AG à Tolbiac et à la Sorbonne (Paris)

Mot-clefs: Luttes étudiantes/lycéennes
Lieux: Tours

AG
La FSE a appelé à des AG aujourd'hui lundi à Tolbiac et à la Sorbonne.

A 12h à Tolbiac, environ 100-150 étudiants se sont rassemblés. Décision a été prise d'occuper l'amphi pour la journée et d'appeler à une nouvelle AG dans l'après midi. Des tours de TD ont été organisés rencontrant un bon écho. Une nouvelle AG a été organisée à 16h dans l'amphi plein à craquer (250-300 étudiants). Décision a été prise d'organiser la prochaine AG mercredi à 12h. Un tract issu de l'AG a été imprimée et sera distribuée massivement mercredi matin.

L'AG a montré une détermination très forte des étudiants présents. Notamment la volonté d'avoir un mouvement puissant pour empêcher Sarkozy de mettre en place ses lois annoncées pour le mois de juillet (loi sur les facs, loi sur le regroupement familial, service minimum, peines planchers pour les récidivistes ...)

A 14h à la Sorbonne, l'AG a regroupé environ 80 étudiants. L'AG s'est préparée dans des conditions difficiles (pas d'amphi annoncé, etc.), a été mal annoncée et le résultat était surprenant. Perspective d'une nouvelle AG jeudi à 13h. Un tract issu de l'AG a été fait.

Ci-dessous des dépêches d'agence de presse

Deux petites assemblées générales contre Sarkozy à la Sorbonne et à Tolbiac

Deux petites assemblées générales (AG) étudiantes se sont tenues lundi à Paris à la Sorbonne et au site de Tolbiac (Paris I), pour lancer une mobilisation contre le projet de réforme de l'université du président élu Nicolas Sarkozy, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon le rectorat de Paris, cinquante étudiants, tous issus du mouvement contre le CPE il y a un an, se sont réunis dans l'amphithéâtre Descartes à la Sorbonne, à l'heure du déjeuner, sans perturber le déroulement des cours. Le rectorat a aussi précisé qu'une AG avait eu lieu au site de Tolbiac.
Selon la Fédération syndicale étudiante (FSE, syndicat étudiant minoritaire et non représentatif dans les instances nationales, ndlr), organisatrice des deux AG avec notamment Sud-Education, 90 personnes se sont réunies à la Sorbonne et 300 dans un amphithéâtre de Tolbiac.
"Nous occupons un amphithéâtre à Tolbiac toute la journée pour mobiliser les étudiants, car Nicolas Sarkozy veut faire passer des lois sur l'université, il a prévu de rendre les facs autonomes, elles pourront sélectionner à l'entrée ou encore augmenter les frais d'inscription" a expliqué à l'AFP Sarah Aknin, syndiquée à la FSE et étudiante en deuxième année de droit à Tolbiac.
Ces militants ont prévu une nouvelle AG mercredi midi à Tolbiac et jeudi à 13h00 à la Sorbonne.
Par ailleurs, la rentrée lundi matin a été brièvement perturbée dans sept lycées et collèges parisiens par des manifestants anti-Sarkozy. Des groupes d'une trentaine de personnes se sont postés à l'entrée de ces établissements et ont tenté d'empêcher les élèves d'entrer, selon le rectorat, qui a souligné que ces actions ont été très brèves.

http://fr.news.yahoo.com/07052007/202/sarkozy-peine-elu....html

Sarkozy à peine élu, des jeunes tentent un mouvement "anti-Sarko"

