A propos de l’expulsion du Square Daviais

Mis a jour : le mercredi 25 juillet 2018 à 13:42

Mot-clefs: / squat logement immigration sans-papieres frontieres
Lieux: Nantes

Communiqué du Comité de Réquisition et d'Action Nantais

Ce matin lundi 23 juillet, les forces de l'ordre ont encerclé les Square Daviais pour expulser les 400 habitants et habitantes qui avaient posé leurs tentes depuis le 27 juin dernier. Un papier a été remis à chaque personne afin de se rendre à la salle municipale de l'Egalité.
Jusqu'à 17h, le guichet unique mis en place par la préfecture recevra les exilé-es un par un, en plein soleil et sans eau ni nourriture prévue, cela sera ramené par des bénévoles. Le nombre insuffisant de 100 places d'hébergement d'urgence, laissant donc à la rue 300 personnes est miroité et chaucun espère pouvoir y accéder. Selon le media Europe 1, les personnes en situation irrégulière se verront remettre une OQTF, un ordonnance pour quitter le territoire français. Ce guichet est donc un guichet de tri et ne propose en aucune cas un hébergement inconditionnel, ce qui avait été demandé par les collectifs et associations de soutien.

Si l'expulsion du campement avait été prononcé par le tribunal administratif (aumotif d'insalubrité, ce qui a été contredit par Médecin du Monde), les associations, les collectifs et bénévoles sur le terrain ont demandé à plusieurs reprises à rencontrer la mairie et la préfecture afin de trouver des solutions face à cette situation alarmante. Deux problèmes majeurs devaient être résolus : trouver des logements dignes et sur le long terme afin que plus personne ne soit à la rue et répondre à la crise alimentaire de la période estivale due aux fermetures de maisons d'accueil de jour pour l'été. Les pouvoirs publics ont ignorés ces demandes de rendez-vous.

L'expulsion et le guichet unique de la préfecture s'est mis en place dans des conditions opaques, sans qu'aucune information ne soit donnée en amont ni aux exilé-es ni aux bénévoles. La mairie de Nantes n'a pas demandé l'expulsion mais n'a proposé aucune solution de relogement, elle a seulement passé un contrat avec la Croix-Rouge afin de distribuer un encas le soir, composé de deux clubs sandwichs, un petit paquet de chips et une bouteille d'eau, à des personnes qui n'ont accès à un repas par jours.

A la fin de la journée, les personnes dublinées n'ont pas été reçues et seulement une cinquantaine d'hébergement sont attribués, certains pour seulement 3 jours !!! Cette expulsion aura été le moyen pour Nicole Klein d'enlever le campement des Daviais du centre-ville pour ne faire tâche et de faire un coup de com'. Ou va-t-on lorsqu'on se fait expulser de la rue ?

Dans une ville de 300 000 habitants, les 400 exilé-es de Daviais ne représente même pas un dixième de la population. Les laisser dormir dehors avec accès à un seul point d'eau et une seule toilette fermée la nuit, avec des clubs sandwichs comme seule nourriture démontre une chose : les pouvoirs publics ne souhaitent pas mettre en place une politique d'accueil des migrant-es qui soit digne et humaine.
Alors que le gouvernement vient de voter la loi Asile-Immigration qui durcit les conditions d'accès et d'accueil pour les demandeurs d'asile et qui légalise l'enfermement des mineurs, la réponse de la préfecture de Nantes face à la détresse humaine est la répression et tandis que la mairie, d'habitude si prompte à faire de la com sur le dos exilé-es s'enferme dans le silence et laisse faire.

Les frontières et la répression ne sont pas une solution !

Solidarité et réquisition des logements vides !

 

Link_go Article FB CRAN

Commentaire(s)

> ça cran...

pour quand le communiqué qui assume la participation du cran dans le scénario de merde proportionné aux migrant.e.s et squatters de partout avec la participation au spectacle du flagrant misérable et la recherche de consensus dans le millieu politique de gauche qui plane autour?

fallait résister au lieu de composer, débattre au lieu de planifier (beaux-arts/chateau/ehpad/pref? destitue toi même), répandre au lieu de centraliser;
maintenant vous devenez comme les autres, embourbé.e.s dans l'administratif, et la charité para-institutionnelle.

maintenant, vite, laver des consciences devient vital: ne vous inquietez pas pour nous, la debrouille a toujours etait notre vie... par contre faites gaffe aux candidat.e.s à conseillers municipaux qui viennent, l'escalier du pouvoir devient glissant.

> Et les exilé-e-s se sont fait avoir

En faisant confiance aux gent.e.s du CRAN qui leur ont promis monts et merveilles, résultat ils ont des OQTF et dormenr dehors.

