Appel AUX BURNES
Qu est-ce que l on accepte quand on va voter ?
– Que celui qui pose la question du vote a le droit de poser la question :

donc toutes les institutions politiques, fondees par la cinquieme republique faconnees par le mode de production capitaliste, et qui pose le cadre de la question electorale.

– Que la question qui est posee peut etre posee, que c est une bonne question et qu elle merite donc une reponse :

c est ici une acceptation plus fine que la precedente qui englobe entre autre : la representativite et la specialisation des taches et du travail.

– La place et le privilege de ceux qui repondent a la question :

leur place c est a dire d electeur soumis a ce choix qui leur est propose. Le -privilege-: seul une partie de la population peut repondre; donc sont exclus les sans papiers (alors qu ils vivent en France et son soumis aux droit francais), les mineurs (alors qu ils peuvent travailler a partir de 14 ans), les -fous- (selon les normes de santes des dominants), les -criminels- (selon la justice des dominants).

– Le choix deja fait du conservatisme :

de fait pour etre eligible, il faut au moins 500 signatures de grands electeurs. Or ces grands electeurs de par leur position font parti de la classe dominante ou du moins ont integre leur ideologie. En clair aucun n est (en acte) ni revolutionnaire, ni anticapitaliste. Et pour cause nous sommes dans un systeme de democratie-capitaliste ! Sans parler des moyens de propagande qui sont proportionnel au conservatisme du candidat (conservatisme dans le sens du mode de production capitaliste).

Ainsi le vote est concretement l’acceptation du systeme en place et un moyen pour le capitalisme de se donner un visage humain et democrate. Or le capitalisme fonctionne sur un principe et une fin d accumulation des richesses a l infini, au detriment de toute forme de vie.

Quelques impasses:
– le vote blanc:

en tant que reponse a la question posee, il accepte totalement le cadre dans lequel est pose la question. Il est propose, par les dominants, comme etant une critique. Elle est donc de ce seul fait une fausse critique qui ne donne qu une illusion de contestation toujours la bienvenue lorsqu elle est -citoyenne-, c est a dire au service des dominants.

– La strategie abstentionniste:

lorsque l abstention est posee comme le mode principal de contestation, elle n est finalement rien d autre que le vote blanc un peu moins citoyen. De fait elle donne une importance a la question, et finalement repond a la question, par des voies tolerees donc implicitement proposees, sans la depasser.

Si donc l abstentionnisme n’est pas une solution, l abstention est un acte necessaire en tant que contestation de cette soumission volontaire.

Toutefois la non soumission -silencieuse-, bien que necessaire n est pas suffisante dans une perspective de rupture radicale avec le monde capitaliste auquel nous sommes enchaines.

La rupture ne se fait jamais seule, il faut l y aider activement!

Pour cela il faut opposer a l isoloir, a la confidentialite, des assemblees generales, des debats publics, a la deresponsabilisation permanente et a la specialisation, la responsabilite individuelle et collective, et a la repression la lutte.

En bref il s agit de se reapproprier la totalite de la vie

(le travail, le mode de production, les produits, le plaisir, la sexualite,..) tout en remettant en question chacun de ces termes.

Il ne s agit pas de preserver des acquis, ou de guerir le -monde-

, perspective reformistes qui ne conduiront qu a preserver le systeme en place,

mais bien plutot de detruire le capitalisme et ses pretendus acquis

afin de reconstruire un autre systeme avec toute l imagination et toute la creativite dont nous sommes capables.

Ce n est pas non plus ici une demarche alter mondialiste

, dans le sens ou un autre monde est possible a cote du capitalisme, ou en parallele ou encore avec lui; ce serait oublier que le capitalisme est absolument total et totalitaire, il ne supporte et ne tolere aucun rival… Par ailleurs ce serait accepter l existence de la soumission et de l exploitation a cote de cet autre monde. Ce qui serait deja une forme de compromission, de collaboration a l’ mage d un regime petainiste.

C est donc une construction-destruction qui est a operer dans la limite du rapport de force reel et concret

. Il ne s agit pas d un appel au suicide mais d un appel a l organisation et au rassemblement pour une lutte revolutionnaire permanente et quotidienne.

Cette construction ne pourra aboutir a autre chose que le processus et au mode d organisation utilise pour arriver a sa destruction… C est pourquoi, il est absurde de l attendre un dirigeant, ou de confier ce travail a une avant garde

. Si le monde que l on veut se base sur l egalite, la liberte, l autogestion, l absence de classe et de propriete, la lutte y conduisant doit en etre une realisation concrete.

Il ne s agit donc pas d elaborer idealement une utopie mais de construire concretement et deja sa realisation au quotidien, toujours renouvelee, avec au centre de ce mouvement l entraide et le plaisir.

Et pour les resignes qui ne reflechissent qu en terme de moins pire, qu ils se reveillent !

Le capitalisme a totalement investi le monde, et le moins pire est une partie indissociable du pire total, la deconnexion n est qu illusion entretenu par les dominants, pour sauvegarder la -bonne conscience-.

Et en definitive choisir le moins pire c est vouloir des privileges, et donc accepter une fois encore la hierarchie, les classes, c est a dire le pire! De fait

il n y a pas de vraie vie dans la fosse !

{{Mobilisation nationale des enrages anti-capitalistes Samedi 28 avril,
se manifestant contre ces elections bourgeoises, spectaculaires-marchandes notamment a l occasion de ces elections, parce qu un autre monde n est pas possible tant que le capitalisme sera en place !}}

a Montpellier rendez-vous Samedi 14H00 au Peyrou.