tentative de coup d’Etat mérite qu’on s’arrête un instant sur la chronologie des événements. Mercredi dernier, quelques heures avant la manifestation de l’opposition (au même moment se déroulait une manifestation de soutien à Maduro totalement passée sous silence) le vice-président nord-américain Mike Pence faisait diffuser une déclaration appelant les habitants de Caracas à rejoindre le défilé.

Que dirait-on si un responsable étranger tenait des propos similaires avant la manifestation des gilets jaunes à Paris ? Peu après, Trump twittait qu’il était prêt à reconnaître en qualité de président Juan Gaino, un inconnu transformé en nouvelle créature yankee, une spécialité nord-américaine de mise sur orbite de chiens-dictateurs : avant-hier, Somoza, Batista, Pinochet, Videla, aujourd’hui, Bolsonero, Pineda, Macri et quelques autres remplissent le même cahier des charges.

Immédiatement après le discours du candidat fantoche, le déséquilibré de la Maison Blanche annonçait la reconnaissance du « nouveau président ». Puis en rafale, les présidents réacs latino, l’Union européenne et Macron s’alignaient sur le maître. Du cousu main rappelant Nixon et Kissinger, le Chili de Pinochet et l’Argentine de Videla. Même technique pour un même résultat. Sauf que cette fois, la résistance a permis de contrer le putsch [pour combien de temps ?]

> Commentaires suprimés

J'ai caché pleins de commentaires.

Les commentaires, c'est pour apporter des précisions, des démentis ou pour débattre. Mais là, ça s'engueule dans tout les coins en s'insultant, je vois pas ce que ça apporte.

J'ai peut-être pas été juste sur lesquelles j'enlevais et lesquelles je laissais, mais j'en ai marre des attaques personnelles.

Je préfère quand les gens discutent de leurs opinions politiques en essayant de les rendre compréhensibles pour les gens qui passent par là.

> Le Grand Débat National: le Venezuela

Nationalisme chez soi, impérialisme chez les autres. L'atmosphère pue la guerre. On croyait que Trump ne s'occupait plus que de ses compatriotes, America first, nous a t-on dit. On croyait que Macron était très occupé par le grand débat national qu'il avait lui-même lancé, eh bien non. Ces deux otanistes sont très préoccupés par la situation au Venezuela.

L'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé mercredi «Président en exercice» du pays. Donald Trump l'a immédiatement reconnu comme «Président par intérim». Il a été moutonnement suivi par le Canada et plusieurs pays d'Amérique latine.

Quant à la France, son représentant Emmanuel Macron a tweeté " Le peuple vénézuélien doit pouvoir décider librement de son avenir. Sans élections annoncées d’ici 8 jours, nous serons prêts à reconnaître Guaido comme +Président en charge+ du Venezuela pour enclencher un processus politique. Nous y travaillons entre partenaires européens".

Aucun gilet jaune n'a bondi sur ce tweet d'une ironie sans pareille. Aucun commentateur politique n'a osé soulever cet insoutenable paradoxe. Des intellectuels nous avaient plutôt expliqué qu'il ne fallait pas tout confondre : les "gilets jaunes" ne sont pas le peuple...Ils sont une partie du peuple. Macron lui-même a fait savoir que ce Grand Débat National n'est pas le Grand Débat National entre lui et les "gilets jaunes" mais avec l'ensemble des Français. Une astucieuse manière de tuer le concept de "peuple français"...du moins, de rendre illégitimes ces actifs citoyens qui demandaient sa démission, sa tête. Mais enfin, au Venezuela, les manifestants ne sont pas tous les Vénézuéliens...ce qui n'a pas empêché Emmanuel Macron de parler du "peuple vénézuélien" .

L'Union européenne travaille sur le cas Venezuela, nous dit Jupiter. Mais qui travaille sur l'Union Européenne hormis les USA? L'UE ne devrait-elle pas déjà travailler pour elle, puisqu'elle semble fortement menacée de l'intérieura

> Les coups d'Etat expliqués aux trolls

Lors d’une grande manifestation de l’opposition, le 23 janvier 2019, le président de l’Assemblée nationale s’est autoproclamé président de la République par intérim. Il s’agit de M. Juan Guaidó, du parti Volonté populaire, la formation la plus à droite, la plus radicale, la plus convaincue qu’une intervention armée est la meilleure méthode pour se débarrasser du chavisme.

De toute évidence, les choses ont été bien préparées, comme le souligne le Wall Street Journal. La veille, le vice-président américain Mike Pence avait invité les Vénézuéliens à manifester contre le président Nicolás Maduro, en les assurant du soutien des États-Unis. Et, quelques heures à peine après l’autoproclamation de M. Guaidó, des camions publicitaires circulaient dans les rues de New York, évoquant la chute de l’« usurpateur Maduro », remplacé par le « président Guaidó ».

Le président colombien Ivan Duque et son homologue brésilien Jair Bolsonaro ont presque aussitôt annoncé que leur pays reconnaissait M. Guaidó. Le Pérou ainsi que le Canada leur ont emboité le pas, tout comme le président équatorien Lenin Moreno et M. Mauricio Macri, le président argentin. Au total, onze des quatorze États du groupe de Lima, créé pour « répondre à la crise vénézuélienne », ont fait de même. Manquent à l’appel le Guyana, Sainte Lucie et, surtout, le Mexique.

Mexico a publié un communiqué commun avec l’Uruguay pour appeler à une issue pacifique à la crise, tout en précisant que les deux États reconnaissent toujours la légitimité de M. Maduro. De leur côté, la Bolivie et Cuba, qui ont toujours appuyé l’actuel gouvernement vénézuélien, réaffirment leur soutien à Caracas, tout comme Moscou, Ankara, et sans doute Pékin. Quant à l’Union européenne, elle réclame de nouvelles élections générales, « libres et crédibles », au Venezuela.

Pour l’heure, l’armée vénézuélienne serre les rangs derrière le président Maduro.

https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2019-01-24-Venezuela

> contre

indymedia = contre les président-e-s, contre les états, contre les groupes (sectes, partis ...) électoraux ...

> Macron à la botte de Trump

Notre président, qui ne trouve rien à dire au criminel de guerre Sissi, qui assassine son peuple et dirige une dictature sanglante, mais au contraire qui lui passe de la pomade et lui vend des armes, se range derrière son maître Trump, qui décide du sort des Etats dans le monde et donne des certificats de "démocratie" aux "bonnes" dictatures.

Macron, le porte-coton de Trump, ayant été largement désavoué par la majorité du peuple français, il serait temps de s'en débarrasser, il n'a pas plus de représentativité que Maduro.

Si dans trois jours il n'a pas remis en cause son mandat et provoqué des élections présidentielles anticipées, tout recours à la force sera légitime.

> Commentaires cachés, modé à priori

On dirait que les trolls savaient pas qui faire ce week-end, alors ils se sont livré à leur petite bataille sous cet article (entre autres). On a caché la plupart des messages ou ils s'invectivaient, et passer les commentaires en modé à priori. Basta!