Quand on sait que des gent.e.s du CRAN ont largement de quoi les loger et nourrir décemment (place et moyens) ça donne la gerbe.

On peux toujours les prendre sur la ZAD.

> u

Comme çà avec le CMDO çà les changera pas trop du CRAN

> à cran.

Et vous, vous faites quoi pour les exilé.e.s déjà?
ah oui que dalle.
Restez à vous "débrouiller" dand votre coin comme toujours mais la prochaine fois les critiques,
venez les dire en face bande de lâches.

> compléments d'informations

p'tit rappel, les commentaires c'est pour apporter des compléments d'informations.Si y'a des critiques le minimum c'est détayer son propos plutôt que juste cracher sa bile. C'est pas un foirum ou facebook ici.

> cranes et craintes

modo, la critique est fondée et expérimenté.
si vous voulez des explications plus longues le débat il doit d'abord être lancé et pas etouffé, et je crois que c'est bien le élan présent (et passé même) sur le sujet, avec les récents évènements "locaux" et pas que.
mais vous avez toujours le choix du silence, de se mentir à soi même, ou de, collectivement, purger ce qui fait mal à l'aise.

cette critique a toujours etait posé sur la table lors de la non-défense du chateau par la militance citadine, et mise à l'évidence lors de "l'occupation" de l'ehpad, pas plus spéctaculaire que le même rapport de force institutionnel qui s'est traduit dans le procès de régularisation initié dès le départ de "l'action".

la volonté de composition de ce groupe, le cran, quitte a s'allier avec des fonctionnaires de l'état ou de n'importe quelle chappelle, a fait que les exilé.e.s ou du suivre ces stratégies aveuglement, sans vraiment prendre en main leurs destins, mais en les délègant, à des militant.e.s?bénévoles?assistant.e.s? sociologues? qui sait.

l'évidence de l'essai ehonté de certain.e.s d'embaucher pour le poste de gestionnaires de crise humanitaire des potentiellement crédules militant.e.s anti-autoritaires.
par anti autoritaires, j'assume parler de ces hétègonènes esphères d'individus contre toute autorité, compris celle des ONG's, pour l'action directe sans intermediaires, et pour l'auto-organisation et non celle de la mairie gauchiste "à prendre".

la volonté, l'hypothèse de devenir une délègation de l'état pour le groupe social "migrant.e.s" a été publiquement assumée par certain.e.s personnages du extra-galactique cercle dit "autonome" nantais, et pas que, car elle est comprise aussi bien la volonté des éternel.e.s charognard.e.s du bocage un jour connu par la sigle "zad".

pour ne pas parler de la délègation et de ses commissions comme bases organisatives - et comme niaison pratique de l'autogestion - à l'interne de l'ehpad, son ouverture à la corruption, au conflit éthnique, au moralisme chréti(e)n prêché par chasubles bleus rouges ou même par quelques k-ways noirs.

la discrétion sur ce débat peut seulement s'appeler d'hypocrisie, car ces gens s'assoient mois après mois aux tables du pouvoir , universitaire, communal ou préfectoral, du coup tant mieux si tout le monde est au courant, surtout dans le ghetto.

ce qu'on fait, la debrouille du jour à jour, ne sera peut être toujours pas nécessairement à nantes Votre ville (les futur.e.s conseiller.e.s), mais dans le monde, partout ou chaqu'un.e a envie d'être.
de la la volonté de rompre des frontières et des identités raciales, par son dépassement et par son quotidien libre, non par la conformisation et son mouvement, politique et conditionné.

et C, je ne suis pas ni bande ni lâche, et assume tes idées si toi non plus tu ne veux pas en être parti, car apparament le mensonge et la polémique sont vos seules monnaies d'échange dans le millieu, pas la critique ni le débat.

les médecins du monde sont symphas, mais ne soignent pas le monde, seulement ses victimes. rompre avec l'assistanat, m'auto-organiser et entretenir les mille relations diffuses avec ceux et celles qui veulent prendre en main leurs destins est le seul but de mon action.

fck
ong

> Toujours le même refrain!

C'est toujours le même refrain sur indymédia, dès qu'un groupe publie sur indymedia et que y a de la critique en retour. çà donne: mais vous vous foutez rien vous êtes des branleur, vous n'avez pas de projet! C'est pour çà qu'on peut le faire facilement le parallèle entre le CRAN et le CMDO. Mais pour Indymedia faut faire de longues phrases et de longs romans, c'est aussi çà la sélection...

> y a pas de quoi avoir les nerfs, cracher sa bile!...

Ces deux groupes l'ont d'ailleurs organisé ensemble, la manif contre toutes les expulsions, le 31 mars.

