Grèves de l'été 1955 : Nantes, capitale de l'agitation

Mis a jour : le samedi 12 août 2017 à 21:05

Mot-clefs: Resistances luttes salariales / actions directes loi loitravail travail loi_travail
Lieux: Nantes

Alors que le gouvernement s'apprête à saccager par ordonnances plusieurs décennies de conquêtes sociales, et que la répression tente de paralyser nos luttes, il est important de revenir sur un épisode marquant de l'histoire sociale locale. C'était il y a 62 ans, en aout et septembre 1955.

20615768_1414878818548287_4729068112021247064_o-medium
Photo : les grèves de Nantes vues par le magazine Radar en 1955

Retour sur une lutte locale : les grèves insurrectionnelles de Nantes, en 1955.

Au beau milieu de l'été 1955, un conflit social de grande ampleur éclate à Nantes. A l'époque, l'ile de Nantes n'était pas un parc d'attraction pour touristes mais un lieu de travail : les trois chantiers navals de l'Atlantique – Loire, Bretagne et Dubigeon – regroupent 7000 ouvriers. Les grévistes sont rejoints par d'autres métallos de l'agglomération pour réclamer une hausse de salaire. Le mouvement se lance à la suite de semaines de grèves dures, émaillées d'affrontements à Saint-Nazaire, où les grévistes ont obtenu la satisfaction de leurs revendications. Un ouvrier des Chantiers Navals de Saint-Nazaire raconte à ce propos :

"Les cisailles et les poinçonneuses démarrent sous l’impulsion de certains ouvriers. On fabrique des projectiles d’acier et les gars qui s’y emploient manifestent autant de frénésie que s’ils avaient un boni à tirer. [...] Aux cisailles des tôles de même épaisseur se voient transformées en projectiles encore plus dangereux, des petits triangles dont les deux angles aigus projetés avec force s’avèrent capables de transpercer n’importe quels uniformes. D’autres groupes, disséminés dans les nefs, se sont spécialisés dans le matériel de projection, avec des bandes de caoutchouc. Ils confectionnent des lance-pierres."

A Nantes, le 17 août, les ouvriers en lutte saccagent le siège du patronat, le CNPF, ancêtre du MEDEF – situé non loin de l'ancienne Bourse du Travail – ou se tiennent les négociations. Progressant en dévastant étages par étages, les ouvriers finissent par obtenir un accord : 40 francs de plus par heure. Mais les employeurs font volte face quelques heures plus tard à la préfecture, une fermeture des usines et des chantiers est prononcée pour éviter tout mouvement d'occupation, comme en 1936. Les lieux de travail sont occupés par les forces de l'ordre. Le 18 août, une grande manifestation de 14 000 personnes passe par la Bourse du Travail en direction de la Préfecture où l'émeute éclate. La confrontation dure jusqu'à la tombée de la nuit. Le lendemain, le mouvement prend de l'ampleur, soutenu par d'autres bassins ouvriers. Un immense meeting au Champ de Mars est suivi d'une manifestation de 20 000 ouvriers qui se dirigent vers la Place Aristide Briand, pour faire libérer les arrêtés de la veille, incarcérés dans la vieille prison qui se trouvait dans le centre-ville.

Alors qu’à Saint-Nazaire les affrontements se sont déroulés dans l’enceinte ou aux abords des chantiers, à Nantes c’est en plein centre-ville que les ouvriers et les CRS vont se livrer à une véritable guerre de rue. Les édifices de l’État sont attaqués par les grévistes qui débordent leurs directions syndicales. Un rapport de police de l'époque décrit l'intensité de la conflictualité et la colère des ouvriers à l'encontre de ces bâtiments symboliques :

« Quelques centaines d’entre eux arrachèrent les grilles du palais de justice et tentèrent vainement d’escalader les murs de la maison d’arrêt où se trouvaient détenus cinq individus appréhendés au cours des événements de la veille. Ils s’attaquèrent à la porte de la prison qui céda. La seconde porte métallique résista et le personnel de la prison lança des grenades lacrymogènes pour les disperser. […] Un engin explosif fut lancé par les manifestants à l’intérieur de la prison. […] De véritables opérations de guérilla se sont poursuivies dans les rues. […] Rue du Marchix, un garde mobile a été blessé par balle par les manifestants »

