Nous n’envisageons pas organiser un remplacement égale aux rencontres Intersquat du passé, à moins que vous vouliez en faire en sorte. Les journées nous semblent comme une bonne opportunité pour converger les discussions générales sur le sens et l’avenir des luttes urbaines et les considérations de squats comme plus qu’un outil de satisfactions de besoins de logement. Nous espérons un échange sur l’importance d’occupations pour d’autres luttes libératoires, maisons comme outil politique, questions sur le travail dans et avec le quartier et plus.

Expulsions, répressions, surveillance, prisons, la vermine qui utilise et assiste les structures oppressives est partout, réunissons nous en support et renvoyons la balle non pas seulement dans leur cour mais enfonçons-la dans leur coeur.

Si vous, comme individu ou groupe, êtes intéressé.es, avez des atelier, discussions, présentations ou autrechose a partager, que se soit pour le block intersquat ou pour le reste des journées, contactez nour par mail à rigaerstrasse@riseup.net avec ID-clé-PGP 0x3971B260E4B15B69

Plus d’infos sur le weekend se trouvent sur frgegenstadt.blackblogs.org
(Une partie des info est d’abord publié en allemand et traduite plus tard)

Vous pouvez contacter sleepingchaos@riseup.net avec la clé pgp ID 0xA9DE538A73306A20 pour trouver un endroit pour dormir.

Assemblée Rigaerstrasse
N’hésitez pas à faire circuler ce message aux groupes, personnes et squats auxquelles vous vous fiez. N’oubliez pas de joindre votre clé PGP en nous contactant, si vous en avez.

https://mars-infos.org/block-intersquat-aux-journees-de-2939

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La Rigaer Strasse – Au moins depuis les occupations de 1990, le Nordkiez ¹ de Friedrichshain (un des quartiers de Berlin) est
influencé par une lutte constante pour se défendre contre le contrôle de l’Etat et la gentrification. En cela, le Kiez se trouve dans une zone de tension entre le respect aveugle de l’ordre établi des libéraux de gauche, une certaine subculture et un conflit plus sérieux.

Rétrospective

Suite à la „Longue Semaine de la Rigaer Strasse“ en 2015 et à la
proclamation de notre Kiez en „Zone à risque“ , nous avons oeuvré en vue d’un quartier auto-géré et solidaire. Nous avons mené des campagnes contre les flics dans les rues, contre les arrogantes associations de propritétaires et leurs travaux de valorisation immobilière, contre la politique de l’Etat. Début 2016, le conflit avec le groupe CG s’est renforcé, et le voisinage s’est organisé et s’est défendu contre la gentrification dans le Kiez. Les rassemblements de quartier ainsi que l’échange au delà des frontières du milieu militant habituel à l’occasion de la confrontation à l’Etat policier tel que nous l’avons vécu ont créé, eux et la continuité de moyens d’expression plus directs, la base des luttes pour la Rigaer 94 lors de l’été 2016, luttes qui furent couronnées de succès.

Ensuite, il paraît qu’il y a eu une accalmie autour de la Rigaer Strasse. Après des émeutes pleines de colère en Juin 2017, le Dorfplatz² , une des pièces maîtresses qui composent le mythe de la Rigaer Strasse, a pourtant été à nouveau la scène de contrôles par l’Etat et de la tentative d’étouffer tout lien social entre les gen.te.s. Les stratégies de la contre-insurrection et de pacification se manifestent par l’oppression de celleux qui se rebellent et par l’intégration de celleux qui seraient „ouvert.e.s au dialogue“, comme par exemple la tentative de la circonscription de simuler et de mettre en scène la participation de citoyen.ne.s et le droit de regard pendant l’été 2017.

Janvier 2018

C’est avec tension que nous envisageons l’année 2018. La fin de l’année sonne la fin des baux du Hausprojekt (grosse colocation, souvent politisée, dans une maison) (queer-)féministe Liebig34, et de nombreux autres projets sont menacés: ils ont bien besoin de perspectives de lutte communes. Depuis le G20 à Hambourg, le poids de la répression sur les structures autonomes croît, et il ne s’arrête pas au pas de nos portes. Les structures qui ont grandi dans le Kiez vont encore être détruites par le processus d’exclusion de certain.es hors du quartier, typique de la gentrification; et cela mettra un coup d’accélérateur à l’individualisme et à l’égoïsme. Nous estimons que nous avons là une responsabilité : celle de faire durer la force des confrontations telles que celle que nous avons vécue à Hambourg, et à creuser les fissures de la révolte collective et individuelle dans le béton de la ville capitaliste.

Mais nous ne sommes pas des irréductibles Gaulois, et notre horizon ne s’arrête pas aux frontières du Kiez. Nous constatons que la rébellion contre la gentrification est devenue un des piliers les plus importants des luttes des autonomes – à Berlin et ailleurs, il y a chaque jour des actions contre les profiteurs et les hommes de main de l’Etat, qui, eux et leur politique de violence, ont des vies humaines sur la conscience. En cet âge de la Smart-City et de l’Urban Warfare, du renforcement incessant des structures fascistes et de l’indifférence générale, des gen.te.s défendent, partout dans le monde, de Rojava aux Mapuche, d’Athènes à Berlin, des mines d’or de Chalcidique à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, etc, leur liberté, et une vie digne.

Les journées de discussions et de Chaos, Mai 2018

Quiconque prétend plaquer le calme d’un cimetière sur la Rigaer Strasse ou où que ce soit devrait se préparer à notre besoin d’une vie auto-gérée et non-commerciale, à notre volonté de nous battre dans ce but contre toute autorité et contre le pouvoir du capital. Nous vous invitons du 10 au 13 Mai 2018 aux Journées de discussions et de Chaos à Berlin. Nous voulons débattre, essayer et intensifier les perspectives révolutionnaires et insurrectionnelles ainsi que les buts et les stratégies, pour que le combat se prolonge. Au programme : un mélange d’ateliers, de discussions, de culture et d’actions sur les points chauds de nos luttes. Plus on en aura, mieux ce sera.
Nous appelons les groupes et les personnes acti.ve/fs, les initiatives de quartier, celleux qui se battent dans d’autres coins, punks et enfants de bourges, gangster et autonomes … – tou.te.s celleux qui souhaitent, pendant ces jours et ces nuits, remplir la rue et leurs coeurs de vie, organiser la révolte et attiser un chaos décentralisé.

Vous pouvez nous envoyer des communications et idées et commander du matériel de mobilisation à rigaerstrasse@riseup.net

Plus d’infos sur: frgegenstadt.blackblogs.org

¹Nordkiez
„Quartier Nord“ Kiez signifiant dans le contexte de Berlin un quartier ou voisinage et ses structures. Discerné, en contraste aux nouveaux quartiers, par les contactes sociaux et resources locales qui lui donnent une identité. Souvent en court: un bloc sans boulanger, sans bar et sans épicerie n’est pas un „Kiez“

²Dorfplatz
„Place du Village“ Le petit square formé par l’intersection de la Rigaerstrasse et la Liebigstrasse à Friedrichshian charactérisé auparavant par le Liebig14 et aujourdh’ui par les projets survivant le Liebig34 et le Rigaer94 en proximité

³Gefahrengebiet
sorte d’état d’urgence à l’échelle d’un quartier : si la police estime, au vu de la situation, que des délits vont être commis dans une zone, elle peut déclarer que cette zone est une “Zone à risque”, lui permettant de prendre certaines mesures autrement illégales, comme des contrôles d’identité et fouilles à répétiton)

https://frgegenstadt18.blackblogs.org/