> cran d'arrêt?

"C'est toujours le même refrain sur indymédia, dès qu'un groupe publie sur indymedia et que y a de la critique en retour. çà donne: mais vous vous foutez rien vous êtes des branleur, vous n'avez pas de projet! "

En même temps c'est vrai mon amiral! Ici c'est souvent le repaire des blanc.che.s donneurs de leçons de radicalité qui pleurent beaucoup ouin ouin !

La h'chouma !

> Encore ! Encore !

Trop la honte, ces collabos du capital ont "organisé ensemble, la manif contre toutes les expulsions, le 31 mars". La seule incitative conséquente et massive pour la fin de la trêve hivernale.

Pendant ce temps là, d'autres faisaient des leçons de pureté radicale sur indymedia et annonçaient la guerre sociale totale et sans compromis. Avant de partir en courant à l'arrivée des premiers gendarmes.

> à la h'chuma

C'est peutêtre mon pseudo qui t'a za3af?? Je ne connais pas ton pourcentage de racisation mais je sais que d'autre que toi te verrons comme une blanche et bourgeoise et te raconterons l'histoire de tes ancêtres...

> Hic rodhus hic salta !

Mon "pourcentage de racisation" détermine ma légitimité a l'ouvrir?
Il n'est jamais trop tard pour essayer de combiner toutes les oppressions objectives pour jouer les victimes au lieu d'agir mon amiral!

> j'oubliais

Mes ancêtres m'ont appris à ne pas baisser la tête,
qu'"un acte vaut mille paroles" et c'est ce qu'on met en action pour se débarrasser des colons.

Et pour finir si écrire du latin est synonyme d'universitaire alors celleux qui n'ont pas fait d'études sont des ignares c'est ça? Iels ne peuvent pas prétendre à un tel niveau de connaissance? Tu ne mérites pas le titre d'amiral, sombre ouin ouin!

Quid tu facis

> 31M

Trente et un mars deux mille dix-huit.
C'etait (et ce sera) la seule manif que j'ai vu des SO des neo-marxistes ôtonomes, des gens principalement logées de l'ehpad, toujours avec la brillante phrase anticoloniale:

"si on fait ça on nous fout à la rue et pis dans un avion".

c'est une phrase que j'ai beaucoup entendu pendant la fin du chateau, autant de la bouche de trotskos d'etincelle pendant les reus du collectif sans papiers (noyau ML), comme de la bouche de beaucoup de camarrrrades incapables de voir au delà des conditions objectives nécessaires pour je ne sais plus.

ah, faut le dire, le dimanche 8 avril sur zone tout ce beau monde très bien organisateur des autres disait "mais non, ils peuvent pas nous attaquer, on a tout bien fait...".

vous etes politiquement mort.e.s.

> Migrant-e-s

Vous devriez tous et toutes avoir honte

Pendant que vous vous prenez la tête sur qui, quoi, comment, ..., comme à cette faleuse réunion à la manu, les migrant-e-s galèrent.

Plutôt que de faire de la politique, de jouer les bon-ne-s activistes, de vous tirer dans les pattes, de juger qui est légitime ou pas, de faire le trie, de virer les bonnes et compétentes personnes, vous feriez bien de vous concentrer sur l'humanitaire, et aller faire un stage dans les camps du CHCR à travers le monde.

Vous me donnez honte, on se croirait aux avants gardes des prochaines élections, comme si vous prépariez les prochaines élections.

Vous êtes minables et le mot est faible.

Heureusement que certains et certaines agissent en silence, en galérant, mais aux moins eux et elles agissent, et ne font pas différence.

> deshumanitaire

je suis la pour exhumer l'humanitaire, empailler ce qui reste de son cadavre et vous le donner, citoyen-ne-s.

l'entraide et l'auto-organisation seront juste au-delà des murs du cemitière que vous appelez de société, et la on pourra peut-être essayer de parler d'égal à égal.

entretemps agissez en silence, le même silence que dans les claustres des églises les moines perpetuaient la faim des misérables et crédules.

t'auras que du silence, et peut-être une conscience satisfié de son bonne action à la fin du jour, dans ton lit.
mais la faim sera toujours la, et les gens que t'auras aidé seront toujours misérables.
ça, tant que les murs de ton cemitière ne tombent, que l'humanitaire soit enterré à nouveau et l'entraide et la libre association seront repandues.

mésquin & minable

> .

Putain, mais en fait vous avez les mêmes embrouille de millieux qu'a paris. Bonne chance, compagnon-nes. Et nique les autoritaires, les citoyens, et les humanitaires ;)

> .