Après avoir attaqué la prison, les affrontements gagnent le reste du centre et un jeune maçon, Jean Rigollet, est tué par balles par la police sur le Cours des Cinquante Otages. Les manifestants sont finalement libérés sous l'influence du maire de Nantes qui propose alors sa médiation obtenant la libération de la plupart des manifestants arrêtés et la reprise des négociations … à Rennes. Le travail reprend mais le mouvement se poursuit, avec des débrayages ponctuels durant l'été et une partie de l'automne, soutenu par une solidarité large, incluant même le clergé : l’évêque de Nantes fait un chèque de 50 000 francs pour soutenir les grévistes ! Après la fin de la grève, la direction de la CGT déplorera « les idées anarchosyndicalistes très fortes que les mouvements de 1955 ont encore développées » dans la classe ouvrière du département.

« Il n'y a aucune forme d'organisation plus autonome que quinze mille ouvriers agissant unanimement dans la rue. (…) Nantes a fourni l'exemple [de] formes d'orga­nisation qui s'avèrent déjà les seules efficaces, et qui s'avéreront de plus en plus les seules possibles. » écrira le penseur de l'autonomie Cornélius Castoriadis en 1956.

Une leçon à méditer aujourd'hui, pour les semaines qui viennent.

Commentaire(s)

> Révolte ouvrière à Saint-Nazaire en 1955

[avec les photos par ici : http://www.zones-subversives.com/2016/07/revolte-ouvriere-a-saint-nazaire-en-1955.html]

En 1955, la classe ouvrière montre toute sa puissance politique au cours de la grève de Saint-Nazaire. Des pratiques de lutte spontanées se développent.

C’est la classe ouvrière qui se trouve au cœur des luttes sociales au XXe siècle. Les prolétaires disposent d’une longue histoire de grèves et de révoltes. Louis Oury (https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Oury) propose son témoignage sur les luttes ouvrières dans son livre Les Prolos (http://agone.org/memoiressociales/lesprolos/). Il évoque notamment le puissant mouvement de grève qui éclate à Saint-Nazaire en 1955. Il retrace cet évènement à travers son regard de jeune ouvrier pas encore politisé.

Travail à l’usine

Louis Oury devient ouvrier en 1950. Il est diplômé d’un CAP chaudronnerie mais doit bénéficier d’un piston pour trouver du travail à Segré, dans le Haut-Anjou. Il découvre l’usine et ses petits chefs. Le contremaître est particulièrement antipathique. « S’il t’emmerde trop, ne lui réponds surtout pas, tu le baiseras bien, et en toi-même dis-toi que tu l’emmerdes encore davantage », lui conseille un ouvrier.

Le travail se révèle particulièrement dur. Des rivalités existent entre les jeunes diplômés et les ouvriers plus anciens. Louis Oury doit se coltiner le travail le plus dur physiquement et le plus abrutissant. La cadence l’imprègne au quotidien. « Et dire qu’il y a des gens qui reprochent à la classe ouvrière de ne parler que de repos, et non d’éducation et de culture dans ses revendications ! », ironise Louis Oury. Mais il rencontre Mimile, un collègue qui devient un ami.

Le jeune ouvrier devient plus endurant. Il supporte mieux le rythme du travail et obtient davantage de reconnaissance de la part des autres ouvriers. Il observe les élections du délégué syndical. Ce rôle vise à faire un lien entre les travailleurs et le patron. Mais il n’est jamais question d’augmentation de salaires. « Vingt ans après, je me pose toujours la question sur l’utilité de ces délégués qui pullulent encore en France de nos jours, c’est une couverture légale qui donne bonne conscience à certains dirigeants », observe Louis Oury. L’ouvrier décide de rejoindre les chantiers navals de Pohoët à Saint-Nazaire.