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy à peine élu, des lycéens et des étudiants ont tenté de lancer un mouvement "anti-Sarko" en bloquant des établissements, en se réunissant dans la rue ou lors de petites AG, comme pendant la lutte anti-CPE, mais cette fois sans l'appui des syndicats.
Juste après la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche soir, la rentrée de lundi matin a été brièvement perturbée dans sept lycées et collèges parisiens par des manifestants.
Des groupes d'une trentaine de personnes se sont postés à l'entrée de ces établissements et ont tenté d'empêcher les élèves d'entrer, selon le rectorat qui a souligné que ces actions ont été très brèves.
Dans la capitale, quelque 300 jeunes, la plupart lycéens de Paris et de sa proche banlieue, se sont ensuite rassemblés place de la Bastille et sont partis en direction de Nation aux cris de "Sarko, facho, le peuple aura ta peau !" ou "Sarko, racaille, il faut que tu t'en ailles !".
Ces jeunes ont expliqué qu'ils ne contestaient pas l'élection en elle-même, mais redoutaient les projets de Nicolas Sarkozy pour l'enseignement supérieur, et craignaient de voir des réformes passer "en catimini" pendant l'été.
A Lyon, quelque 200 lycéens se sont regroupés dans le centre-ville avant que plusieurs dizaines d'entre eux ne se rendent devant l'université Lyon-II pour inciter les étudiants à les rejoindre. Ils se sont dispersés dans le calme.
A Paris, des étudiants ont amorcé une tentative de mobilisation: deux petites assemblées générales (AG) se sont tenues dans l'amphi Descartes de la Sorbonne, déjà occupé pendant la crise du CPE, et à Tolbiac (Paris I), site lui aussi très mobilisé il y a un an.
Selon la Fédération syndicale étudiante (FSE, syndicat étudiant minoritaire et non représentatif dans les instances nationales, ndlr), organisatrice des deux AG, 90 personnes se sont réunies à la Sorbonne (50 selon le rectorat) et 300 dans un amphi de Tolbiac (une centaine selon la présidence de l'université).
Les principaux syndicats étudiants et lycéens, l'Unef et l'UNL ont très vite pris leur distance avec ces actions.
"Il n'y a aucune raison de contester cette victoire ou d'appeler à des assemblées générales dans les universités ou des manifestations qui n'auraient que pour seul but de contester la victoire de Sarkozy", a ainsi déclaré le président de l'Unef Bruno Julliard, qui avait appelé à battre Nicolas Sarkozy avant le second tour.

Il a qualifié ces mouvements de "contre-productifs", et risquant de faire apparaître les jeunes comme anti-républicains.
La présidente du syndicat lycéen UNL Floréale Mangin de son côté déclaré que l'"UNL n'appelle pas à ces mouvements" et qu'elle "attend de voir comment vont se passer les concertations" tout en rappelant que l'UNL "reste très vigilante".

Election de Sarkozy : AG et manifs sont "contre-productives", selon l'Unef

Le président du syndicat étudiant Unef, Bruno Julliard, a déclaré lundi que les manifestations et assemblées générales au lendemain de l'élection à la tête de l'Etat de Nicolas Sarkozy étaient "contre-productives" et n'étaient pas une "réponse adaptée" à son élection.
"On prend acte de l'élection de Nicolas Sarkozy, on respecte les résultats du scrutin, d'autant plus que sa victoire est large avec une très forte participation", a déclaré à l'AFP le leader étudiant qui avait appelé à battre Nicolas Sarkozy avant le second tour de la présidentielle.
"Il n'y a aucune raison de contester cette victoire ou d'appeler à des assemblées générales dans les universités ou des manifestations, qui n'auraient que pour seul but de contester la victoire de Sarkozy", a ajouté Bruno Julliard.
Selon Bruno Julliard, "on participera d'autant moins à ce type de manifestation que c'est contre-productif, et que cela risque de faire apparaître les jeunes comme anti-républicains. Ce n'est pas la réponse adaptée à l'élection de Nicolas Sarkozy".
Lundi, deux petites assemblées générales (AG) étudiantes se sont tenues à Paris à la Sorbonne et au site de Tolbiac (Paris I), pour lancer une mobilisation contre le projet de réforme de l'université du président élu Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, la rentrée lundi matin a été brièvement perturbée dans sept lycées et collèges parisiens par des manifestants anti-Sarkozy.