"L'auto-organisation" lol
pour vous l'auto-organisation ça ne va pas au-delà de faire le ménage dans vos squats de Bernard l'Hermite...

c'est pas avec ça que l'État et le capital trembleront...

> resumé

petit resumé du "débat" autour de l'occupation et de la collaboration avec le pouvoir, voici les arguments de réponse par l'executif militant formaliste, de "la force consciente", ses "partisans du communisme" ou même d'un.e citoyenniste en laisse:

"Et vous, vous faites quoi pour les exilé.e.s déjà? ah oui que dalle. "

"Ici c'est souvent le repaire des blanc.che.s donneurs de leçons de radicalité qui pleurent beaucoup ouin ouin ! La h'chouma !"

"... le 31 mars". La seule incitative conséquente et massive pour la fin de la trêve hivernale. Pendant ce temps là, d'autres faisaient des leçons de pureté radicale sur indymedia et annonçaient la guerre sociale totale et sans compromis. Avant de partir en courant à l'arrivée des premiers gendarmes. "

"combiner toutes les oppressions objectives pour jouer les victimes au lieu d'agir mon amiral!"

"Mes ancêtres m'ont appris à ne pas baisser la tête,
qu'"un acte vaut mille paroles" et c'est ce qu'on met en action pour se débarrasser des colons."

"Plutôt que de faire de la politique, de jouer les bon-ne-s activistes, de vous tirer dans les pattes, de juger qui est légitime ou pas, de faire le trie, de virer les bonnes et compétentes personnes, vous feriez bien de vous concentrer sur l'humanitaire, et aller faire un stage dans les camps du CHCR à travers le monde.
Vous me donnez honte.../Vous êtes minables et le mot est faible." [citoyen.ne.s!!!]

vu que vous voulez bien l'education nazionale pour tous et toutes:
"pour vous l'auto-organisation ça ne va pas au-delà de faire le ménage dans vos squats de Bernard l'Hermite... c'est pas avec ça que l'État et le capital trembleront..." [autonomie consciente!!!]

attitude défensive 20, institutionnalisation 15, arguments 0, analyse 5.

bon, j'a attenderait encore une fois une justification lyrique et assez pauvre par un universitaire sur lundi.am.

> Et les exilés, ils en pensent quoi?

Mouais, ça manque surtout ici de la parole des principaux concerné.e.s...

> trop balèzes ces universitaires!

Ils et elles ont la science infuse et savent si nous agissons ou pas!
çà me fait toujours rire ce genre de proverbe à la con: " Un acte vaut mille paroles". Des universitaires qui sortent çà, comme si il n'y avait pas de discussions entre eux pour préparer le plan qu'ils nous demanderont d'éxécuter. Nous sommes les cerveaux, vous êtes les bras! Faut sûrement pas critiquer leur oeuvre sinon on nous catalogue grincheux. La domination universitaire est puissante.

Un peu de comité invisible, un peu d'indigènes de la républiques et un peu de Lordon, voici le nouveau Povoir populaire qui vient. Et devinez qui en sera le chef d'orchestre??

> Autre point de vue

Régulièrement les lectures des commentaires sur indymedia permettent de comprendre pourquoi les positions revendiquées ici ne gagnent pas de terrain dans la société... Les gueguerres et débats non étayés d'arguments mais axés sur du ressenti, pour sûr, donnent envie de rejoindre "le milieu". C'est aussi vrai que la pureté radicale et théorique dans un entre soi autosatisfait fait avancer une idée...

C'est une lutte particuliere, celle de l'exil.
Une lutte dans laquelle les premier-e-s concerne-e-s ont l'habitude de voir les occidentaux gérer leurs destins, en maintenant une domination ici ou là bas, hier et aujourd'hui. La deconstruction, des "deux côtés", n'est donc pas simple.
Une lutte dans laquelle les premier-e-s concerne-e-s peuvent effectivement craindre, pour certain-e-s, de se voir enferm-e-s, déporté-e-s et donc ne pas souhaiter s'exposer.
Une lutte dans laquelle une bonne partie des premier-e-s concerne-e-s ne sont pas venu chercher l'affrontement avec la police ou le capitalisme.

A toi qui semble avoir habité au château, te rappel tu que pas mal d'occupant-e-s voulaient permettre à la presidence de l'université l'accès aux lieux ? Ne souhaitaient pas tenir le siege du chateau ou de censive ? As tu assez cotoyé les premier-e-s concerne-e-s pour savoir qu'une partie n'est pas anti presse mais au contraire souhaite parler aux médias ? Es tu venu à Brea pour entendre les premier-e-s concerne-e-s débattre autour des propositions mairie/préfecture ? Certain-e-s etaient même pour le centre d'évaluation et de tri proposer par Klein. Beaucoup attendaient impatiemment de pouvoir donner leurs noms à l'asso choisit par la pref pour reprendre le lieu, et ce en dépit des longues réunions pendant lesquelles les méchant-e-s traitres du cran ainsi que des habitant-e-s alertaient régulièrement sur les dangers de la situation, les risques encourrus en faisant confiance aux politiques.