Louis Oury sort de l’individualisme rural. Une ambiance de solidarité règne sur le chantier naval. Il découvre un atelier immense. Après un accident du travail, un homme suscite l’attention de tous les ouvriers. Il lance un discours qui évoque les salaires et se conclue par un appel révolutionnaire à « prendre la Bastille ». Louis Oury, jeune ouvrier respectueux de l’autorité, se sent emporter par ce discours.

L’ouvrier découvre le taylorisme et l’organisation du travail de manière planifiée. Un petit chef fixe les cadences et les opérations à effectuer. « Ces opérations avaient fait l’objet de chronométrage ce qui permettait de chiffrer la durée de chacune d’elles à la seconde près », décrit Louis Oury. Progressivement, la direction réduit les temps alloués pour chaque tâche pour mieux augmenter les cadences. Mais les ouvriers ne disposent pas des moyens pour effectuer leur travail à temps. Une détestation des petits chefs se développe. « Ces cons d’agents de maîtrise sont tout juste capables de distribuer le travail. Et il faut leur obéir », enrage Louis Oury.

Mais certains ouvriers méprisent les petits chefs et le patron. Ils n’ont pas peur du conflit. « Ceux-là, toujours les mêmes, ce sont ceux qu’on trouve au premier rang dans les meetings, ce sont ceux qui n’espèrent rien du patron, aucun avancement, aucune promotion, ce sont ceux qui savent que tout s’obtient, au besoin par la force », précise Louis Oury. Mais le jeune ouvrier se contente de son sort et estime que son travail est dû à la générosité de patron. Beaucoup d’ouvriers adoptent une vision à court terme, loin des luttes sociales. Ils préfèrent se réfugier dans la débrouille individuelle pour régler leurs problèmes. « Il est difficile d’élever le débat et de citer Mao, Marx ou Marcuse tant que la masse inculte des ouvriers n’aura pas compris que l’amélioration de sa condition passe par l’abolition du capitalisme et la fin de l’exploitation qui en découle », analyse Louis Oury.

Grève ouvrière

Les syndicats appellent à la grève. Ils veulent organiser un mouvement comme en 1936. Ils débrayent dès 5 heures du matin. Mais les ouvriers en grève sont alors perçus comme particulièrement dangereux et infréquentables. « C'est l'époque, et nous le verrons un peu plus loin, où les grévistes prennent d'assaut et incendient les édifices publics. L'étiquette de communiste leur est alors collée sur le dos », décrit Louis Oury. Le jeune ouvrier abandonne progressivement ses préjugés. Les syndicalistes CGT lui semblent sympathiques et combattent les injustices. Pourtant, la CGT reste considérée comme l’élément moteur du communisme.

Le jeune ouvrier ne se risque pas à l’engagement syndical. Il ne comprend pas les divergences entre les différentes organisations. « Esseulé dans cet univers où l’humain n’est que secondaire, rien ne justifie à mes yeux un engagement, et d’ailleurs je constate qu’autour de moi de nombreux ouvriers évitent la proximité d’un délégué lorsqu’un chef se montre dans les parages », témoigne Louis Oury.

Lorsque la grève se déclenche, tous les ateliers sont débrayés. L’ensemble des travailleurs rejoint le terre-plein. Pas un seul ouvrier ne refuse de faire grève. Une unité syndicale relie la CGT, FO et la CFTC. « De ce fait, un sentiment d’unité galvanise la masse et la rend d’autant plus consciente de sa force. Car si un ordre de débrayage est lancé par les trois syndicats, il ne se trouve pas un seul jaune pour travailler, la sortie des ateliers est générale », précise Louis Oury.

Mais les ouvriers inventent de nouvelles formes de lutte. Ils lancent des grèves surprises qui ne sont pas annoncées. « On ne peut donc parler de directives syndicales, le mouvement part de la base et comme toujours en pareil cas, il ne peut être que payant », souligne Louis Oury. Les ouvriers refusent également de faire des heures supplémentaires. Ils gagnent moins de revenus mais parviennent à ralentir la production.

