[Nantes] Face au refus de prendre en charge des jeunes exilé-e-s isolé-e-s, prenons la rue !!!

Mis a jour : le mercredi 26 avril 2017 à 13:36

Mot-clefs: / squat logement immigration sans-papieres frontieres
Lieux: Nantes

 Depuis cette semaine le service d'évaluation de l'association St Benoît Labre (Délégation de l'Aide Sociale à l'Enfance du Conseil Départemental), AEMINA, refuse de prendre en charge des jeunes exilé-e-s isolé-e-s arrivant à Nantes. Malgré les dispositions légales, l'association refuse de mettre à l'abri les primo-arrivant-e-s, pendant le temps de l'évaluation. Pretextant un réseau hotelier saturé, c'est aujourd'hui plus d'une quinzaine de jeunes, qui viennent d'arriver à Nantes, qui se retrouve à la rue.

La situation actuelle de ces mineur-e-s en exil est désatreuse. Cette quinzaine de jeunes rejoint celles et ceux qui se retrouvent à la rue sans solution d'hébergement et de moyen de subsistance. Depuis le début du mois d'avril les élu-e-s locaux et les institutions mènent un combat acharné contre les jeunes exilé-e-s. A Nantes, ils et elles raflent en plein après-midi, expulsent violemment une vingtaine de jeunes de leur lieu de vie, rejettent à la rue des jeunes sous la foi d'une évaluation plus que douteuse et à présent daignent de mettre à l'abri tous les jeunes arrivant sur le territoire nantais.

Cette logique d'exclusion et de rejet produit une violence inouie sur ces jeunes qui ont traversé le monde pour trouver un endroit où vivre en paix. Elle est la négation de la solidarité et l'hospitalité que devrait recevoir chacune des personnes qui se retrouve à la rue. Elle est pourtant le résultat d'une politique locale et nationale portée par des socialistes qui ont aggravé drastiquement la situation de tou-te-s les exilé-e-s.

Nous savons pourtant que de nombreu-x-ses nantais-e-s s'unissent avec les exilé-e-s pour lutter pour leur droit et la dignité due à chaque être qui vit. Le décalage entre cette solidarité et la violence institutionnelle, nous montre une fois de plus que peu importe qui est porté au pouvoir, il ou elle appliquera inlassablement la même dynamique de rejet, d'exclusion au nom de l'impéralisme des frontières.

Face à cette situation nous devons nous éléver et ne pas laisser ces politiques xénophobes maintenir des hommes et des femmes échouées sur les bords de notre monde. Pendant l'entre-deux tours, montrons qu'au delà de la mascarade présidentielle, nous pouvons nous organiser pour contrer les desseins moribonds d'institutions inhumaines.

Le collectif MIE se mobilise pour tenter de limiter l'effroi de ce nouveau revirement autour des MIE. Nous vous communiquerons très rapidement la suite pour riposter face à ces exclusions.

Face aux politiques racistes, coloniales prenons la rue!

La politique c'est nous!

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