C'est pas parce que tu considères ta pensée comme la voie à suivre qu'il faut l'imposer... Ca ressemble à une facon de voir la société qui commence par F et que tu prétends surement combattre...

> Aux éducateurs et éducatrices de la déconstruction

La personne précédente reconnait que tous les exilés n'ont pas la même position. Et oui, parmi les exilés aussi y a des hierarchies des conflits, y a aussi des exilés que vous ne connaisssez pas. J'ai besoin de partager des bases politiques avec quelqu'un, qu'il soit exilé ou pas ou d'une autre couleur de peau.
Vous faites passer toute volonté de détruire l'Etat pour un caprice d'enfants blancs gatés alors que c'est vous les enfants gatés. Vous êtes les éducateurs populaires de la déconstruction des idées révolutionnaires et vous n'allez pas tarder à monnayer vos compétences dans le domaine auprès de l'Etat.

> @koufar

Merci pour ton commentaire fort développé... Avec un enseignement aussi magique que "ya des exiles que vous connaissez pas" :). De ton coté il me semble qu'il y a bcp d'etres humains que tu te prives de connaitre. Perso, j'ai besoin de partager, tout court. Besoin de me nourrir de points de vue différents, de rappeler régulièrement à mon esprit qu'il y a une multitude de vérités, que chacun-e fait avec son bagage et à son rythme.
Je changerai pas les lignes, ni de la société ni dans les esprits des grands méchants humanitaires ou autres suppôts des pouvoirs publics, en restant avec des personnes qui me ressemblent. Alors rêver révolution et abolition de l'etat... Je vous souhaite bon courage, les anti compos plus radical que moi tu meurs...

> abattre les frontières sans s'en prendre à l'Etat

En tout cas vous m'expliquerez comment abattre les frontières sans abattre en même temps l'Etat.

https://nantes.indymedia.org/system/zine/2018/01/28/39921/vaisseaudesmorts-100p-a4.pdf

> te rappel tu?

"te rappel tu...?" je me rappele moi oui.

je me rappelle qu'on ne les a pas fait entrer une fois, et pis quand ils sont venus après.
la réflexion (et non pas la décision) de ne pas laisser entrer des gens en uniforme ou en costardcravatebadge à était assez bien reçue. et suivie, car apparament ils ne sont pas re-venus (je m'en moque totalement e ce qu'a a pu être PARLEMENTÉ pour qu'ils ne reviennent pas), sauf le GM en réserve/espèce de douanier qui est venu faire le boulot de pseudo-huissier deux ou trois fois.

"Ne souhaitaient pas tenir le siege?"

certain.e.s non, certain.e.s oui. on a fait ce qu'on voulait avec qui le voulait, le peu de barricades permises compris. et ils/elles n'etaient pas deux ou trois (je m'enfout de la majorité, mais peut être même de la majorité, chais pas, je n'ai pas COMPTÉ, hmhm).

"As tu assez cotoyé les premier-e-s concerne-e-s pour savoir qu'une partie n'est pas anti presse mais au contraire souhaite parler aux médias ?"

j'ai cotoyé pas mal de monde qui S'EN FOUTAIT complétement du rapport aux médias, voire critiquait assez consciement leur rôle face à la condition de migrant.

"Es tu venu à Brea pour entendre les premier-e-s concerne-e-s débattre autour des propositions mairie/préfecture ? "

avec le coeur dans les mains je te dis que oui. trois jours après sa "prise" - levons le chapeau de la tête, ce n'était pas une occupation (tant que ma définition puisse se dilater).. si tu veux, un campement est une occupation, ça, hmm, ça pue l'associativisme assistentiel et leurs méthodes "dures" pour obtenir des accords.
trois jour car pour une fois j'ai cru plus ouest fRance que vos communiqués.

et je peux dire que c'etait, emotionelle et politiquement, degueulasse, ce que le pouvoir a essayé et ce que t'as laissé faire, entre autres.

l'état psychologique d'une personne qui s'avait investi au chateau et qui avait grave souffert de la torture d'état, semblant isolée et sans repère au millieu de autant de gens qu'il connaissait.