Les syndicats négocient avec la direction. Mais les OS et les manœuvres, situés au plus bas de la hiérarchie de l’usine, obtiennent moins d’avantages que les ouvriers qualifiés. Les OS menacent de brûler le bâtiment de la direction et dénoncent les syndicats. « A la base le mécontentement gronde, mais les inorganisés sont les plus virulents », observe Louis Oury. La masse des ouvriers semble prête à obtenir satisfaction par la force. Mais la direction fait appel à des sous-traitants pour briser la grève. Des comités de lutte sont alors mis en place dans tous les ateliers.

Des grèves sauvages éclatent dans les ateliers, sans demander l’avis des syndicats et sans préavis pour le patron. Ces grèves surprises se déclenchent dans plusieurs ateliers. Des centaines d’ouvriers encerclent le bâtiment de la direction. « De chaque fenêtre de ce bâtiment de quatre étages et long d’une centaine de mètres, les ouvriers jettent tous les documents qui leur tombent sous la main », décrit Louis Oury. Pendant ce temps, le directeur reste bloqué dans son bureau.

Emeutes ouvrières

Le 22 juin 1955, le directeur décide de fermer la boîte au prétexte des dégradations. Les délégués parlementent avec le maire et le préfet. Les ouvriers sont réunit devant la sous-préfecture. Une armée de CRS leur barre le passage. Mais des boulons et des projectiles sont lancés contre les forces de l’ordre. Ensuite, ce sont des pavés qui sont jetés. Les voitures de police subissent des dégâts et des CRS tombent à terre. Le portail s’effondre. Les CRS chargent les ouvriers.

Les forces de l’ordre doivent reculer, mais du renfort arrive et les ouvriers doivent fuir. Mais, sur le terre-plein de Penhoët, les ouvriers sont nombreux. « La charge de CRS est venue se briser sur les rangs serrés des métallos qui n’ont pas céder un pouce de terrain. Une mêlée sanglante d’une sauvagerie inouïe, et où tous les coups sont permis, se déroule sous mes yeux », décrit Louis Oury. Les CRS doivent battre en retraite et sont humiliés. Pour se venger, ils saccagent les vélos des ouvriers.

En août 1955, des grèves tournantes sont organisées avec un rassemblement permanent devant le bâtiment de la direction. La base déborde les consignes syndicales et les ouvriers se rassemblent spontanément. « De toute évidence les dirigeants syndicaux sont débordés, ils essaient de canaliser le courant par des prises de parole improvisées, mais les ouvriers feignent de les ignorer ou quelque fois leur répondent, ce qui donne lieu à des coups de gueule mémorables », témoigne Louis Oury.

Un ouvrier brûle une lettre qui lui rappelle ses responsabilités. Il la jette par terre, ce qui provoque l’incendie d’une cabine de gardiennage. Les pompiers arrivent et, délibérément ou par accident, une lance à incendie est tournée vers les ouvriers. Quelques uns sont projetés au sol. Des pierres sont alors lancées sur les pompiers qui ne parviennent pas à éteindre l’incendie et quittent les lieux. Le bâtiment de la direction est lapidé. Les vitres tombent. Les CRS veulent attaquer les ouvriers mais savent qu’ils sont nombreux. Les jeunes ouvriers veulent clairement affronter la police.

Des barricades sont dressées. Les outils de l’usine sont utilisés et même des lances flammes. Les policiers sont paniqués. « Les CRS sont débordés sur tous les fronts et ne peuvent contenir l’assaut impétueux des prolétaires », décrit Louis Oury. Les policiers tentent de quitter les ateliers mais se retrouvent encerclés. Ils finissent par quitter les lieux. Une centaine de policiers est blessée, mais aucune arrestation n’est reconnue. Les autorités ne veulent pas attiser la colère ouvrière par la répression. Le conflit s’achève par des négociations. La grève débouche vers une augmentation des salaires de 22%. La lutte et le rapport de force débouche donc une victoire importante.

