Quand Ouest-France travaille pour la police...

Mis a jour : le jeudi 17 juillet 2014 à 13:12

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G condamné cet après-midi l'a été à partir de photos. Or une partie de ces photos provenaient.....

G condamné cet après-midi l'a été à partir de photos et de videos  prises et  publiées a la suite  de la manifestation du 22 fevrier. Or une partie de ces photos provenaient..... du journal Ouest-France. Mais il ne s'agissait pas de photos publiées dans les colonnes du journal... mais généreusement fournies par la direction pour au moins deux clichés. Une partie des débats a d'ailleurs porté sur la recevabilité de ces preuves, a savoir sur quelles bases le procureur avait pu les réquerir. Or il s'est avéré qu'il n'en était rien. Le procureur n'ayant rien demandé, le journal s'est porté volontaire pour le faire. Il semblerait d'ailleurs qu'il ne soit pas le seul journal à l'avoir fait. Une autre titre de la presse local serait également impliqué. On imagine  que les journalistes de Ouest-France et leurs syndicats vont réagir et dénoncer cette attaque odieuse de leur métier de par leur direction qui met à mal le secret des sources et la séparation des pouvoirs (policier, judiciaire et journalistique). On voit mal comment ces derniers pourront d'ailleurs continuer leur métier dans la neutralité et la garantie du secret des sources. A moins qu'ils ne cautionnent d'être des informateurs, non du public, mais de la police. Cet épisode n'est pas sans rappeler cet autre qui concernait alors des journalistes de France 2 devenu auxiliaire de police, mais denoncé par une partie de la profession.

Commentaire(s)

> 27 novembre 2007

Une affaire qui n'est pas sans rappeler la contribution active de Ouest France lors des violences policiêres du 27 novembre 2007.

Ce jour là, la police nantaise expérimentait un Lanceur de Balles de Défense sur une manifestation lycéenne. P., 16 ans était touché au visage et perdait l'usage d'un oeil. C'est avec cette même arme que la police a mutilé au moins 3 personnes le 22 février dernier.

A l'époque, le seul et unique témoignage versé au dossier (en dehors de ceux donnés par les casqués) corroborant les mensonges de la police est celui ... D'un photographe de Ouest France ! Tous les autres, y compris ceux de passant-e-s, contredisaient le montage des flics.

Ce témoignage justifiant les tirs policiers a été largement utilisé par la police et ses avocats pour obtenir la relaxe du policier Mathieu Léglise. Le journaliste/photographe/auxiliaire de police n'avait par ailleurs pas été capable de fournir la moindre image de ce qu'il prétendait avoir vu.

Ouest France, en plus de son travail de désinformation quotidienne, est bien toujours en pointe pour voler au secours des policiers violents ou faire condamner les manifestant-e-s.

> A propos des photos Ouest-France

Le groupe Ouest-France a été cité comme source de documents photographiques pour établir la participation d’une personne prévenue devant le tribunal correctionnel de Nantes à la suite des événements du 22 fevrier.
Ouest-France a bien fait l’objet d’une réquisition du parquet du tribunal de grande instance de Nantes, en date du 26 février 2014.
Le journal ne s’est pas soustrait à la justice. Des photos ont été transmises aux enquêteurs. Exclusivement des documents déjà parus dans les colonnes du journal papier ou diffusées sur nos sites internet, donc déjà du domaine public.

> ou est la requisition ?

http://www.ouest-france.fr/justice-propos-des-documents-ouest-france-2715208

Voici la source du document précédent. Donc acte. Nous aurions bien aimé néanmoins avoir la copie de la réquisition du procureur.