"Certain-e-s etaient même pour le centre d'évaluation et de tri proposer par Klein. "
deso, c'est des cons. y'en a (pas à chateau-censive je crois, heureusement) qui aidraient ils/elles mêmes a mettre ses compatriotes dans un avion juste par ce que des autres ne font pas les efforts qu'ils/elles mêmes ont fait pour trouver des papiers et un travail. c'est degueulasse, mais une fois en plus, on en dans ce monde de merde.
je sais que très probablement que tu comprends la base de cette perspective, c'est juste pour eventuellement te marquer l'esprit que je me "justifie", alors j'arrête la.

"Beaucoup attendaient impatiemment de pouvoir donner leurs noms à l'asso choisit par la pref pour reprendre le lieu,"

tu sais combien de gens sont en attente pour un logement social? bon, ce n'est pas une occupation non plus un logement dans un hlm, mais c'est la ou vous allez probablement finir, à vérifier des bails pour des boites d'allumetes - ce n'etait pas la première fois ni sera la dernière que des occupant.e.s finissent dans des situations similaires. ni la première fois dans le département, et potentiellement dans l'année, d'ailleurs.

l'occupation ça a marche assez bien la ou elle s'est repandu avec le minimum de rapports des avant-gardes avec le pouvoir possible. c'est su que l'abordage conseillée face à des situations pareilles est soit l'intervention directe de la force "publique" soit le recours à des procès graduels de
légalisation/intégration.

clairement, je ne parle pas de situations avec plein de squats militants. mais plein d'occupations en géneral, une myriade de gens et groupes qui déprècient la propriété et l'État par leurs besoins ou par leurs envies, de toute façon par leurs actes.

pour moi, c'est ça un "imaginaire", cette liberté par niaison des institutions, et, en part, l'anarchie - par conséquence aussi bien la niaison de toute la verborrhée que tu lances en faveur de la composition et contre les gens qui ne veulent pas rejoindre (ton) millieu... celui que j'emmerde, celui de l'organisation quantitative en quête de conditions objectives. celui, méthodique et philosophiquement, marxiste. voilá porquoi autant d'emmerdes de base.

nier la réaction binaire de la part du pouvoir face aux espaces qu'il ne contrôle pas c'est nier plupart de la base d'une critique autonome des processus de domestication de situations de rébéllion.

"C'est pas parce que tu considères ta pensée comme la voie à suivre qu'il faut l'imposer..."
bonne critique. faut maintenant créer des espaces pour que ça se passe ainsi. jusqu'à la, je ferait ce que je veux.

et apparament ça passe par vous emmerder, militant.e.s de la nouvelle gauche.

> ps

ah, pour les trois jours après j'etait à brea je me suis oublié de dire,

ça avait mal tombé pour moi (pour vous aussi soit-disant), il avait 3/4 costardcravatebadge de Nantes Métropole, plus potentiellement des garde-cotes, qui se baladaient dans le bâtiment, guidés par VOUS, en train d'enlever les plombs pour que les gens ne cuisinent pas chez elles/eux, et quelques (beaucoup) d'autres choses. bcp de gens étaient assez dégs de ça par exemple, dans les semaines que se sont suivies l'envie de faire et le vivre ensemble des gens que je connaissait se sont complétement plombés, bien sur, le tout accompagnée de mille comissions pour régir les différents aspects de la vie des occupant.e.s.

facile c'est de dire que ça serait encore plus facile de vous gacher la fête avec la mairie.
le difficile c'est de le faire.

aussi je peux te dire que le rapport aux médias est souvent garanti par VOUS (la verborhée aux micros surtout), du coup prétendre que c'est -la faute- aux migrant.e.s c'est juste dégueulasse.

pour le reste, merci pour finalement ouvrir la question au publique sur indymedia, vu que vous êtes complétement incapables de le faire ou le laisser faire dans le mildiou.

yupi la critique, au revoir la bienveillance.

> plombant

Raté, les plombs ont étaient enlevés des chambres par des exilés (qui ne portaient pas de costard) suite a une décision commune de faire la cuisine et manger ensemble. Et aussi éviter les risques d'incendies.

3jours c'est rapide pour juger de la vie d'un lieu...

chacun.e récrit l'histoire qui l'arrange et indymedia est toujours autant un défouloir et un règlement de compte anonyme.

c'est fou comme, une fois de plus, on trouve plus d’énergie dépensé ici a faire les flics de la bonne pensée que sur le terrain a tenter de construire et faire avancer des idées.

