Résumé (forcément partiel) :
Le 18 novembre, un rassemblement pour les Mineur-e-s en exil était parti en manif dans les rues du centre de Nantes et s’était terminé par la réquisition de l’ancienne École des beaux arts, un bâtiment de plus de 700m2 vide et en partie chauffé. La réponse de la mairie ne se fait pas attendre. Bien qu’elle ait promis dans la soirée de ne pas faire évacuer les locaux, elle requiert dès le lendemain le concours des force de l’ordre. Ce 19 novembre, en début d’après midi, près de 200 flics bouclent le quartier et expulsent l’école, faisant plusieurs blessé·e·s et une interpellation. Des agents des services municipaux viennent terminer le travail en murant les issues du bâtiment. Le lendemain, 20 novembre, c’est la journée internationale des droits de l’enfant…

Le 22 novembre, à la suite de l’assemblée générale « Jeunes exilé.e.s à la rue, Expulsion – Réaction ! », une partie du bâtiment Censive de l’université de Nantes est occupée, et un week-end y est organisé pour fêter cette nouvelle occupation, week-end durant lequel le château du Tertre sera lui aussi investi. À la Censive le dimanche 26 au soir, le cabinet de la présidence de l’université n’a qu’une phrase à la bouche : « Il faut évacuer le château ».

La semaine suivante, la présidence mène la bataille sur deux fronts : d’un côté elle met la pression aux occupant·e·s pour qu’iels quittent le château, de l’autre elle prépare une réponse juridique. Un huissier passe constater l’occupation le 28 novembre, et dès le 29, sans que les occupant·e·s en soient informé·e·s, une requête en référé est déposée auprès du tribunal administratif pour obtenir l’autorisation d’expulser immédiatement la Censive et le château. Samedi 2 décembre un huissier vient communiquer la date d’audience devant le juge des référés. Celle-ci aura lieu dès le lundi… À la Censive et au château l’occupation continue à s’organiser, et les soutiens se font de plus en plus nombreux·ses. L’intersyndicale des personnels et étudiant·e·s publie un communiqué de soutien aux occupations suivi d’un autre condamnant la demande d’expulsion, les personnes solidaires et les dons matériels continuent d’affluer.

Le 5 décembre, au lendemain d’une attaque de l’extrème doite au château, la réponse du tribunal tombe : il donne l’autorisation d’expulser les deux lieux. Les occupant·e·s décident de rester et un appel à réagir en cas d’expulsion est lancé. Le samedi qui suit, une manif réunissant au moins 1500 personnes défile dans les rues de Nantes. La préfète choisit de mettre en place un dispositif policier conséquent qui vise, entre autres, à empêcher le cortège de se rendre devant des lieux qui ont leur part de responsabilité dans la situations des jeunes exilé·e·s à Nantes : mairie, tribunal administratif, présidence de l’université…

La semaine qui suit verra la présidence de l’université enchaîner les ultimatums. Le 11 décembre la présidence demande aux occupant·e·s de quitter le château avant 18h, faute de quoi les forces de l’ordre interviendront. Un appel à venir au château circule, une AG et une conférence de presse ont lieu. Des centaines de personnes sont présentes et l’expulsion n’aura pas lieu.

Le 12 décembre, les étudiant·e·s qui ont cours dans le bâtiment Censive sont évacués, une expulsion est à craindre, mais là encore, des centaines de personnes viennent soutenir les occupant·e·s et une réunion de la présidence de l’université est occupée et perturbée. La présidence est obligée de sursoir à ses projets d’expulsion et propose un rendez-vous le lendemain matin, rendez-vous auquel elle ne se rendra pas… préférant poser un nouvel ultimatum : l’université n’acceptera de reprendre les négociations que si les occupant·e·s quittent le château avant jeudi 14, à 12h.

Le 14 décembre, donc, la solidarité s’exprime à nouveau avec les occupant·e·s qui ne comptent pas céder au chantage de la présidence. Le pique-nique initialement prévu devant Censive s’installe dans un amphi, Sud éducation appelle à la grève les étudiant·e·s et enseignant·e·s, une action de blocage perturbe la circulation. L’assemblée des occupant·e·s décide de débarricader la Censive pour que la vie s’y organise plus tranquillement et sortir de la stratégie de tension imposée par la présidence.

Le lendemain, des étudiant·e·s en géographie bloquent plusieurs amphis dans le bâtiment Tertre. De son côté le président de l’université de Nantes annonce au personnel de la fac qu’il suspend la demande d’expulsion.

Le résumé s’arrête ici, mais vous pouvez continuer à suivre l’actualité de l’occupation dans ce fil infos : https://nantes.aveclesexiles.info/spip.php?rubrique4. Le même site publie aussi un récap depuis le 18 novembre.

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