La sociologie n'est pas qu'un sport : c'est mon combat, c'est mon dada
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mardi 14 avril 2009 - 12:23
par Front de la Radicalité Spongieuse de l'université d'Avignon

Critique constructive du mouvement de grève à l'université d'Avignon
Car il devient nécessaire de démêler le vrai du faux, et inversement, le FRS (Front de la Radicalité Spongieuse), prend position. Tout le monde s'en fout ? Et alors ?!
« La com', mes enfants, c'est la prostitution de la langue » (Georges Marchais)
Oui, Georges Marchais était quelqu'un de sage, bien que « ringardos », selon les critères d'un grand sociologue de notre temps, gourou putride d'une nauséeuse génération d'étudiants-vermicelles s'écrasant sous le poids de la grande fourchette dialectique, se noyant sous des flots de fromage fondu marxistophile et discountisé.
Emmanuel E., puisqu'il s'agit de lui, formule enfin DE LA CRITIQUE. Ce n'est pas trop tôt: après avoir chié, sans discontinuer, des pelletées infamantes et interminables de pages-cirage-de-pomp(idou) dans nos oreilles, nos nez, nos bouches, nos pores jolis et nos yeux moribonds, voilà que la sociologie objective s'emballe. CAR C'EST LA RAISON QU'IL FAUT SAUVER !
Car il est évident que nous sommes dans notre bon droit. Ce doux droit, qui pourrait être garanti par la dégoulinante Déclaration des Droits des Humanoides Cucurbitacées, cette vieille bourgeoise pisseuse assise contre la fontaine incontinente de la dégringolade boboisée, noyée dans les litres spermatiques d'un doux liquide cartésien, lisant la Société du spectacle, chez la Pleiade©, à travers ses lunettes Dior©, cachant des yeux couleur d'émoi. Mais quel est donc ce droit ?
Ce droit est inscrit au frontispice de la nouvelle université :
CULTURE COMMUNICATION APOLITISME
sont
les nouveaux
TRAVAIL FAMILLE PATRIE
de cette génération-blonde,
de ceux qui se repaissent du jouir de leur UAPV UAPV UAPV UAPV UAPV. Les voilà qu'il crient dans les rues à qui veut bien les écouter sans trop se moquer : "UNIVERSITE D'AVIGNON".
Mais le vieil homme bien gentil et doux qui les écoute avec candeur ne sait qu'une seul chose: Goebbels a eu son master communication dans cette fameuse UNIVERSITE D'AVIGNON. Alors il leur sourit, il acquiesce d'un joli roulement de cheveux et s'en va dans une ruelle qui s'ouvre devant lui.
Et que dire de la socio, cette grande putain décatie de la Culture gauchisée et maçonnique ?
O Sociologie, grande pourlécheuse de liquide cyprianique statistisé !
O Toi, qui éclaire, tel le rayon de soleil le giton au petit matin, nos esprits ternes et bureaucrates ; alors que fuit la bonne bourgeoisie névrosée sous les coups acérés et bonhommes d'un svelte et carnavalesque Mao !
O Toi, oui Toi ! Discipline de nos vies mornes et aseptisées ! Administres-nous, administres nos corps, administres nos sexes, administres nos âmes et nos charrettes !
Foutre donc !
Voilà que la discipline nous pousse aux défilés orgiaques mais non moins ordonnés !
Le rêve de voir les preux défenseurs de la Culture, main dans la main, chantant « Die Jugend marschiert fur die UAPV », n'est pas si lointain !
Bientôt, pour toi, étudiant, il sera de nouveau question de culture. Oui, mais la culture d'un champs de solernacée tuberculum, à l'ombre du goulag de nos jeunes années vergeturisées.
Alors, avanti, popolo ! Le Duce sociologique veille sur ta révolte esthétisée.
Front de la Radicalité Spongieuse (groupuscule & pizzas anthropophage à toute heure)
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Commentaires (5 of 5)
Aller aux commentaires 1 2 3 4 5Incompréhensible. Private joke ?
Sinon la sociologie est une discipline du flicage social et de la marchandisation. Celles et ceux qui l'étudient pour en faire leur métier se préparent à devenir les informateurs, les indics statisticiens et pondeurs de mémoires et de rapports, au service des gestionnaires et propagandistes du monde capitaliste.
Oui, merci!!... Moi qui est fait de la sociologie, je ne savais pas trop pourquoi je l'ai fait.
Merci de me dire enfin ce que j'y avais fait. C'est extrêmement angoissant de chercher soi-même la vérité de ce que l'on fait et de ce que l'on est. Heureusement qu'il y a des gens comme toi qui n'ont pas le même manque d'assurance et qui peuvent même sans connaître les gens, leur parcours, leur motivation, la complexité de la situation sociale dire ce qu'ils sont.
Merci, merci. Ca me donne envie de te rencontrer et de faire des choses ensemble...
Tu m'as fait grandement avancer et j'espère que je pourrais te rendre la pareille un jour...
Un ancien étudiant en sociologie.
Ne me remercie pas, non vraiment ça me gène parce que ce n'est pas une vérité mais juste un secret de polichinelle !
Sinon plutôt que d'ironiser sans arguments, tu peux expliquer tes motivations ça serait intéressant. Et les usages de la sociologie qui font avancer les luttes ?
Article mis en débat : resté longtemps en "article en attente", il semble que personne ne sache comment prendre ce texte.
Perso, je n'ai pas de souci sur la critique de la socio, bien au contraire, mais plus sur la forme de la critique, ici : est-il besoin d'utiliser de telles terminologies insultantes et infamantes pour critiquer ?
Si les même mots étaient utilisés pour des humains, l'article aurait été immédiatement refusé. Comme il s'agit que "quelque chose", doit-on / peut-on parler d'insultes ???
Goebbels a eu son master communication dans cette fameuse UNIVERSITE D'AVIGNON.
La critique disciplinaire est nécessaire, même si elle défend les positions les plus obscurantistes pourtant combattues ici. Le désaccord et le conflit valent la peine s’ils sont productifs de sens, mais « comment prendre ce texte » ? Derrière ces mots de l’humain est visé, une formation faite d’étudiants, d’administratifs, d’enseignants-chercheurs. Des personnes parmi lesquelles je me suis reconnue sont visées parmi lesquelles je me suis reconnue. Cette petite communauté universitaire encaisse la critique sans problème, car elle doit se construire avec. Seulement, sous ces insultes, ici, il n’y pas de message mais une personnalisation qui ne se dit pas au moyen, en effet, de « terminologies insultantes et infamantes » faite au nom de la critique. Ce ne peut être une critique car elle n’est pas assez humaine, trop peu humaine. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’auteur qu’il n’y a pas de destinataires. En effet, il s’agit d’insultes humainement vécues en tant que telles.
Ce sont en effet des insultes et vécues comme telles.