> peter les plombs

"Raté, les plombs ont étaient enlevés des chambres par des exilés (qui ne portaient pas de costard) suite a une décision commune de faire la cuisine et manger ensemble. Et aussi éviter les risques d'incendies."

pour moi cette excuse en elle meme est encore plus plombante que le fait qu'etaient effectivement les mrs en costard qui vous ont dit de les enlever et du c'etait propose aux credules en assemblee. et encore plus frappant c'etait la comission cuisine et ses rations et la corruption (les stocks dans leurs chambres etaient une realite).

aussi des actes de rebellion individuelle (comme le bidouillage des plaques de cuisine dans les chambres - sans la protection qui offrent les plombs.

"3jours c'est rapide pour juger de la vie d'un lieu..."

je suis venu plusieurs autres fois, pour me mettre au courant si est que une possibilite de donner un coup de main sans que personne me dise quoi faire etait possible.
impossible du coup, la formalisation avait deja ateint des niveaux de delegation irrespirrables.
et la tension de tout agissement hors-cadre vis a vis de la militance philo-institutionnelle etait palpable.

"chacun.e récrit l'histoire qui l'arrange et indymedia est toujours autant un défouloir et un règlement de compte anonyme."

voila le pourquoi de votre adoption d'une posture defensive et mensongere. propagande pour les credules, precher la parole de la sainte ideologie de l'opinion civique.
et moi j'assume, ton pouvoir de deduction probablement sait qui t'ecrit. aussi bien comme les gens qu'on ne devrait pas aimer. mais c'est ce qu'il reste par le manque d'espaces d'expression auto organisee, vu l'associativisme reignant, un debat virtuel, sans application reelle. fige et antagoniste.

"c'est fou comme, une fois de plus, on trouve plus d’énergie dépensé ici a faire les flics de la bonne pensée que sur le terrain a tenter de construire et faire avancer des idées."

nananan. moi je poursuit avec les gens qui je me sens bien avec, pour parler ce que je pense et faire ce que je veux.
vous porsuivez avec vos allie.e.s, a "faire ce qu'il faut faire", et en essayant d'embrigader plus de main d'oeuvre apres avoir fait de la merde avec les precedent.e.s, comme les autres dans la campagne t'sais. previsible, pour le pouvoir aussi, ils savent parfaitement que leurs propositions puent et que personne appart les "premiers concernes" accepteront.

et je ne pas desole d'etre franc, vous meritez plein dans la gueule apres ce que s'est passe ce printemps.

> les credules et la question sociale

et sur les postures qui gagnent du terrain dans la dite societe... comme le citoyennisme (democratique et techocratique, genre macron) et le fascisme (entendu comme la corporation des associations civiques, syndicales, entreprenariales, etc, avec l'etat). surement
pas votre parti de l'imaginaire (tant qu'il ne devienne pas une forme du premier), pour plus d'intelos collumnistes de liberation ou du monde que vous avez dans la poche. ou n'importe quelle autre vision quantitative et partisanne marxisante (la mefiance des gens sur des idees qui ont fait de la merde existe encore, heureusement).

ce n'est clairement pas de la meme maniere qu'on entend les paroles subversion, entraide ou soulevement. tant pis, on attendra cent ans et cent machines de guerre communistes encore.

et des emmas goldmans pleines d'espoir reviendront choquees et des fidels john reeds seront enterres dans des pantheons a chaque fois.

> @t'assumes mais pas trop

Ces commentaires ont plein de problèmes :
* ils exploitent des faits à peine connus ou qui sont re-ecrits dans l'intérêt d'avoir raison : aucune utilité. Il manque de réels témoignages de ce qu'il s'est passé sur la façon cet hiver et depuis, de manière descriptive ;
* critiquer sur indymedia, c'est bien moins utile que d'échanger dans la vraie vie autrement que par un langage verbeux et agressif. Tu ne sais pas tout, redescend de ton piédestal, t'as pas raison sur tout ;
* cette personne a aussi participé à des prises de pouvoir dans certains espaces ou n'a pas critiqué les moments qu'il fallait critiquer (ou dans sa chambre mais pas dans les espaces collectifs où il fallait le poser). L'individualisme lâche rend beaucoup plus facile la critique des pratiques des autres sans s'inclure dedans. Ah, l'ego...

Oui aux critiques constructives, à la prise de recul, à l'autocritique et l'humilité. Non aux prises de bec inutiles et aux règlements de compte (même si on veut plus de toi en vrai).

A noter : après Brea t'étais pas là, donc tes critiques sur Daviais et le lycée tombent de nulle part puisque tu n'as aucun fait à apporter. Parle pas de ce que tu connais pas, cimer.

Indymedia a un intérêt chouette quand des mêmes faits peuvent être analyses et étudiés sous des angles différents, surtout à partir du moment où les critiques ont déjà trouvé leur formulation dans un espace d'organisation réelle.

