Toi, moi, et la prochaine guerre de Kippour

Mot-clefs: Resistances
Lieux:

« Même le traumatisme de la guerre de Kippour, matrice de tous les traumatismes, n’a pas suffi pour qu’Israël change vraiment de stratégie. Généraux et commentateurs nous ont assuré que Tsahal en avait tiré les leçons, mais Israël n’a rien appris. »

Ha’aretz , mis en ligne le 7 octobre 2011
par Guidon Lévy
Ha’aretz, le 6 octobre 2011

« Ath veAny and I and the next Yom Kippur War » http://www.haaretz.co.il/opinions/1...

« You and I and the next Yom Kippur War » http://www.haaretz.com/print-editio... Traduction : Tal Aronzon pour La Paix Maintenant

C’est une nouvelle loi de la nature : plus nous nous éloignons de la guerre de Kippour, plus elle se rapproche de nous. À la fin de la semaine nous commémorerons une fois de plus cette guerre, les récits héroïques empliront les colonnes des journaux et les programmes télé – et la véritable leçon sera une fois encore défigurée à en devenir méconnaissable, comme toujours chez nous.

Rien ne va changer. Les arsenaux sont peut-être mieux armés, les services de renseignement certainement plus sophistiqués, mais la leçon historique, la conclusion importante entre toutes, n’a jamais été tirée chez nous, pas une seconde. Aujourd’hui comme auparavant, nous pouvons reprendre à loisir cette rengaine au succès assuré : « Quand nous nous promenons, nous sommes trois : toi, moi, et la prochaine guerre. » [2].

Il est surprenant de voir que même ce traumatisme, matrice de tous les autres, n’a pas réussi à entraîner le moindre changement réel de stratégie. Généraux et commentateurs ont assuré que Tsahal en avait tiré les leçons, mais Israël n’a rien appris. Rien appris, ni rien oublié ; on ne le prendra plus comme cela par surprise – et la surprise sera de nouveau au rendez-vous, du moins une surprise feinte.

Trente-huit années se sont écoulées et c’est comme si rien ne s’était passé : la même complaisance, la même arrogance, la même confiance infondée en soi, la même passivité diplomatique, les mêmes occasions manquées, l’une après l’autre. La même idée absurde que le temps joue en faveur d’Israël, qu’il panse toutes les plaies et aplanit tous les obstacles, qu’il n’y a rien à faire et que les choses s’arrangeront d’elles-mêmes, que nous vivrons à jamais par l’épée et eux sous notre occupation – maintenant comme alors.

Lire la suite à l'adresse suivante : http://www.lapaixmaintenant.org/Toi-moi-et-la-prochaine...re-de

Commentaire(s)

> Rien n'a changé dans la seule démocratie du Moyen-Orient

Les attaques des colons volent 500.000$ aux agriculteurs palestiniens sur la récolte des olives 2011

Les destructions des oliviers par les colons israéliens en Cisjordanie ont coûté plus de 500.000$ aux agriculteurs palestiniens, ont mis en garde jeudi Oxfam, l'UAWC (Union of Agricultural Work Committees) et le PARC (Palestinian Agricultural Relief Committees), qui ont estimé que les olives récoltées cette année produiraient la moitié de la récolte 2010. "Bruler un olivier revient à brûler le compte bancaire d'un agriculteur," a dit Jeremy Hobbs, directeur d'Oxfam. "Plus de 100.000 familles palestiniennes dépendent de l'argent qu'elles gagnent pendant la saison de la récolte. Et en particulier parce que cette année est une mauvaise année, chaque olive compte."

Plus de 2.500 oliviers ont été détruits en septembre, et 7.500 depuis le début de l'année. Depuis 1967, 800.000 oliviers ont été déracinés, provoquant une perte d'environ 55 millions de dollars à l'économie palestinienne, selon les estimations d'Oxfam.

En 97 affaires de destructions d'arbres documentées entre 2005 et 2010, il n'y a eu aucune inculpation des coupables, selon l'ONG israélienne Yesh Din.

Munjed Abu Jaish, directeur au PARC, a exhorté les autorités israéliennes à "cesser de protéger et de soutenir les colons contre les Palestiniens. Les colons israéliens doivent comprendre qu'ils ne sont pas au-dessus des lois."

Outre les attaques des colons, des dizaines de milliers d'oliviers ont été arrachés pour faire place au mur d'Israël, et près d'un million d'autres sont pris entre le mur illégal et la Ligne verte qui sépare Israël de la Cisjordanie . Des milliers d'autres arbres sont hors d'accès aux fermiers parce qu'ils sont proches de colonies illégales en Cisjordanie , note Oxfam.

Omar Tabakhna, responsable à l'UAWC, dit que les fermiers ne veulent pas être tributaires des aides.

"Ils veulent travailler sur leur terre et gagner de l'argent à partir d'un produit dont ils sont fiers. Pour y arriver, nous devons faire respecter leurs droits."

http://www.ism-france.org/communiques/Les-attaques-des-...16202