Spontanéité et comités de grève

Le témoignage de Louis Oury vaut toutes les recherches savantes sur la politisation. Son livre montre l’émergence rapide d’une conscience de classe. Louis Oury apparaît d’abord comme un jeune ouvrier qui, par son éducation religieuse, respecte toutes les autorités. Ensuite, il côtoie des ouvriers contestataires et amorce sa socialisation politique. Il commence à se poser quelques questions. Mais il reste enfermé dans la routine du quotidien et se contente de faire son travail avec application.

C’est surtout la grève et les émeutes qui font de Louis Oury un véritable révolté. Il abandonne tous les préjugés liés à son éducation pour se lancer dans le grand bain de la lutte des classes. La conscience politique ne provient pas des partis ni même des syndicats. Ce sont les luttes et les grèves qui demeurent le meilleur moyen pour se forger rapidement une conscience de classe.

Le témoignage de Louis Oury reste très factuel. Il reste une importante source historique. Il manque en revanche une véritable analyse de la grève, à l’image de celle de Cornélius Castoriadis publiée dans la revue Socialisme ou Barbarie. Les syndicats font leur agitation habituelle, mais ils sont rapidemment débordés. Le conflit dépasse le cadre étroit du syndicalisme. De nouvelles formes de lutte émergent, avec des grèves tournantes. Surtout, ce ne sont plus les syndicalistes qui encadrent le mouvement. Des comités de grève se créent de manière autonome.

La grève de Saint-Nazaire reste une formidable émeute. Mais c’est aussi une grève sauvage qui révèle de nouvelles pratiques d’organisation et de lutte. Les hiérarchies tombent pendant la grève. « Mais en fait c’est une victoire collective qui englobe toute la classe ouvrière nazairienne depuis le balayeur des chiottes jusqu’au délégué syndical, et quelle que soit son appartenance », analyse Louis Oury.

Le mouvement de grève permet de créer un rapport de force pour changer ses conditions de travail. Mais c’est aussi un moment de radicalisation politique et d’intensification de la vie.

Source : Louis Oury, Les Prolos, Agone, 2016 http://agone.org/memoiressociales/lesprolos/

Extrait publié sur le site Terrains en lutte (http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5773)

______________

Pour aller plus loin :

Vidéo : Clip - Louis Oury à propos du livre “Les Prolos” 2016 https://vimeo.com/147462976

Revue Agone 33 « Le syndicalisme et ses armes », publiée le 12 avril 2005 http://agone.org/revueagone/agone33/enligne/

John Hirsute, Les Grèves de l’été 1955 à Saint-Nazaire et Nantes, publié sur le webzine L'Hirsute https://hirsutefanzine.wordpress.com/2015/03/11/les-greves-de-lete-1955-a-saint-nazaire-et-nantes/

Naïri Nahapétian, Les prolos par Louis Oury, publié dans le magazine Alternatives Economiques n° 239 - septembre 2005 http://www.alternatives-economiques.fr/les-prolos-par-louis-oury_fr_art_192_21988.html

Éliane Le Port, « Entrer en rébellion : la grève de Saint-Nazaire en 1955 dans le témoignage de Louis Oury », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 125 | 2014 https://chrhc.revues.org/3923

Marc Le Duc, Il y a 40 ans, Oury était la voix des prolos, publié dans le journal Ouest France le 2 septembre 2013 http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/il-y-40-ans-oury-etait-la-voix-des-prolos-1482553

Alexandra Chaignon, Les ouvriers, ces travailleurs invisibles des temps modernes, publié dans le journal L'Humanité le 24 février 2014 http://www.humanite.fr/social-eco/les-ouvriers-ces-travailleurs-invisibles-des-temps-559763

Thierry Pillon, Récits des rêves ouvriers, publié dans la revue Communications Volume 89 en 2011 http://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_2011_num_89_1_2648

> Ben?

Le titre fait un peut chelou, vu que "un conflit social de grande ampleur éclate à Nantes". Nantes, capitale de Nantes ?

En plus, il éclate d'abord à Saint Nazaire, mais bon c'est jamais que la banlieue de la métropole.

A force de vouloir mettre Nantes-ma-ville-adorée partout, on en vient à des trucs moitié aussi identitaires que la com' de la métropole.