Associer à un groupe de personnes la situation "misérable" des exilé.e s à Nantes, et faire des généralités à partir d'une vision partielle de la réalité : c'est mensonger et ça laisse de côté les critiques les plus intéressantes qui se déroulent dès que des français.e.s pas déconstruit.e.s de leur racisme se mêlent d'une lutte qui ne les concernent pas autrement qu'en tant que potentiel.le.s allié.e.s.

> @modo

On peut passer la modération en a priori ?
Y a pas mal de commentaires qui apportent pas grand chose d'autre que du clash ou du langage pompeux sans fait ni éclairage ni critique de groupe ou théorique accessible au commun des mortel.le.s (donc classisme).
De plus, je sais pas si y a ça dans la charte mais en vrai les personnes autoritaires et oppressives sont nocives aussi sur le net, surtout quand on ne peut pas (sa)voir les crades casseroles qu'elles se traînent.

> conclusion

en tout cas, les commentaires sur indy restent pour la postérité, malgré la virtualité que ça peut representer face à la parole imprimée ou parlée. on a, j'ai raté, la mise en place, calme et posée, de ce débat, à mon temps.

ce ne seront pas les discussions qu'on a pu avoir, distorsionées par des insinuations et de(s) purge(s) oportunes pour l'occasion - post zad, pré-lavage des consciences - et surement pas sur les moments que vous avez décidé les conneries qu'ont rammené au présent état des choses. la zad s'inclue clairement dans cette montage politicienne.

cracher de la bile est important dès que des situations contre-revolutionnaires s'imposent. pour que la critique devienne une arme, et pour que des agisssements deviennent critiques.

je me prive d'attaquer perso les gens qui ont balayé toute possibilité d'un dépassement du rapport de force purement institutionnel. car ce n'est pas une de mes méthodes, mais une des méthodes des groupes politiciens comme le votre. les mettre en évidence, en provocant des commentaires comme le dernier adréssé au modo, m'amuse plutôt.

je sais que mon action aura des conséquences, et ces conséquences deviennent action au pas des évênements - et ce n'est pas des

classiste, c'est tes études et ta politique.
pas ma condition et ma forme de vie, que je defenderait avec dents, ongles et crachat, si besoin.

ce débat, n'est pas exclusif à votre cher 44, mais ce dérroule (avec sa quantité d'accrochages internes et externes aux espaces) en ce même moment en diverses situations et villes de fRance, de la péninsule ibérique, de l'italie, grèce. surtout dès l'èmergence de la french théorie à 10 balles dans les librairies, curieusement.
surement des prochaines parutions sur indy l'expliciteront mieux ce débat.

du coup, attendez vous au retour des bâtons, et à d'autres agitateurs et agitatrices de votre normalité gauchiste.

"La politique est l’art de la médiation. Entre la totalité présumée et la singularité, et entre les individus. Tout comme la volonté divine a besoin de ses propres interprètes et représentants terrestres, la Collectivité a besoin de ses propres délégués. Tout comme il n’existe pas dans la religion de rapports entre les hommes mais seulement entre les croyants, ce ne sont pas les individus qui se rencontrent dans la politique, mais les citoyens. Les liens d’appartenance empêchent l’union, parce que ce n’est que dans la différence que disparaît la séparation. La politique nous rend égaux parce qu’il n’y a pas de diversité dans l’esclavage – égalité devant Dieu, égalité devant la loi. Au dialogue réel qui, lui, nie le pouvoir en niant la médiation, la politique substitue son idéologie. Le racisme est l’appartenance qui empêche les rapports directs entre les individus. Toute politique est une simulation participative. Toute politique est raciste. Ce n’est qu’en démolissant ses barrières dans la révolte qu’on peut rencontrer les autres dans leur et notre singularité. Je me révolte donc nous sommes. Mais si nous sommes, adieu révolte."
Dix coups de poignard â la politique - Venomous Butterfly & Willful Disobedience, 1996

> @réalité

"Y a pas mal de commentaires qui apportent pas grand chose d'autre que du clash ou du langage pompeux sans fait ni éclairage ni critique de groupe ou théorique accessible au commun des mortel.le.s (donc classisme)."

Je sais pas où tu te situes en terme de classe, et limite je m'en fout. Par contre ça m'interroge que tu puisses dire que ce qui n'est pas "accessible au commun des mortel" est classiste. Ce qui est sûr c'est qu'il y a des bouts dans les commentaires qui sont peux explicités et donc excluants pour celleux qui n'ont pas vécu les situations évoquées. Par contre on (les classes populaires) n'est pas plus bêtes que les autres (dont toi ?) et pour ma part je comprend les problématiques soulevées ici !!!!!